- Grèves - Industrie automobile - Roumanie
Plusieurs milliers de grévistes de l'usine Dacia (Renault) ont manifesté jeudi à Pitesti, au nord-ouest de Bucarest, pour réclamer des meilleurs salaires, a constaté un journaliste de l'AFP.
Ce rassemblement sur la place centrale de la ville, répondant à l'appel du syndicat de l'usine, intervient au lendemain du rejet d'une offre réévaluée de la direction de Dacia et d'une décision de justice autorisant la grève.
"Nous allons continuer la grève jusqu'à l'obtention de nos droits", a déclaré Marin Anghel, un des leaders syndicalistes de l'usine Dacia, soutenu aux cris de "Nous ne cèderons pas", "Non à l'esclavage" et "Roumanie réveille-toi, nous ne voulons plus être esclave de l'UE".
"Nous sommes disposés à négocier, dès aujourd'hui", a indiqué pour sa part Ion Iordache, autre chef de file syndical de l'usine.
"Les ouvriers français sont solidaires avec leurs collègues roumains", a déclaré à l'AFP Fabrice Le Berre, délégué syndical CGT Renault, venu en Roumanie pour apporter le fruit de la collecte de solidarité (2.000 euros) effectuée auprès des salariés de l'usine française de Cleon.
Selon lui, quelque 10.000 euros ont été collectés dans d'autres usines Renault en France et devraient être prochainement envoyés en Roumanie.
Les ouvriers de Dacia réclament une hausse mensuelle des salaires de 550 lei (environ 148 euros), ce qui porterait le salaire mensuel moyen brut à environ 435 euros contre 285 euros actuellement.
Ils avaient rejeté la veille une nouvelle proposition de la direction, prévoyant "une augmentation du salaire mensuel brut de 210 lei (environ 57 euros) dès le 1er janvier 2008 et encore 90 lei (24 euros) à partir du 1er septembre 2008", plus "une prime de résultat sur 2007 de 1128 lei bruts (300 euros) accordée en tranches mensuelles de 94 lei brut à partir du 1er janvier 2008".
"Dacia a fait le troisième pas en avant, une troisième offre généreuse, mais on ne peut pas donner l'augmentation réclamée par le syndicat, qui est surdimensionnée par rapport à la situation de Dacia et de l'économie roumaine", a déclaré Liviu Ion, porte-parole de la direction, joint par l'AFP.
Mercredi, un tribunal de Pitesti avait jugé "légale" la grève des ouvriers de l'usine Dacia, entamée le 24 mars.
Le porte-parole de Dacia a cependant indiqué qu'un recours avait été déposé au tribunal.
Premier constructeur automobile roumain, racheté en 1999 par le groupe français Renault, Dacia a établi un nouveau record de ventes en 2007, avec plus de 230.000 unités commercialisées en Roumanie et à l'étranger, soit une hausse de 17,4% par rapport à l'exercice 2006.


























Commentaires (3)
capitaliste
En espérant que les grandes Co et les grandes puissances vont comprendre que d'exploiter la race humaine va ce terminée des ouvriers quon respectent font la richesse d'une nation et sa force
soutien
J'aimerais venir en aide à ces ouvriers en grève , comme le font les ouvriers de chez Renault.
Comment faire ??
bravo
Les pays de l'est ne sont pas plus bete qu'ailleurs les fabrications a l'est ou en asie ne fais pas diminuer le prix des matiéres premieres en amerique ou en europe on appelle le capitaliste qui un jour va prendre fin avec la mondialisation
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