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Victoire annoncée pour Silvio Berlusconi

Dernière modification : 15/04/2008

Les premiers résultats officiels donnent le parti de droite de Silvio Berlusconi vainqueur dans les deux chambres. Le leader de la gauche Walter Veltroni a reconnu sa défaite lors d'une conférence de presse. (Récit : C. Molle-Laurençon)

Portraits de Silvio Berlusconi et de Walter Veltroni, analyses, reportages, retrouvez notre dossier spécial sur les élections législatives en Italie : Berlusconi, de retour ?

  

Silvio Berlusconi a remporté, pour la troisième fois au cours de sa carrière politique, les élections législatives italiennes, selon les premiers résultats officiels.
  
Le leader de la droite italienne Silvio Berlusconi a proclamé sa victoire aux législatives lundi soir et annoncé que "des mois difficiles" attendaient les Italiens, lors d'une émission sur la chaîne de télévision Rai Uno. Il a terminé sa déclaration en donnant "un baiser affectueux à tous les Italiens".
   
Le leader de la gauche italienne Walter Veltroni a réagi à ces premiers résultats en reconnaissant lundi soir, au cours d’une conférence de presse à Rome, sa défaite aux législatives.

"Le résultat est clair : la droite gouvernera ce pays", a-t-il précisé, ajoutant qu’il avait appelé son rival et vainqueur Silvio Berlusconi pour lui dire qu’il reconnaissait "sa victoire" et pour lui "souhaiter un bon travail".
  
Selon les premiers résultats partiels portant sur environ 20 % bureaux de vote, la droite italienne obtient 45,47% des voix au Sénat contre 40,16 % au centre gauche.
  
"Profonde satisfaction"
   

Silvio Berlusconi a exprimé sa "profonde satisfaction", devant ce qui s’apparente à une victoire, auprès de son allié de l’Alliance nationale Gianfranco Fini.
   
Cependant, même si les sondages prévoient une nette victoire pour Berlusconi au Sénat, la majorité absolue est loin d’être acquise. "Il faut être extrêmement prudent" avec ses sondages de sortie des urnes, estime le correspondant de France 24 à Rome Alexis Masciarelli. Les résultats définitifs ne devraient être pas dévoilés avant mardi.
  
Ces premiers résultats confirment en tout cas les projections réalisées un peu plus tôt dans la journée, annonçant une légère avance pour la droite de Silvio Berlusconi devant le parti de centre gauche de Walter Veltroni, le Parti démocrate (PD).
  
Selon les projections de deux instituts de sondage : au Sénat, la droite bénéficierait d’une nette avance comprise entre 4,6 et 9,1 points de plus que la coalition de gauche, soit entre 43,7 et 47,2 % contre 38,1 à 39,1 %.
   
L’écart serait plus modeste à la Chambre des députés, avec une coalition de droite en tête avec 42 % des voix contre 40 % au PD, selon l’Institut Piepoli.
  
"Jusqu'au dernier résultat"
  

Même donné vainqueur, Silvio Berlusconi n’aurait pas la partie facile sans une majorité absolue au Sénat : la loi électorale italienne attribue en effet la majorité au parti vainqueur au Sénat sur une base régionale et non nationale. Si sa majorité était insuffisante, le nouveau chef du gouvernement italien devrait tendre la main aux centristes de l’UDC, voire à son opposant M. Veltroni pour faire voter ses réformes.
    
Les Italiens vont donc devoir attendre "jusqu'au dernier résultat", soit mardi matin, pour connaître les résultats définitifs de ces élections, précise Alexis Masciarelli à Rome. Et se souvenir de la leçon de 2002 : les estimations donnaient alors Romano Prodi largement vainqueur, mais le Premier ministre avait finalement dû se contenter d'une très courte majorité au Sénat, trop courte pour gouverner sur le long terme.
   

Sinistrose italienne
  

Comme l’indiquait le taux de participation au scrutin dimanche (à 62,5 %, soit quatre points de retard sur la première journée du scrutin de 2006), les Italiens sont loin de s’être passionnés pour cette campagne, l’une des plus ennuyeuses de ces dernières années selon les analystes.
    
"La politique perd des points", soulignait lundi matin le quotidien italien le Corriere della Sera. Mais le taux de participation s’est finalement stabilisé à 82,4 % pour les deux jours de scrutin, soit environ un point de moins seulement qu’en 2006.
  
Le moral des Italiens n’en est pas moins touché, avec notamment la crise des ordures de Naples ou encore l’affaire Alitalia. Et surtout avec l’enlisement économique du pays. La croissance italienne est particulièrement inquiétante : seulement 1,5 % l’an dernier, et 0,6 % prévu en 2008.
   
Au vu de l'ampleur des réformes qui attendent le pays, le gouvernement sorti des urnes devrait avoir plus que jamais besoin d'une large majorité pour les mener à bien, selon l'analyse de Alexis Masciarelli.

 

Première publication : 14/04/2008

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