- États-Unis - Récession - Réserve fédérale
Les institutions financières aiment les nuances et parfois les euphémismes. La réserve fédérale américaine le prouve en prévoyant pour la première fois une contraction du Produit intérieur brut américain au premier semestre 2008. Or en économie, la contraction du PIB d’un pays pendant deux trimestres porte un nom : récession.
Il est d’ailleurs intéressant de voir que l’ancien président de la Fed Alan Greenspan, lui, n’y est pas allé par quatre chemins. Dans une interview à la télévision CNBC, celui-ci affirme que l’économie américaine est en récession, le mot est lâché.
Sur quels indicateurs la Fed s’est-elle basée?
Il y a d’abord le marché immobilier, qui ne donne pas de vrais signes d’amélioration. Les dernières statistiques montrent même une baisse des promesses de vente pour le mois de février. L’activité immobilière est pourtant vraiment un moteur nécessaire à la reprise de la croissance.
A cela s’joutent des conditions de crédit de plus en plus dures, des marchés financiers toujours très fragiles, un chômage qui grimpe plus que prévu et des entreprises qui dépriment. Celles-ci annoncent d’ailleurs leurs premiers résultats trimestriels cette semaine.
A quand la lumière au bout du tunnel ?
A partir du deuxième semestre 2008, estime officiellement la Fed. Cette reprise progressive de l’activité serait en partie due aux baisses des taux directeurs décidées depuis cet été, et au plan de relance budgétaire de l’administration.
Mais en économie le pronostic est loin d’être une science exacte.


























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