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Vienne accueille une ancienne exposition de Magnum

©

Dernière modification : 08/04/2008

Des dizaines de clichés en noir et blanc des photographes historiques de l'agence Magnum, présentés notamment en 1956 en Autriche et retrouvés par hasard à l'Institut français d'Innsbrück, sont exposés à Vienne jusqu'au 18 mai.

Ce trésor de l'histoire de la photographie regroupant des photos d'Henri Cartier-Bresson, Marc Riboud, Robert Capa et Erich Lessing, entre autres, est présenté au public ce mardi et jusqu'au 18 mai à la Galerie Westlicht à Vienne sous un nouveau titre "Magnum's First".
  

Les 83 clichés originaux sur le thème de "l'humanisme photographique" ont surtout une "valeur historique du point de vue de l'art de la photo", explique à l'AFP Christoph Schaden, historien de l'art.
 

L'ensemble des tirages en noir et blanc de format A4, était en parfait état de conservation lorsque des employés de l'Institut français d'Innsbrück les ont découverts récemment alors qu'ils devaient vider leurs caves.
  

Il s'agit de l'une des premières expositions itinérantes de photos des premiers grands noms de l'agence Magnum, créée en 1947 par Henri Cartier-Bresson, Robert Capa, George Roger et David Seymour.
 

"L'une des deux caisses contenait d'ailleurs des instructions précises sur la conservation des clichés", précise Christophe Schaden, contacté lors de la découverte de ce qu'il qualifie de "trésor formidable de la belle époque de la photo".
 

Cette exposition avait été présentée dans cinq villes d'Autriche avant de faire le voyage à la célèbre FotoKina de Cologne à l'automne 1956, puis de retourner à l'Institut français d'Innsbruck.
 

Mais d'où vient le charme particulier de cette exposition originale?
   

"Son actualité" lance l'historien Christoph Schaden en relevant "la tentative culturelle d'oser un regard libéré sur le monde dans l'immédiate après-guerre en Autriche".
 

Les concepteurs de l'exposition, qui restent inconnus malgré d'intenses recherches, ont intentionnellement écarté les clichés de scène de guerre.
 

"Mais ils ont mis l'accent sur des moments utopiques, avec notamment une série sur la non-violence prônée par Gandhi en Inde, signée Henri Cartier-Bresson", note l'historien.
  

De même le reportage de Jean Marquis en Hongrie, avant la révolution avortée de 1956, "était une incursion photographique audacieuse de l'autre côté du rideau de fer", selon lui.

Les clichés de l'Autrichien Erich Lessing montre l'insouciance de l'enfance à Vienne au milieu des années 1950 jouant dans les beaux quartiers, une piscine municipale ou dans les fêtes populaires.

"Si aujourd'hui on me demandait de choisir dix photos pour ce reportage, j'en choisirai d'autres pris sous un angle différent", explique à l'AFP le photographe de 85 ans. "Mais certes aujourd'hui je vois aussi le monde avec un regard différent", ajoute-t-il.

"Ce qui est amusant dans tout ça ce n'est ni la qualité ni le fait qu'on ait retrouvé les photos dans une cave, mais c'est l'oeil des 8 photographes sur leur temps il y a 50 ans", souligne Erich Lessing, connu entre autres pour ses clichés du soulèvement populaire contre le régime stalinien en octobre 1956 en Hongrie et ceux du chef d'orchestre Herbert von Karajan.

  
Pour lui, à l'heure du tout numérique, une telle exposition est presque un cadeau du ciel. "Aujourd'hui ce serait impossible, car on entre dans une grande période de pénurie de documentation par la faute du numérique", explique le photographe.

 
"Maintenant si quelqu'un fait un grand reportage sur l'Europe ou sur une guerre, à la fin il ne reste que ce dont il a besoin aujourd'hui, c'est-à-dire 15 ou 20 photos, les autres on les supprime directement dans la mémoire de l'appareil photo car on a besoin de place, et dans 50 ans si vous voulez faire un livre ou un documentaire sur le monde d'aujourd'hui, vous n'aurez rien", constate-t-il, amer.

Première publication : 08/04/2008

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