Vendredi 05 décembre 2008

Les Etats-Unis abordent le G7 Finances en mauvais élève

Vendredi 11 avril 2008

La réunion des ministres des Finances et des gouverneurs de banque centrale du G7 est habituellement l'occasion pour les Etats-Unis de donner des leçons. Cette fois-ci, ils arrivent en mauvais élève. (Précisions S. Antoine, depuis Washington)

Vendredi 11 avril 2008

Retrouvez l'interview exclusive de Dominique Strauss-Kahn, directeur général du FMI.

 

Hier donneurs de leçons, les Etats-Unis abordent le G7 Finances de vendredi à Washington en mauvais élève de la crise financière, alors que tous les clignotants de leur économie sont passés au rouge de la récession.

 

 

La réunion des ministres des Finances et des gouverneurs de banque centrale du Groupe des Sept (G7) pays les plus industrialisés est traditionnellement l'occasion pour les Etats-Unis d'exhorter leurs partenaires à progresser dans les réformes structurelles, à supprimer les freins à la croissance et, en général, à imiter le modèle américain pour doper leurs économies.

 

 

Cette année pourtant la situation a changé. Les Etats-Unis affrontent le spectre imminent d'une récession, et la crise qui menace les marchés dans le monde entier trouve ses racines dans les débordements du système immobilier et financier américain.

 

 

"Nos collègues du G7 seront vivement intéressés d'entendre directement quelles sont les perspectives américaines", a souligné le sous-secrétaire au Trésor David McCormick mercredi.

 

 

"Nous continuons de penser que l'économie américaine est résistante et que ses fondamentaux sont sains, mais nous reconnaissons que les temps sont difficiles", a-t-il ajouté.

 

 

Nombreux ont été les critiques à dénoncer le laxisme des autorités américaines, qui ont laissé se développer des pratiques de prêts douteuses et des normes d'investissement acrobatiques.

 

 

Face à cette crise financière, jugée la pire depuis 1929 par le Fonds monétaire international (FMI), le G7 devrait approuver un plan de recommandations préventives, mais pour l'instant c'est le monde entier qui risque de payer les déboires américains.

 

 

"Les liens entre l'Europe occidentale et les Etats-Unis demeurent significatifs", surtout dans le secteur financier, soulignait le FMI dans son rapport de conjoncture de printemps, et de ce fait l'Europe connaît une raréfaction du crédit et une propagation des risques qui ont "des répercussions négatives sur la demande intérieure".

 

 

Les Etats-Unis auront beau mettre en avant les multiples initiatives prises pour enrayer la crise ou durcir la réglementation, ils se heurteront aux inquiétudes persistantes de leurs partenaires sur l'ampleur de la crise.

 

 

"On reste dans une situation très fragile et incertaine. L'accident n'est pas exclu. Aucun responsable européen ne considère que ces turbulences sont derrière nous", affirmait en début de semaine un responsable européen.

 

 

Les Américains auront aussi beaucoup de mal à se défendre sur le chapitre des changes, alors que la grogne monte de plus en plus en Europe sur la dépréciation spectaculaire du dollar.

 

 

Le dollar a franchi pour la première fois la barre de 1,50 dollar fin février et avoisine actuellement 1,57 dollar.

 

 

Le chef de file des ministres des Finances de la zone euro, Jean-Claude Juncker, devait rencontrer le président américain George W. Bush mercredi soir pour parler des changes.

 

 

"Nous continuons à penser que les taux de change devraient mieux refléter les données économiques fondamentales", a dit M. Juncker lundi, reprenant les termes habituels du message européen.

 

 

La dégringolade du dollar se poursuit avec l'accord tacite des responsables américains, qui se disent contre vents et marée en faveur d'un "dollar fort". En fait, la dépréciation de leur monnaie sert leurs intérêts en soutenant les exportations américaines.

 

 

Le problème est que dans le même temps, la faiblesse du dollar a pour effet indirect de faire bondir les coûts du pétrole et des matières premières. Et les autres pays prennent de plein fouet la flambée du prix de l'essence.

 

 

Le dollar faible contribue aussi à alimenter l'inflation aux Etats-Unis, car il renchérit les prix des produits importés, et cela aussi provoque une inquiétude grandissante sur la santé de la première économie mondiale -- et les répercussions sur le reste du monde.
 


 

  • 14/04/2008 09:05:02 Signaler un abus

    $$$$$$

    Si les etats- unis depenserais moins a faire la guerre dans le monde peut être leur economie ce porterais mieux et surtout une plus belle image

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