Italie
Dernière ligne droite pour Berlusconi et Veltroni
Samedi 12 avril 2008
Lors d’un dernier passage télévisé avant le scrutin législatif de dimanche et lundi, l'ancien Premier ministre Silvio Berlusconi et son rival Walter Veltroni ont tenté vendredi soir de convaincre les électeurs italiens indécis.
Samedi 12 avril 2008
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Le leader de la gauche Walter Veltroni a appelé vendredi l'Italie à "tourner la page et à regarder vers l'avenir" lors de son dernier meeting avant le scrutin de dimanche et lundi, place du Peuple à Rome, où une foule compacte de plusieurs dizaines de milliers de personnes était rassemblée.
"Dimanche, dessinons tous ensemble une Italie moderne. Faisons en sorte que notre pays change, afin d'être à la hauteur de ce qu'il mérite, c'est à dire d'être un grand pays européen", a déclaré le chef du Parti démocrate (PD).
M. Veltroni a refusé tout au long de son discours de prononcer le nom de son principal rival, le chef de la droite et ex-président du Conseil Silvio Berlusconi, estimant qu'il "appartenait à l'Italie du passé".
Pour Daniele, un étudiant en droit de 20 ans, "Berlusconi a fait son temps, Veltroni, lui incarne le changement. Berlusconi a déjà dirigé deux gouvernements, avec des conséquences désastreuses sur l'image de notre pays à l'étranger", a-t-il déclaré à l'AFP.
M. Veltroni a par ailleurs dénoncé "l'incohérence" de la coalition de droite, qui rassemble le Parti du peuple des libertés (PDL) - lui même né de la fusion entre Forza Italia (FI) de Berlusconi et Alliance Nationale (AN) de Gianfranco Fini (nationaliste) - et la Ligue du nord.
A l'issue du scrutin, "lundi soir, il n'y aura plus de PDL, car il s'agit d'une alliance électorale, pas d'un vrai parti politique", a-t-il estimé.
Le chef du PD a demandé au public de ne pas huer ou siffler lorsqu'il citait les propos de ses adversaires, expliquant: "nous représentons la partie civile de la politique italienne".
Raillant la proposition de M. Berlusconi de faire subir aux procureurs des examens médicaux "pour attester de leur santé mentale", il a souligné qu'il "fallait respecter les juges italiens", recevant un tonnerre d'applaudissements.
M. Veltroni a assuré que s'il est élu, son gouvernement "travaillera avant tout à restaurer une valeur trop souvent oubliée en Italie, le respect de la loi et des institutions".
"Les institutions n'appartiennent à personne, elles sont à tous les citoyens. L'Italie doit être aimée, pas utilisée à des fins personnelles", a-t-il encore lancé, dans une allusion à son rival, milliardaire et homme d'affaires.
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"Les deux hommes essaient encore d'attirer quelques électeurs." A. Masciarelli, correspondant FRANCE 24 11/04 10h GMT+2
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