- Kenya - Mwai Kibaki - Raila Odinga
Des divergences persistantes entre les camps du président kényan Mwai Kibaki et de l'opposant Raila Odinga sur la répartition des ministères continuent de bloquer la formation d'un gouvernement de coalition nationale, a déclaré lundi lors d'un point de presse M. Odinga.
Le camp présidentiel s'est retiré "des accords auxquels nous étions parvenus" sur la composition du gouvernement, a affirmé M. Odinga, selon qui les dernières propositions de l'opposition sur la répartition des postes ministériels étaient un "minimum" non-négociable.
Les deux parties ont convenu de former un gouvernement de 40 membres, dans lequels le Mouvement démocratique orange (ODM) de M. Odinga réclame les postes des Affaires étrangères et du Gouvernement, le camp présidentiel conservant les Finances, la Défense, la Sécurité intérieure et la Justice.
Selon M. Odinga, M. Kibaki refusait d'accorder ces deux postes à l'ODM, ce qui rendait caduque une réunion prévue lundi entre les deux hommes.
L'opposant s'est toutefois refusé à fixer une date limite pour la formation du gouvernement, estimant qu'"il y a de la place pour une résolution ddes différences".
Dimanche, le chef de l'Etat s'était entretenu avec M. Odinga. Ces discussions n'avaient pas permis de lever toutes leurs divergences sur la composition du gouvernement et les deux hommes avaient décidé de reprendre leurs travaux lundi après-midi.
Alors qu'ils avaient affirmé jeudi être tombés d'accord sur la taille et la composition de ce gouvernement prévoyant la création d'un poste de Premier ministre destiné à M. Odinga, leurs deux camps ont affiché samedi leurs désaccords profonds.
Ces désaccords sur l'attribution de plusieurs ministères ont conduit à retarder l'annonce du gouvernement, initialement prévue dimanche.
MM. Kibaki et Odinga étaient parvenus, sous la médiation de l'ancien secrétaire général des Nations unies Kofi Annan, à un accord le 28 février pour former un gouvernement de coalition - accord entériné à l'unanimité par le Parlement le 18 mars - pour régler la crise kényane.
La contestation de la réélection de M. Kibaki a plongé le pays dans une crise politique majeure qui a fait 1.500 morts et plus de 300.000 déplacés.


























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