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Les internautes chinois pour le boycott de Carrefour

Dernière modification : 24/04/2008

Des internautes chinois demandent à leurs concitoyens de boycotter la centaine de magasins Carrefour localisés en Chine à partir du 1er mai. Le distributeur est accusé de "soutenir financièrement le dalaï-lama". (Récit : C. Bruneau)

 
"Les intérêts français sont menacés en Chine". "La mise en garde de Pékin avant les JO". "Les appels au boycott d’entreprises françaises se durcissent". Autant de titres qui font aujourd’hui la une de la presse française.

La Chine reprochait déjà à la France le fiasco de la traversée de la flamme olympique dans Paris, la visite programmée du dalaï-lama et la menace d’un éventuel boycott de la cérémonie d’ouverture que laisse planer Nicolas Sarkozy.  Et voilà maintenant que les athlètes français veulent arborer un badge se prononçant "pour un monde meilleur".

Pour Pékin, c’en est trop. La Chine est un partenaire commercial incontournable et entend bien rappeler son rôle de moteur de la croissance mondiale à ceux qui l’auraient oublié. La réplique chinoise se place donc sur le terrain économique.

Depuis quelques jours, sur Internet, les appels au boycott se multiplient. Des militants anonymes lancent des messages visant les grandes firmes françaises qui soutiendraient la cause sécessionniste tibétaine.

Le distributeur Carrefour, qui est soupçonné de financer le dalaï-lama, a été visé en premier plan par ces appels qui somment les consommateurs de ne pas y aller faire leurs courses. Il ne semblerait pas que le gouvernement chinois y soit impliqué, mais tout au moins cautionne-t-il le mouvement, lorsque l’on sait à quel point Internet est filtré dans le pays. Toute la question est de savoir si ce type de boycott prendra.

Les grands groupes français sont attentifs à la situation, mais jusqu’à présent, ils affirment ne pas en ressentir les effets , même s'il serait légitime de s'en inquiéter.

Première publication : 16/04/2008

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