- États-Unis - Hamas - Jimmy Carter
L'ancien président américain Jimmy Carter, dont la venue au Proche-Orient a été ignorée par le gouvernement israélien, a annoncé mardi qu'il n'avait pas obtenu l'autorisation de se rendre dans la bande de Gaza.
Carter n'a pas formellement imputé aux autorités israéliennes le rejet de sa demande, mais tous les points de passage entre Israël et le territoire palestinien contrôlé par le Hamas relèvent de l'Etat juif.
"Je n'ai pas pu obtenir l'autorisation de me rendre à Gaza", a dit l'ex-président démocrate. "J'aurais aimé, j'ai demandé l'autorisation, mais elle m'a été refusée. Nous trouverons peut-être un moyen de contourner cela", a-t-il dit après une rencontre avec des diplomates à Ramallah, en Cisjordanie.
Peu après, on apprenait qu'il avait rencontré à Ramallah Nasser al Chaër, ancien vice-Premier ministre du gouvernement formé par le Hamas après sa victoire aux élections législatives de janvier 2006.
Chaër, qui rencontre fréquemment le président palestinien Mahmoud Abbas depuis la prise de contrôle de Gaza par le Hamas, en juin, est une personnalité proche du Hamas mais n'est pas membre du mouvement islamiste.
Carter, lauréat du prix Nobel de la paix pour son rôle dans la négociation du traité de paix israélo-égyptien de 1979, a ulcéré la classe politique israélienne en annonçant son intention de rencontrer cette semaine à Damas le chef en exil du bureau politique du Hamas, Khaled Méchaal.
Il lui est également fait grief d'avoir qualifié de "système d'apartheid" la politique israélienne dans les territoires palestiniens occupés dans un livre paru en 2006.
Mardi, il a expliqué vouloir se servir de sa rencontre avec Méchaal pour "tenter tout ce qui est [son] pouvoir afin de l'amener à convenir d'une solution pacifique aux différences, à la fois avec les Israéliens et aussi avec le Fatah" du président Abbas.
"Puisque la Syrie et le Hamas devront être impliqués dans l'accord de paix final, ils doivent être impliqués dans les discussions qui mèneront à la paix", a-t-il dit.
Un premier incident avait émaillé lundi la visite de Carter avec le refus du Shin Bet, le service de sécurité intérieure dépendant du Premier ministre Ehud Olmert, de coopérer avec les agents du Secret Service américain chargés de la protection de l'ancien président.
Celui-ci a déposé une gerbe de fleurs sur la tombe de Yasser Arafat à Ramallah, contrairement à George Bush, qui avait ignoré la sépulture du défunt chef de la résistance palestinienne lors de sa visite à Ramallah au début de l'année.
L'administration Bush, qui a soutenu les efforts d'Israël pour le marginaliser dans les dernières années de sa vie, accusait le père du mouvement national palestinien d'encourager les violences anti-israéliennes.


























Commentaires (1)
bien fait
CARTER a bien fait , car le monologue sans dialogue est un langage des sourds .
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