Le pape Benoît XVI est parti en guerre mercredi soir à Washington contre la pornographie et la violence qui corrompent les moeurs de la société américaine, après avoir reconnu mardi la "honte" de son Eglise pour le scandale des prêtres pédophiles aux Etats-Unis.
Son discours devant les évêques américains était la première étape proprement religieuse de son voyage pastoral de six jours aux Etats-Unis, après sa rencontre dans la matinée à la Maison Blanche avec George W. Bush.
Le président américain a réservé un accueil fastueux et détendu au pape qui a plaidé pour le recours à la diplomatie internationale dans la résolution des conflits et pour le respect des droits de l'Homme dans la lutte contre le terrorisme.
Après les vêpres célébrées avec les évêques américains au sanctuaire national de l'Immaculée Conception à Washington, Benoît XVI est revenu sur le vaste scandale d'abus sexuels sur mineurs par des prêtres, mis au jour depuis 2002, un motif de "honte profonde" et de "souffrances énormes" pour l'Eglise toute entière, a-t-il dit.
Il a reconnu que l'affaire avait été "parfois très mal gérée" et a plaidé pour "la compassion et l'attention aux victimes".
Mais il a aussi dénoncé les "moeurs sexuelles" de la société américaine constituant selon lui le "contexte" de ce scandale.
"Que signifie de parler de protection de l'enfant quand la pornographie et la violences peuvent être regardées dans de nombreux foyers à travers les médias largement accessibles aujourd'hui?", a-t-il demandé.
Le pape a par ailleurs critiqué le caractère parfois superficiel de la religiosité américaine lorsqu'elle ne se traduit pas dans les comportements et il a dénoncé "le scandale donné par les catholiques qui font la promotion d'un prétendu droit à l'avortement".
Une petite foule surveillée de près par un imposant dispositif de sécurité s'était massée sur le parcours de la "papamobile" vitrée à bord de laquelle Benoît XVI a parcouru la distance entre la Nonciature apostolique, où il réside, et le sanctuaire.
Mercredi matin, c'est une assistance triée sur le volet de 9 à 12.000 personnes qui a assisté sous le soleil à la cérémonie d'accueil offerte au souverain pontife par George W. Bush, accompagnée de son épouse Laura toute de blanc vêtue.
Accueilli avec les honneurs militaires, Benoît XVI, qui fêtait son 81e anniversaire, a regardé en souriant la parade offerte par des soldats en uniforme de la guerre d'indépendance et s'est franchement déridé en écoutant la fanfare jouer "Happy Birthday to you".
"Dans un monde où certains ne croient plus que l'on peut distinguer le vrai du faux, nous avons besoin de votre message pour rejeter cette dictature du relativisme et embrasser une culture de la justice et de la vérité", a déclaré M. Bush à son hôte.
Benoît XVI a appelé l'Amérique à "soutenir les patients efforts de la diplomatie internationale pour résoudre les conflits", seule allusion à l'attitude critique du Vatican face à l'engagement militaire américain en Irak et à son inquiétude concernant le dossier iranien.
Les deux hommes ont ensuite eu un entretien en tête à tête au cours duquel ils ont "réaffirmé leur rejet total du terrorisme ainsi que de la manipulation de la religion pour justifier des actes immoraux ou violents contre des innocents", selon un communiqué commun.
"Ils ont également évoqué la nécessité de lutter contre le terrorisme par des moyens appropriés respectant la personne humaine et ses droits", indique le communiqué, laissant entendre que le pape a exprimé à M. Bush sa condamnation du recours à la torture pour obtenir des informations auprès de détenus de Guantanamo ou en Irak.
Les deux hommes ont conclu leur rencontre par une prière "pour la famille" à laquelle s'est jointe Laura Bush.



















Commentaires
L'amérique est la nouvelle Babylone
Avec le phénomène de la mondialisation, la communauté mondiale actuelle court très vite à son occidentalisation, mieux à son américanisation. En effet, les Etats unis jouent les gendarmes du monde, ils veulent démocratiser les Etats, ils traitent les Etats de voyous, alors que la politique de Bush a démontré que les USA c'est le premier Etat voyou. Par une hégémonie qui ne se justifie que par la puissance nucléaire, technologique, économique, militaire et médiatique, les USA assurent leur volonté de domination à travers la scène mondiale, et la communauté mondiale apparait ainsi comme un amphithéatre, où se jouent des rapports de force entre les riches et les pauvres. Si le pape dénonce les moeurs américaines, c'est que justement, l'Amérique c'est la nouvelle Babylone qui foule au pieds des valeurs morales, spirituelles qui constituent l'essence de notre humanité. Exceller dans la débauche est une mauvaise chose, entraîner les faibles (les plus petits) en les exposant au culte du sexe (pornographie infantile- pédophilie) ce qui suscite l'étonnemment du pape en ces termes: "Que signifie de parler de protection de l'enfant quand la pornographie et la violences peuvent être regardées dans de nombreux foyers à travers les médias largement accessibles aujourd'hui?", est absurde et en plus faire de cette culture du sexe une valeur universelle par la puissance médiatique, est une aberration, un génocide culturel universel. Le neo Nabuchodonosor prend conscience devant le represéntant de Saint Pierre: "Dans un monde où certains ne croient plus que l'on peut distinguer le vrai du faux, nous avons besoin de votre message pour rejeter cette dictature du relativisme et embrasser une culture de la justice et de la vérité", ceci est un début d'un possible changement de direction dans l'orientation de la future éthico-politique américaine étrangère.
le mariage des prêtres
je crois que par ce scandale des prêtres pédophiles aux Etats-Unis; l'église catholique doit arréter d'ètre hypocrite et comprendre que les prètres aussi ont besoin du sexe,d'intimité; et doit revoir sa politique sur le mariage des prêtres. si non c'est le debut d'une grande guerre avec le sexe.
Réagir à cet article