Les prix des aliments de base comme le riz, le blé et le soja ont vertigineusement augmenté partout dans le monde en deux ans, jusqu’à doubler dans certains cas. Ces derniers mois, la flambée des prix des denrées alimentaires a entraîné des manifestations violentes en Haïti, en Egypte, en Ethiopie, à Madagascar, aux Philippines, en Indonésie, en Côte d'Ivoire...
La Banque Mondiale estime que la hausse des prix du blé a atteint 181 % en trois ans, celle des prix alimentaires 83 % sur la même période. Son président, Robert Zoellick, tire la sonnette d’alarme : "Le doublement des prix alimentaires au cours des trois dernières années pourrait enfoncer plus profondément dans la misère 100 millions d'individus vivant dans les pays pauvres".
La FAO a identifié 36 pays “en crise” dont 21 en Afrique. Dominique Strauss-Kahn, le directeur du Fonds monétaire international (FMI), a averti que cette crise alimentaire pouvait avoir autant d’impacts négatifs sur l’économie mondiale que la crise des subprimes.
Du 3 au 5 juin, une cinquantaine de chefs d'Etat et de gouvernement se réunissent à Rome pour un sommet de la FAO. Ils tentent de trouver ensemble une solution pour doper la production agricole, faciliter l’accès aux régions les plus vulnérables et se pencher sur la question épineuse de la sécurité alimentaire mondiale sur le long terme.
Dans l'émission de France 24 "Face à Face", les invités s'interrogent sur la responsabilité de la FAO et d’autres institutions dans cette crise alimentaire.
L'analyse de Baptiste Fallevoz, spécialiste économie à FRANCE 24























