08 avril 2008 - 18H55
- Colombie - France - Ingrid Betancourt

Une mission humanitaire française "irrecevable"
"Nous n'agissons pas sous la menace d'un chantage ni sous la pression des médias", précise la guérilla colombienne dans un communiqué où elle qualifie la mission humanitaire française d'"irrecevable".

BOGOTA - La mission humanitaire lancée la semaine dernière par la France pour tenter de récupérer les otages détenus par les Farc en Colombie, dont Ingrid Betancourt, n'est pas raisonnable, estime la guérilla colombienne dans un communiqué diffusé sur internet.
 

"La mission médicale française n'est pas raisonnable, d'autant qu'elle ne découle d'aucun accord", précisent les Forces armées révolutionnaires de Colombie dans ce communiqué daté du 4 avril.

  
Les rebelles marxistes y réclament à nouveau la démilitarisation par le président Alvaro Uribe d'une zone grande comme la ville de New York dans la jungle, afin de faciliter un éventuel échange d'otages contre des militants détenus dans les prisons colombiennes.

 
Uribe a repoussé à plusieurs reprises cette idée, affirmant ne pas vouloir offrir aux rebelles l'occasion de regrouper leurs forces.

 
A Paris, l'Elysée et le Quai d'Orsay n'ont fait aucun commentaire.

  
La mission humanitaire dépêchée par Paris est arrivée le 3 avril en Colombie. L'opération, menée conjointement avec la Suisse et l'Espagne, vise notamment à tenter d'obtenir la libération de la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, en captivité depuis février 2002.

  
Lundi, le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a déclaré que la mission était toujours en attente d'un signal des Farc.

  
La mission, qui compte notamment dans ses rangs un médecin, est immobilisée depuis jeudi sur la base aérienne de Catam, près de Bogota.

  
Les Farc ont rejeté les appels à la libération d'Ingrid Betancourt, qui serait en très mauvaise santé, et d'autres otages, réitérant leur exigence de négociations en vue d'un échange avec des guérilleros emprisonnés.

  
Quelque 5.000 personnes, dont Carla Bruni-Sarkozy, l'épouse du chef de l'Etat, ont participé dimanche à Paris à une "marche blanche" en faveur de la libération d'Ingrid Betancourt. Une quinzaine d'autres "marches blanches" ont eu lieu en province, notamment à Toulouse, Bordeaux, Strasbourg ou Nice.
 

Commentaires

Chantage, anarchie et violence

Une femme, dont les enfants attendent le retour avec le coeur battant d'anxiété, va mourir et ce, pourquoi ?, parce que des barbares ne respectent pas la vie. Ces barbares ne se respectent même pas eux-mêmes car ils adorent trop la mort ... et bien qu'attendons-nous pour qu'il rejoignent leur déesse. Ces gens ne sont plus des humains, même pas des animaux, c'est la lie de l'humanité parcequ'ils sont armés. Sauvez à tout prix Ingrid BETANCOURT, c'est la moindre des choses à faire pour les gouvernements et qu'ils arrêtent de tergiversser en prenant n'importe quel pretexte pour se défiler. S'en est assez maintenant de la faiblesse vis à vis de ces FARC

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