Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

À L’AFFICHE !

Christine Salem, la voix du Maloya

En savoir plus

FOCUS

Dans les coulisses du spectacle chorégraphique du 14 juillet

En savoir plus

SUR LE NET

Israël : des selfies dans les abris anti-bombes

En savoir plus

DEMAIN À LA UNE

Une mini tournée africaine pour François Hollande

En savoir plus

DEMAIN À LA UNE

14 juillet : célébrations nationales et centenaire de la Grande Guerre

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Lamberto Zannier, secrétaire général de l'OSCE

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Santé : l'Europe perturbée par des substances toxiques

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Raid Fahmi, ex-ministre irakien des Sciences et Technologies

En savoir plus

REPORTERS

Exclusif - Dans l'enfer des prisons secrètes

En savoir plus

  • François Hollande promet des réformes urgentes et des baisses d'impôts

    En savoir plus

  • Défilé du 14-Juillet : "Il n'est jamais trop tard pour rétablir l'histoire"

    En savoir plus

  • Poursuite des raids israéliens à Gaza, les offres de médiation se multiplient

    En savoir plus

  • Disparition de Nadine Gordimer, l'écrivaine nobelisée et anti-apartheid

    En savoir plus

  • En images : les meilleurs moments du Mondial

    En savoir plus

  • À Nice, les rassemblements pro-palestiniens interdits par la préfecture

    En savoir plus

  • Vidéo : le Costa Concordia flotte de nouveau

    En savoir plus

  • Chine : des enfants-ouvriers dans l'usine d'un fournisseur de Samsung

    En savoir plus

  • La banque Citigroup paiera sept milliards de dollars pour éviter un procès

    En savoir plus

  • Scènes de liesse à Berlin, tristesse et violences à Buenos Aires

    En savoir plus

  • À Paris, un rassemblement pro-palestinien entaché de heurts

    En savoir plus

  • Mondial-2014 : le Français Paul Pogba élu meilleur jeune joueur

    En savoir plus

  • L'Allemagne est championne du monde pour la 4e fois de son histoire

    En savoir plus

  • À Vienne, les négociations sur le nucléaire iranien teintées de pessimisme

    En savoir plus

  • La Russie menace l'Ukraine "de conséquences irréversibles"

    En savoir plus

  • Tour de France 2014 : Tony Gallopin endosse le premier maillot jaune français

    En savoir plus

  • Sahara occidental : le torchon brûle entre Rabat et Alger

    En savoir plus

  • Nigeria : le chef de Boko Haram soutient al-Baghdadi, le "calife" de l'EIIL

    En savoir plus

Kibaki nomme un gouvernement de coalition

©

Dernière modification : 14/04/2008

Raila Odinga, chef de l'opposition kényane, a été nommé Premier ministre, par le Président Mwai Kibaki, pour tenter de sortir le pays de la crise dans laquelle il est plongé depuis près de quatre mois. (Récit : L. Dupont)

Le président kényan Mwai Kibaki a annoncé dimanche la nomination du chef de l'opposition Raila Odinga au poste de Premier ministre, en rendant publique la composition d'un gouvernement de coalition devant régler la sanglante crise post-électorale qui a ébranlé le pays.
   
Ce gouvernement de "grande coalition", selon l'expression de M. Kibaki, devra s'attacher selon lui à "construire un nouveau Kenya", après les violences politico-ethniques qui ont suivi la contestation par l'opposition de l'élection présidentielle du 27 décembre, entachée de graves irrégularités.
   
"Construisons un nouveau Kenya où la justice est notre bouclier (...) et où la paix, la justice et l'abondance existeront à travers notre pays", a ajouté M. Kibaki lors d'une allocution retransmise en direct par les télévisions kényanes depuis la présidence à Nairobi, en présence notamment de M. Odinga.
   
Dans le cadre du gouvernement de coalition, Uhuru Kenyatta - fils du premier président du pays Jomo Kenyatta et représentant le camp présidentiel - et Musalia Musavadi, représentant le Mouvement démocratique orange (ODM) de M. Odinga, ont également été nommés vice-Premiers ministres.
   
Le camp présidentiel et l'ODM se répartissent les porte-feuilles ministériels dans ce cabinet, conformément à un accord conclu le 28 février entre MM. Kibaki et Odinga, sous la médiation de l'ancien secrétaire général des Nations unies Kofi Annan, pour mettre fin aux violences politico-ethniques.
   
La contestation par l'opposition de la réélection de M. Kibaki a plongé le Kenya - pays jusque lors considéré comme un modèle de stabilité dans une région particulièrement troublée - dans une crise politique majeure, qui a fait 1.500 morts et plus de 300.000 déplacés, essentiellement dans les semaines qui ont suivi le scrutin.
   
Depuis la signature de cet accord, les négociations entre les deux camps avaient été marquées par la méfiance et les accusations réciproques de vouloir saboter l'application du texte.
   
L'accord avait certes été entériné à l'unanimité par le Parlement le 18 mars, mais les tractations sur la formation du gouvernement s'étaient ensuite enlisées.
   
MM. Kibaki et Odinga avaient finalement affirmé le 3 avril être tombés d'accord sur la taille et la composition de ce gouvernement prévoyant la création d'un poste de Premier ministre destiné à M. Odinga.
   
Mais deux jours plus tard, leurs deux camps avaient une nouvelle fois affiché leurs désaccords profonds sur l'attribution des postes clés du gouvernement, entraînant une suspension des discussions.
   
Face à la perspective d'un nouveau blocage politique susceptible de provoquer d'autres violences, la communauté internationale avait multiplié ces derniers jours les pressions sur les dirigeants kényans pour qu'ils trouvent un terrain d'entente sur le partage des porte-feuilles ministériels.
   
Les craintes de nouvelles violences avaient été ravivées par des manifestations fustigeant les retards dans l'annonce du cabinet.
   
Ces manifestations ont éclaté en début de semaine à Nairobi dans le bidonville de Kibera, fief de M. Odinga où les affrontements politico-ethniques et la répression policière du début de l'année avaient été particulièrement meurtriers.
   
En début de semaine, Washington, allié traditionnel du Kenya, avait réclamé la formation "sans plus de délai" d'un gouvernement de coalition.
   
En l'absence d'un tel gouvernement, les Etats-Unis "établiront leur propre jugement sur les responsabilités ayant conduit à l'échec dans la mise en oeuvre de cet accord et agiront en conséquence", avait prévenu la secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice.
 

Première publication : 13/04/2008

Comments

COMMENTAIRE(S)