Comment relancer l’économie italienne ?
C’est l’un des grands enjeux des élections législatives italiennes. Dimanche et lundi, les électeurs choisiront entre le parti de l’éternel Silvio Berlusconi et celui de son rival de gauche Walter Veltroni.
Une campagne marqué par le dossier Alitalia et plus globalement par la morosité de l’économie italienne.
Les indicateurs sont au rouge. Un chiffre résume bien la situation : celui de la croissance pour 2008. Rome table désormais sur une croissance de 0.6% seulement. L’Italie se classe dernière de la zone euro !
A cela s’ajoutent un déficit public qui dérape, une dette publique toujours colossale : 103% du PIB.
Seules sources de satisfaction : les chiffres du chômage plutôt bons (6.1% de la population active), et des produits « made in Italy » qui se vendent bien à l’étranger.
Quels sont les principaux freins à l’économie du pays ?
Le nerf de la guerre est peut-être à chercher du côté de la productivité et de la compétitivité des entreprises. La concurrence n’est pas assez stimulée, les infrastructures manquent (notamment dans le transport), la haute technologie est boudée, bref, l’Italie n’attire pas vraiment les capitaux.
Cette faible productivité est synonyme de prix élevés pour la population qui se plaint régulièrement de l’inflation.
La bureaucratie est également critiquée pour son inefficacité, enfin la mafia, toujours présente, surtout dans le sud est un véritable frein au dynamisme de l’économie.
Quels sont les remèdes envisagés par les candidats ?
Il est intéressant de voir que Silvio Berlusconi et Walter Veltroni ont des programmes quasi similaires sur les questions économiques.
Baisse de la fiscalité, allégement de la bureaucratie, développement du sud de l’Italie sont des sujets finalement consensuels. Les divergences sont plutôt d’ordre social. Walter Veltroni souhaite une allocation pour les travailleurs précaires, lorsque Silvio Berlusconi prévoit un plan en faveur du logement social ainsi qu'une loi pour les quartiers défavorisés.
Maintenant, ce dont l’Italie a besoin, c’est d’une stabilité politique. Une chose est sûre, les crises à répétition n’ont pas favorisé une politique cohérente en matière d’économie.



















