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Les Italiens sans illusion et peu mobilisés par les législatives

Dernière modification : 14/04/2008

Les bureaux de vote ont rouvert en Italie pour la deuxième journée des législatives. Dimanche, la participation était de 62,5 %, soit une baisse de quatre points par rapport à 2006. Résultats attendus ce soir. Précisions d'A. Masciarelli.

 

Le moral des Italiens ne semble pas au rendez-vous des élections générales qui prennent fin aujourd’hui. La baisse du taux de participation inquiète la gauche qui craint que ses électeurs, déçus par le gouvernement mené par Romano Prodi, ne désertent les urnes.

 

A la fermeture provisoire des bureaux de vote, dimanche soir, la participation s'établissait à 62,5 %, selon les chiffres du ministère de l'Intérieur, dans les 61 000 bureaux de vote de la péninsule. Soit une baisse significative de quatre points par rapport à la première journée de scrutin en 2006.

 

Une chute que la presse ne manque pas de relever. "Un signe du nouveau climat, la politique perd des points", souligne le quotidien le Corriere della Sera. Les électeurs, qui ont du mal à distinguer les différences entre les programmes des candidats en lice, semblent gagnés par un sentiment de désillusion envers les politiciens.

 

Le moral des Italiens est également plombé par la crise des ordures à Naples ou l’affaire Alitalia, mais surtout par l’enlisement économique du pays. La croissance italienne est particulièrement inquiétante : seulement 1,5 % l’an dernier et 0,6 % prévu en 2008.

 

La participation électorale est traditionnellement élevée dans le pays, où elle a toujours dépassé les 80 % au terme du second jour d’élections depuis 1994. Selon les derniers sondages, publiés début avril, le taux d'indécis oscillait entre 25 et 30 %.  

 
« Le Parti démocrate craint cette faible participation »
 

Le Parti démocrate de Walter Veltroni (centre-gauche), qui avait appelé à voter en masse durant la campagne pour éviter un retour au pouvoir de Silvio Berlusconi, redoute que cette ‘faible’ mobilisation ne leur soit préjudiciable. "Le Parti démocrate craint les déçus du Prodisme", analyse Alexis Masciarelli, correspondant à Rome. Romano Prodi, ancien chef de gouvernement issu du centre-gauche, a démissionné en janvier sans arriver à mettre en application
les réformes promises. 


Silvio Berlusconi, le candidat du Parti du peuple de la liberté (PdL), qui brigue un troisième mandat en tant que chef de gouvernement, fait figure de favori. Lors des derniers sondages il y a quinze jours, le magnat des médias, âgé de 71 ans, comptait une avance de cinq à neuf points sur son principal rival, le candidat du Parti démocratique (PD) Walter Veltroni, âgé de 52 ans.


Les bureaux de vote fermeront à 15 heures mais les résultats définitifs de ces législatives anticipées et la distribution des sièges au Sénat, cruciale pour connaître la capacité du vainqueur à gouverner, pourraient n’être connus que mardi matin.

Première publication : 14/04/2008

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