Samedi 17 mai 2008

MEDIAS - FRANCE

Deuxième jour de grève au Monde

Jeudi 17 avril 2008

Les salariés du quotidien Le Monde, opposés à la suppression de 129 postes, ont voté la grève pour la deuxième fois en une semaine. Le journal ne paraîtra pas vendredi. Eric Fottorino, président du directoire, affirme qu'il ne cèdera pas.

Jeudi 17 avril 2008

Les salariés du quotidien Le Monde sont en grève pour la deuxième fois en une semaine. Une première dans l'histoire du journal. La presse écrite française, à l'image des médias internationaux, va-t-elle se relever de cette crise ? Quel rôle jouent les sites Internet d'information ? Donnez-nous votre avis en cliquant sur Réagir ci-dessous. Regardez le débat "La presse en crise" sur France 24, difffusé 19h10 (GMT+2).

La contestation du plan de redressement se poursuit au Monde, où les salariés du quotidien ont voté la grève pour la deuxième fois en une semaine, ce qui entraînera la non-parution du journal daté de vendredi, alors que leurs confrères des magazines cesseront le travail jeudi.
   
Mercredi matin, les salariés du quotidien se sont réunis en assemblée générale pour débattre de la présentation du plan de redressement qui leur a été faite la veille par le président du directoire, Eric Fottorino.
   
Lors d'un scrutin à bulletins secrets, ils ont voté à une très large majorité en faveur d'une grève à compter de ce mercredi après-midi afin d'empêcher la parution du journal daté de vendredi.
   
Ce mouvement, qui n'est pas reconductible, a été voté à 346 voix pour (81,4%), 69 voix contre (16,2%) et 10 blancs ou nuls (2,4%).
   
Il s'agit de la deuxième grève au quotidien en une semaine. Les journalistes avaient déjà posé leur stylo lundi, entraînant la non-parution du journal daté de mardi.
   
Comme ils l'avaient déjà fait lundi, les salariés du Monde Interactif, filiale du groupe qui édite lemonde.fr, ont indiqué qu'ils s'opposeraient à la publication d'articles en provenance du journal sur le site internet jeudi.
   
Afin de redresser les comptes du groupe, déficitaire et lourdement endetté, le plan prévoit la suppression de 129 emplois au quotidien, par des départs volontaires mais aussi contraints et une réorganisation de la rédaction autour d'un nouveau projet éditorial.
   
Il prévoit en outre la cession de quatre entités "déficitaires ou non-stratégiques" au pôle magazine: Fleurus Presse (12 titres jeunesse), Danser, Les Cahiers du cinéma et le réseau de librairies La Procure.
   
Dans une motion, les salariés du quotidien ont demandé une nouvelle fois que les départs envisagés au quotidien se fassent "uniquement sur la base du volontariat" et exigé "l'abandon du projet de cession des filiales qui préfigure le démantèlement du groupe".
   
L'intersyndicale, qui appelle les salariés et la presse à se rassembler au siège du journal jeudi à 14H30, a demandé "formellement à la direction de revoir sa copie", après ce vote "massif" et "incontestable".
   
Eric Fottorino a cependant affirmé à l'AFP qu'il ne reviendrait ni sur les départs contraints, ni sur les cessions, soulignant que Le Monde était dans une "situation économique très fragile".
   
Le groupe a accumulé 180 millions d'euros de pertes, dont 15 millions d'euros en 2007, a-t-il rappelé, avertissant que "si rien d'efficace n'est fait pour revenir à l'équilibre, ça se terminera au tribunal de commerce".
   
M. Fottorino, qui a reçu l'intersyndicale dans l'après-midi, a toutefois indiqué "comprendre le mouvement de grève" qui exprime une "émotion tout à fait légitime".
   
De leur côté, les salariés du pôle magazine seront en grève ou débrayeront jeudi pour protester contre le projet de cession de Fleurus, Danser, Les Cahiers du cinéma et la Procure.
   
Les personnels de Fleurus et Télérama, en particulier, ont voté des grèves de 24 heures.
   
C'est en effet jeudi que la direction du groupe doit présenter le projet de cession aux représentants de Fleurus lors d'un comité d'entreprise extraordinaire.
   
"Nous nous sommes engagés à trouver pour les entités cédées les meilleurs actionnaires possibles", mais "si nous n'y arrivons pas, il n'est pas question de les laisser au bord de la route", a assuré M. Fottorino.


  • 19/04/2008

    la greve du "monde"

    le monde n'est pas adapté à l'époque actuelle par son format et d'autre part il n'a pas ses pproduits accessoies comme le figaro par exemple
    Iphilippe espie

  • 18/04/2008

    La presse pleure encore

    Depuis le temps que la presse française pleure sur son sort, elle aurait déjà dûe se restructurée depuis longtemps et ce n'est pas faute d'argent publique versé par tous les gouvernements. Mais ce qui coûte cher dans un journal c'est sa fabrication, sa diffusion et les ouvriers de la presse représentent l'arristocratie ouvrière en france et touchent plus que les journalistes. Quand les patrons de presse décideront de reprendre la gestion de leurs journaux et ne plus suivrent le dictat des syndicats (pardon du syndicat CGT) alors ils pourront peut-être pouront'ils faire des journaux rentables et indépendants.

  • 17/04/2008

    différence entre policier et journaliste ???

    Un peu moins de journalistes les français verront enfin la vie avec plus optimisme. Il n’y a pas beaucoup de différence entre policier et journaliste ils utilisent le même langage et les mêmes procédés : enquête, suivie, traqué, caméra cachée, enregistrement téléphonique sans l’autorisation des personnes, dénonciation pas des gens masqués ou floutés…..c’est une honte …Ils montrent trop souvent que le mauvais et rarement le bon .On n’à même l’impression que dans certain reportage de manifestations les journalistes se font un certain plaisir de filmer les scènes les plus violentes …..

  • 17/04/2008

    Et si la presse d'information souffrait de son rôle de désinform

    Il fût un temps ou la presse d'information produisait de la contradiction. l n'enest aucune pour l'instant, ce qui est louche. Si l'on prend l'exemple du vote de 2005 sur la constitution européenne, 100% de la presse d'information appelait à voter oui, alors que le résultat a été sans constation aucune NON. Alors si comme leader d'opinion la presse d'information s déconnecte autant de l'opinion c'est qu'il y a conscience par les lecteurs et leurs réseaux que cette presse est "controllée". Internet ou pas internet telle n'est pas la question, car ces média sont sur internet et l'inconfiance qu'ils inspirent maintien le journalisme de basse qualité bloguiste. C'est bien dommage d'avoir d'une part le journalisme de qualité muselé et manipulé, et d'autre part l'information et les mouvement d'idées dans l'informe de l'amateurisme.

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