- Élections législatives - Italie
Les marché de Rome regorgent de fruits et de légumes frais, mais de nombreux Italiens ne peuvent plus se permettre d’en manger tous les jours. Fatima Yelimoff, une retraitée romaine, vit avec 600 euros par mois. Elle subit de plein fouet la hausse des prix des produits de consommation quotidienne. "J'ai pris quatre oranges, deux pommes et deux bananes. Plus que ça, je ne peux pas", se lamente-t-elle. "Avec ce qu’on gagne, on ne peut pas. A la fin du mois, on ne mange pas. Les spaghettis se font sans sauce."
Suivant la vague inflationniste mondiale du pétrole et du blé, le pain et les pâtes, aliments de base des Italiens, ont augmenté de 10 a 15 % en un an. Mais les salaires et les retraites n’ont pas suivi, faisant du pouvoir d’achat l'un des enjeux majeurs pour tous les candidats.
Federica Mogherini, une candidate du Parti Démocratique de Walter Veltroni, expose ses propositions pour faire face à la hausse des prix : "Nous, on a proposé d’augmenter les salaires les plus bas et surtout de donner aux familles qui ont le plus de difficultés une dotation d’argent pour soutenir les dépenses surtout vers la fin du mois."
Des mesures décriées par Mario Baldassari, un candidat du Peuple des Libertés (droite) : "Il faut créer plus d’opportunités de revenus et plus de frein à l’augmentation des prix. Mais un frein sérieux et structurel. Pas les mesures démagogiques qui consistent à dire maintenant, on met en place une autorité qui contrôle les prix."
Pour le moment, de nombreux Italiens ne parviennent à joindre les deux bouts en fin de mois qu’en travaillant au noir ou en participant à l’évasion fiscale. Au moment de voter, les électeurs, de droite comme de gauche, penseront surtout à leur porte-monnaie.
Voir aussi : Le vote jeune au cœur de toutes les convoitises

























