Vendredi 05 décembre 2008

La mobilisation des lycéens s'amplifie

Mardi 15 avril 2008

Pour la 6ème fois en un mois, les lycéens ont manifesté contre la suppression de postes dans l'Education nationale. Quarante ans après mai 68, descendre dans la rue est presque devenu une tradition lycéenne. (Récit : C. Dansette)

Mardi 15 avril 2008

Près de 40 ans après les manifestations de mai 68, qui avaient poussé les étudiants à battre le pavé pour réclamer moins d’encadrement, les lycéens descendent à nouveau dans la rue pour… garder leurs professeurs.

 

Mardi, entre bonne humeur et tension, quelques milliers de lycéens rassemblés sur la place de la République, dans le centre de Paris, ont rejoint, pancartes et banderoles à la main, la place de la Nation.

 

Les lycées français sont en grève. Une fois de plus. Tradition oblige presque, comme chaque année depuis cinq ans. L’année dernière, ils s’opposaient à la réforme de l’enseignement professionnel. En 2006, leur courroux avait été provoqué par la proposition du CPE (Contrat première embauche), un contrat assorti d'une période d'essai de deux ans que l'employeur pouvait rompre sans en donner le motif.

 

Cette fois-ci, les deux principaux syndicats lycéens, l'UNL (Union nationale lycéenne) et la Fidl (Fédération indépendante et démocratique lycéenne) se mobilisent contre la suppression, à la rentrée 2008, de 11.200 postes dans l'Education nationale. "On ne veut pas se retrouver quarante par classe", martèle Florian Lecoultre, président de l’UNL.

 

Pourtant, dans une interview à paraître mardi dans Le Figaro, le ministre de l’Education Xavier Darcos affirme que "sur les 8.500 postes d'enseignements qui seront supprimés (…), quelque 5.000 d'entre eux sont transformés en heures supplémentaires, ce qui revient in fine à 3.500 suppressions de postes".

 

 

Le ministre ne veut pas céder; les lycéens non plus.

 

Avant lui, d’autres ministres de gauche comme de droite avaient tenté, sans succès, de "dégraisser le mammouth" pour reprendre l’expression qui, en 1997, avait coûté au socialiste Claude Allègre son portefeuille de l’éducation.

 

Malgré le risque de voir ces manifestations se durcir, avec l’anniversaire de mai 68, Xavier Darcos ne veut pas céder. Les syndicats de lycéens non plus. Deux autres piquets de grève sont prévus après les vacances scolaires, les 15 et 24 mai.

 

Derrière ces manifestations à répétition, Michel Fize, sociologue spécialiste des questions de la jeunesse et ancien conseiller de la communiste Marie-George Buffet, voit deux types de revendications : "celle qui visent à l’amélioration du service publique et, plus profonde, celle qui reflète une volonté d’être reconnu comme citoyens".

 

Par rapport au reste de l’Europe, les jeunes Français ne sont pourtant pas si mal lotis, selon plusieurs experts. Ils ont des droits (d’affichage, de publication et de réunion, entre autres) et sont associés aux instances des lycées, contrairement à l’Allemagne où les délégués de classe n’assistent même pas au conseil de classe. En matière de manifestations, ils ne sont pas en reste non plus : "on a du mal à imaginer ce genre de manifestations dans d’autres pays européens", admet David Crossant, spécialiste politique de FRANCE 24.

 

D’autant que, cette fois-ci, les lycéens manifestent contre une réforme qui ne les concerne bientôt plus : lorsque les postes seront supprimés, ils auront pour la plupart quitté le lycée. "Mais on pense à nos petits frères et à nos petites sœurs", explique Florian Lecoultre.

 

 

Michel Fize applaudit cette "conscience syndicale qui dépasse leurs intérêts égoïstes", même s’il admet "que certains en profitent toujours pour prendre un bol d’air et sécher les cours dans un cadre festif et ludique". Selon lui, "seule une minorité active mène le mouvement", des lycéens au discours rodé et peut-être promis à des carrières politiques ou syndicales, à l’instar des députés européens Daniel Cohn-Bendit, Henri Weber ou Brice Lalonde, qui ont tous les trois débuté leur carrière politique sur les pavés de 68.

 


 

  • 17/04/2008 18:15:59 Signaler un abus

    La modernisation = régression

    Il est difficile de définir et de comprendre que modernisation signifie régression. Idem pour la modernisation du marché du travail, du contrat de travail, de l'Etat. Alors que tout le monde: les entreprises, le public, les jeunes profitent d'un système éducatif efficace et des infrastructures publiques. La preuve la France c'est le 3ième pays d'accueil des investissements étrangers. Qu'investir pour l'avenir et faire en sorte que tout les citoyens puissent accéder à moindre coût ou gratuitement à tous les services public, c'est le rôle de l'Etat.

    Un Etat c'est pas une entreprise elle investie pour l'avenir pour le progrès, l'accession, l'éducation gratuite et décente... Si l'Etat investie avec les impots et la fiscalités des entreprises c'est pour que le coût de production soit le plus bas possible au coût de revient, ainsi de permettre à chaque usagé de bénéficier de prix et de services à moindre coût: la SNCF en est l'exemple, l'Education, les services de l'Etat...

    Mais gérer l'Etat comme une entreprise cela revient à dire qu'il faut augmenter les marges au plus, en reduisant au maximum le services rendu avec un nombre tjs restreint de salariés de droit privé. C'est une domination et logique économique d'entreprise d'où le licenciement de profs, de médecins,d'hôpitaux.. Alors que le manque de personnels est évidente et la demande va croissant.

    Réduire la jeunesse à la paresse, réduire leur combat à une instrumentalisation, c'est insulter toutes celles et tous ceux qui se sont battus pour nos conquêtes sociales et faire en sorte qu'un minimum de solidarité nationale et intergénérationnelle existent.

  • 17/04/2008 09:15:20 Signaler un abus

    Lycéens instrumentalisés.

    Les lycéens qui font grève par devoir civique ou parce que ca permet de sècher les cours ?
    Pour la seconde solution bien sûr.
    Ceux qui ont été aux lycée le savent bien.

    Assez de cette instrumentalisation des lycéens par les lobbies de l'opposition anti-France juste pour empêcher le gouvernement de réformer la France. Il faut une réforme de l'éducation. Ne pas la faire c'est ne pas vouloir le bien de notre jeunesse.

  • 17/04/2008 08:29:22 Signaler un abus

    Décrocher le pavé au lieu de le battre

    Ils ont bien raison de faire la grève, la France ce n'est pas l'Allemagne et inversement, cessez vos comparaisons infondées. Le système éducatif allemand ce n'est pas celui de la France. Vos chiffres sont faux, coment se fait-il qu'on se retrouve dans des classes de 30 à 35 élèves comment comprendre que les difficultés augmentent, alors.

    Si le premier budget de la France c'est l'Education, et tant mieux, faut-il souligner qu'entre 1960 et 2008 la part de la valeur ajouté à augmentée d'autant. C'est comme la réforme des retraites, ils nous on fait et nous font le même coup, celui de nous dire que les autres pays travaillent plus que nous, alors que c'est faux archis faux.

    Allez la jeunesse ne nous laissons pas faire avec ses suppôt du néo libéralisme !

  • 16/04/2008 11:41:36 Signaler un abus

    CRS : Matraquez moi tout ça svp.

    Bien dit remn21.
    Quand on est étudiant, on étudie sauf si on a le temps et les moyens de sècher pour se donner un genre révolutionnaire à deux balles comme papa maman en 1968.
    Bande de fils à papa, en plus ils handicapent leurs camarades de classe qui veulent étudier pour eux s'en sortir.

  • 15/04/2008 00:30:21 Signaler un abus

    lycéens faites donc vos devoirs

    La France fait de gros efforts pour l’enseignement…. lycéens que voulez – vous de plus
    Allez donc faire vos devoirs…..
    Chers lycéens allaient plutôt apprendre à compter et à écrire le français avant de faire des manifestations ça sera plus utile pour la France.

    Le budget 2007 du ministère est évalué à 77 milliards d'euros. Il a été élaboré pour développer l'égalité des chances et pour rechercher une plus grande efficacité du système éducatif.

    Les effectifs se situeraient dans une fourchette comprise entre
    1 300 000 et 1 400 000 personnes..., nous avons actuellement
    un enseignant pour 13 élèves
    (contre 1 enseignant pour 33 élèves en 1960),

    34 000 professeurs sont payés pour ne pas enseigner.

    où sont les autres ?????? il faut mettre de l’ordre dans la maison éducation nationale !!!

  • 15/04/2008 21:38:58 Signaler un abus

    NOSTRADAMUS A BIEN ECRIT ...

    Sur REAGIR de FRANCE24 que les étudiants prendraient le "RELAIS" après la flamme Olympique, attention dans les jours qui viennent et les mois : LA RENTREE. Peut-être qu'un MAI 1968 est sous "CLOCHE" mais différent sous sa forme d'expression.

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