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James Bond et son créateur s'exposent à Londres

Dernière modification : 17/04/2008

L'Imperial War Museum de Londres consacre une exposition à l'agent secret britannique le plus célèbre de la planète, l'agent 007, et à son créateur Ian Fleming. Les organisateurs attendent des dizaines de milliers de visiteurs.

"Rien que pour vos yeux": les trésors des films de James Bond et des objets retraçant la vie de son auteur, le flamboyant Ian Fleming qui aurait eu 100 ans le mois prochain, sont à découvrir dans une exposition qui s'ouvre jeudi à Londres.

"Les gens vont pouvoir découvrir qu'une bonne part de ce qu'est James Bond est basé sur Ian Fleming et ses expériences pendant la seconde guerre mondiale", explique Ann Carter, la directrice des expositions à l'Imperial war museum qui accueille cet évènement.

Ian Fleming, né le 28 mai 1908 dans une riche famille britannique est le fils d'un parlementaire conservateur. Il étudie à Eton et à l'Académie militaire de Sandhurst, établissements de l'élite, où il n'excelle cependant que dans les disciplines sportives.

Il devient journaliste à Reuters -- et n'hésite pas à demander une interview à Staline, qui lui répond par une note signée de sa main qui est exposée -- puis courtier et banquier. L'argent gagné lui permet une vie de playboy comparable à celle de son futur héros James Bond.

Pendant la seconde guerre mondiale, Ian Fleming travaille pour le service des renseignements de la Royal Navy. Sa division sera notamment en charge de recueillir les informations sur les U-boats nazis pendant la Bataille de l'Atlantique.

"Fleming était de cette génération qui n'a pas combattu pendant la guerre" (...) mais grâce à son poste "il a vu beaucoup de choses et cela l'a inspiré" pour ses romans, observe le commissaire de l'exposition Terry Charman.

C'est en 1952 que "naît" James Bond quand paraît le roman "Casino Royal"

Terry Charman souligne que "certain aspects de James Bond viennent de Fleming lui même : c'était un homme à femmes, il aimait boire, la bonne vie".

Les photographies, manuscrits et objets familiers exposés donnent un aperçu de la vie de Ian Fleming et de sa famille. Et de nombreux trésors venant des tournages des films, comme la chemise ensanglanté de l'acteur Daniel Craig dans "Casino Royal" ou les "chaussures-couteaux" de la méchante soviétique Rosa Klebb dans "Bons baisers de Russie" rappellent les meilleurs moments des adaptations à l'écran de James Bond.

On peut y voir aussi le bureau et la chaise où Ian Fleming a écrit ses romans, dans sa maison de Jamaïque nommée "Goldeneye", ou un Colt qui a appartenu à l'auteur.

Une salle est dédiée aux bolides utilisés par l'agent secret 007, dont un modèle réduit de son Aston Martin.

Mais pour le conservateur, les pièces plus précieuses de l'exposition sont les manuscrits, comme celui de "Chitty Chitty Bang Bang" écrit par Ian Fleming pour son fils.

L'Imperial war museum expose aussi les dessins originaux des couvertures des romans et les affiches qui laissent la part belle aux James Bond girls et aux armes.

Les organisateurs attendent 75.000 visiteurs même si le Daily Telegraph n'est pas vraiment enthousiaste:

"Ce n'est pas une exposition qui va remuer quelqu'un +au shaker ou à la cuillère+", comme la boisson préférée de James Bond, la vodka-martini. Mais "pour un fondu de James Bond ou un fan de la Seconde guerre mondiale (...) cela vaut la visite", écrit le journal.

Cent ans après sa naissance et près de 50 ans après sa mort, Ian Fleming et sa créature, James Bond, continuent eux à conquérir un public toujours plus nombreux.

Un nouveau livre des aventures de James Bond, écrit par l'auteur britannique Sebastian Faulks, "Le Diable l'Emporte", doit être publié le 28 mai, pour le centenaire de la naissance de Fleming, et un nouveau film "Quantum of Solace" doit sortir sur les écrans à l'automne.

L'exposition "Rien que pour vos yeux: Ian Fleming et James Bond" se tient à l'Imperial war museum à Londres dà partir du 17 avril.
 

Première publication : 16/04/2008

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