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Le leader de la gauche Walter Veltroni a appelé vendredi l'Italie à "tourner la page et à regarder vers l'avenir" lors de son dernier meeting avant le scrutin de dimanche et lundi, place du Peuple à Rome, où une foule compacte de plusieurs dizaines de milliers de personnes était rassemblée.
"Dimanche, dessinons tous ensemble une Italie moderne. Faisons en sorte que notre pays change, afin d'être à la hauteur de ce qu'il mérite, c'est à dire d'être un grand pays européen", a déclaré le chef du Parti démocrate (PD).
M. Veltroni a refusé tout au long de son discours de prononcer le nom de son principal rival, le chef de la droite et ex-président du Conseil Silvio Berlusconi, estimant qu'il "appartenait à l'Italie du passé".
Pour Daniele, un étudiant en droit de 20 ans, "Berlusconi a fait son temps, Veltroni, lui incarne le changement. Berlusconi a déjà dirigé deux gouvernements, avec des conséquences désastreuses sur l'image de notre pays à l'étranger", a-t-il déclaré à l'AFP.
M. Veltroni a par ailleurs dénoncé "l'incohérence" de la coalition de droite, qui rassemble le Parti du peuple des libertés (PDL) - lui même né de la fusion entre Forza Italia (FI) de Berlusconi et Alliance Nationale (AN) de Gianfranco Fini (nationaliste) - et la Ligue du nord.
A l'issue du scrutin, "lundi soir, il n'y aura plus de PDL, car il s'agit d'une alliance électorale, pas d'un vrai parti politique", a-t-il estimé.
Le chef du PD a demandé au public de ne pas huer ou siffler lorsqu'il citait les propos de ses adversaires, expliquant: "nous représentons la partie civile de la politique italienne".
Raillant la proposition de M. Berlusconi de faire subir aux procureurs des examens médicaux "pour attester de leur santé mentale", il a souligné qu'il "fallait respecter les juges italiens", recevant un tonnerre d'applaudissements.
M. Veltroni a assuré que s'il est élu, son gouvernement "travaillera avant tout à restaurer une valeur trop souvent oubliée en Italie, le respect de la loi et des institutions".
"Les institutions n'appartiennent à personne, elles sont à tous les citoyens. L'Italie doit être aimée, pas utilisée à des fins personnelles", a-t-il encore lancé, dans une allusion à son rival, milliardaire et homme d'affaires.























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