- Somalie
Les ex-otages du voilier Le Ponant, retenus une semaine par des pirates somaliens, ont été rapatriés lundi en France.Leur avion s'est posé vers 19h30 (17h30 GMT) à l'aéroport d'Orly, près de Paris, où le président Nicolas Sarkozy les a accueillis au pied de la passerelle.
Les premiers membres de l'équipage du Ponant sortis de l'Airbus de la République française ont levé les bras, pour l'un en signe de victoire, avant de serrer la main du chef de l'Etat puis de rejoindre leurs familles sur le tarmac. Des scènes d'allégresse se sont ensuite déroulées non loin du pavillon d'honneur, où se sont finalement retrouvées une centaine de personnes.
L'équipage du Ponant, composé de 30 personnes, dont 22 Français, avait été déposé par hélicoptère lundi matin du navire français Jeanne d'Arc jusqu'à Djibouti, d'où il a embarqué à bord d'un Airbus qui a décollé à la mi-journée pour Paris. Six pirates faits prisonniers par les militaires français se trouvent pour leur part à bord d'un autre navire, le Jean Bart. Le ministre de la Défense, Hervé Morin, doit pour sa part se rendre mercredi à Djibouti pour féliciter les militaires français qui ont participé à la libération des otages.
Ouverture d'une enquête
Le parquet de Paris a ouvert dans la journée enquête préliminaire pour détournement de navire, arrestation et séquestration en bande organisée, a indiqué une porte-parole. L'enquête a été confiée à la section des recherches de la gendarmerie et les auteurs de ces infractions risquent la réclusion criminelle à perpétuité, a-t-elle précisé. Les autorités françaises entendent traduire en justice sur leur territoire les six pirates capturés vendredi en Somalie après la remise d'une rançon pour la libération de 30 otages du voilier de luxe Le Ponant, a-on précisé lundi au ministère français de la Justice.
"Nous sommes pas encore tres sûrs de l'accord de la Somalie. Nous travaillons sur cette affaire d'un point de vue juridique avec la ministre de la justice, et nous avons, bien sûr, tenu au courant nos amis somaliens", a déclaré de son côté Bernard Kouchner lors d'un point de presse."Pour le moment, les pirates sont à bord d'un bateau francais, mais il ne vogue pas vers la France", a précisé le ministre des Affaires étrangères.
La justice française est compétente puisque l'infraction a été commise au préjudice de ses ressortissants, 22 des 30 otages étant français. Il reste à savoir quand les suspects seront transférés à Paris et quelle juridiction sera saisie.Le capitaine du Ponant, Patrick Marchesseau, a raconté à nouveau aux journalistes lundi soir l'assaut de son navire, expliquant que les pirates, "20 à 30" selon lui, avaient ouvert le feu tandis que l'équipage du voilier tentait de repousser les
embarcations rapides en utilisant les lances à incendie.
"Les pirates sont arrivés très rapidement le long du bord. les assaillants avaient des Kalachnikov et ils ont commencé à tirer. On a pris une décision de repli. L'équipage était en danger et on n'a pas voulu prendre de risques, on n'avait pas le
choix", a-t-il dit. Il a précisé avoir réussi à l'insu des ravisseurs à établir ensuite un système de communication avec l'extérieur.




























Commentaires (3)
Indécence
Sacrée provocation de naviguer avec un yacht de luxe près des côtes somaliennes en plein chaos ou les gens meurent de faim.La descente d'avion en France est encore plus indécente, j'aurais pas pleuré sur le compte de ces touristes dorés.
il y a de l'abus
certe ils ont ete pris en otage mais il y a de l'abus pour leur retour en france
ils ont ete acceuillis comme des chefs d'etats qui va encore payer la note
car leurs familles se sont bien deplacer pour se rendre a l'aeroport
qui va payer les frais les charges
c'est encore une affaire trop mediatisée
J'ai du mal à comprendre
Le Soudan n'est pas un état de droit, le gouvernement n'existe pas autrement que par petits chefs de quartiers. Pourquoi tergiverser quant au sort des prisonniers ? On les ramène, on les juge point final.
Cette opération militaire réussie va inciter les pirates à se méfier dorénavant car impunis, ils avaient toutes les audaces, faisaient des émules etc...
J'ai lu par ailleurs que certains s'offusquaient que CGA CGM n'ait pas à payer la facture de l'intervention comparant ce fait divers aux aventuriers perdus en montagne.
Ceux là ont dû tomber bien bas. Encore heureux que la France sauve ses ressortissants agressés sans contrepartie., surtout s'ils ne faisaient rien d'autre que leur travail.
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