Silvio Berlusconi, candidat du Peuple de la liberté, signe son grand retour à 71 ans. Après avoir été élu en 1994 et en 2001, le Cavaliere s'offre un troisième mandat de président du Conseil avec une majorité absolue dans les deux chambres du Parlement. Son score est même meilleur que prévu par les sondages.
Il doit maintenant s’atteler aux réformes économiques nécessaires pour redresser le pays, dont la croissance est en panne. Il a également promis de régler la crise du traitement des déchets à Naples et sauver la compagnie Alitalia.
La coalition de droite remporte 344 sièges sur les 630 de la Chambre des députés. La gauche, qui regroupe le Parti démocrate (PD) de Walter Veltroni et le mouvement Italie des valeurs (IDV) n’obtient quant à lui que 246 députés. Au Sénat, la droite remporte aussi la majorité absolue de 174 sièges contre 132 à la gauche.
La Ligue du Nord, alliée à Berlusconi est l'autre grand vainqueur de ce scrutin. Le parti populiste et xénophobe a doublé son score par rapport aux dernières élections de 2006, en obtenant 60 sièges de députés. Enfin, le scrutin a confirmé l’émergence d'un système bi-partisan. Seulement six partis seront représentés dans le prochain Parlement contre une trentaine lors du mandat de Romano Prodi.

















