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Di Luca acquitté par les instances italiennes

Dernière modification : 16/04/2008

Danilo Di Luca, vainqueur du Tour d'Italie 2006, a été lavé de tout soupçon par le Comité olympique italien. Il encourait deux ans de suspension à la suite d'un contrôle suspect effectué pendant le Giro.


Le juge d'ultime instance en matière de dopage du Comité olympique italien (Coni) a acquitté le coureur Danilo Di Luca, vainqueur du Tour d'Italie 2006, contre qui deux ans de suspension avaient été requis par le procureur antidopage, mercredi à Rome.

Le juge d'ultime instance (GUI) a retenu que l'accusation ne remplissait pas les exigences de l'article 3.1 du code mondial antidopage. Celui-ci dispose notamment que "la charge de la preuve incombera à l'organisation antidopage qui devra établir la réalité de la violation d'un règlement antidopage".

En somme, le GUI a retenu que les preuves apportées par le procureur antidopage n'étaient pas suffisamment fondées pour condamner le coureur, le code précisant également que "le degré de preuve, dans tous les cas, devra être plus important qu'un juste équilibre des probabilités".

Di Luca, 32 ans, était poursuivi à la suite d'un contrôle "anormal" effectué inopinément à l'issue de la 17e étape du Giro entre Lienz (Autriche) et le Mont Zoncolan le 30 mai dernier.

Le parquet antidopage avait requis fin février deux ans de suspension à son encontre. Une première audience s'était tenue le 1er avril, mais le GUI ne s'était pas prononcé, préférant ordonner la tenue d'une nouvelle expertise.

Comme lors de la première audience qui s'était tenue en même temps que la Semaine Lombarde - épreuve qu'il a ensuite remportée - Di Luca n'était pas présent à l'audience de mercredi. Le coureur de l'équipe LPR avait préféré rester chez lui à Pescara (centre-est) pour peaufiner sa préparation pour le prochain Giro (10 mai-1er juin).

"Pas de preuves"

"Danilo Di Luca a déjà payé au prix fort. Il a dû supporter le poids d'un déferrement", a immédiatement réagi l'avocat du coureur, Federico Cecconi, ajoutant: "Nous sommes bien entendu satisfaits (...), mais cette procédure a été un fardeau pesant. Cela aurait pu être évité".

"Finalement, justice a été faite, a réagi plus tard Di Luca. J'ai perdu une année de ma vie, c'est vrai. Mais, aujourd'hui, je pense seulement à courir et à gagner. Les victoires sont le meilleur antidote au mal être".

"J'ai beaucoup souffert au cours d'une année pendant laquelle j'ai dû avaler nombre de couleuvres. Aujourd'hui, me revoilà, heureux", a-t-il insisté, ajoutant que devant le GUI, "tout s'est déroulé comme prévu, il n'y avait pas de preuves et il ne pouvait pas y en avoir".

Selon l'accusation, les analyses du test sur Di Luca avaient révélé des valeurs hormonales anormalement basses laissant penser qu'il avait reçu après l'étape une perfusion d'eau ou de sérum physiologique. Pour le procureur, le vainqueur du Giro avait subi une perfusion intraveineuse, méthode interdite même si elle implique des substances non prohibées.

A l'inverse, la défense a argué que l'anomalie révélée par le contrôle avait "uniquement été causée par l'absorption d'un litre et demi d'eau".

Dans leur rapport, les experts mandatés par le juge ont eux formellement écarté l'hypothèse d'une perfusion de plasma qui aurait pu servir à masquer la prise de produits interdits. En tout état de cause, les preuves de l'accusation n'étaient pas assez solides pour établir avec certitude qu'une perfusion avait été pratiquée.

En octobre 2007, Di Luca avait été condamné à trois mois de suspension - qu'il a purgés -, dans le cadre de l'affaire "Oil for drug", laquelle implique plusieurs athlètes avec le Dr Carlo Santuccione, médecin installé près de Pescara et soupçonné de pratiques dopantes.

Première publication : 16/04/2008

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