Dernière modification : 20/04/2008 

- 24 heures du Mans - Moto


Triomphe de la Suzuki N.2 au Mans
L'écurie Suzuki N.2 a remporté les 24 heures du Mans pour la deuxième fois consécutive. Les pilotes français Costes et Dietrich ainsi que le Néerlandais Veneman ont complété les 770 tours devant les Suzuki N.1 et les Yamaha N.99.

Déjà victorieuse en 2007, la Suzuki N.2 du SERT pilotée par les Français William Costes, Guillaume Dietrich et le Néerlandais Barry Veneman a remporté dimanche la 31e édition des 24 Heures du Mans motocycliste sur le circuit Bugatti (4,185 km).
  
L'équipe de Dominique Méliand, qui a parcouru 770 tours, fait même un doublé identique à celui de l'an passé puisque la Suzuki N.1 de Philippe-Lagrive-Da Costa a fini en 2e position, devant la Yamaha N.99 de Fastre-Leblanc-Dos Santos, 3e.
  
Suzuki s'adjuge l'épreuve pour la 6e fois depuis 2001.
  
La Suzuki N.2, qui a pris la tête à 03h30, après la chute de la N.1 provoquée par un lapin, a parfaitement géré ses 16 tours d'avance jusqu'à l'arrivée à 15H00.
  
"C'est fantastique, énorme", s'est exclamé William Costes, qui décroche son 4e succès dans la course d'endurance. "C'est le SERT, c'est tout! On a la meilleure équipe, la meilleure moto. On fait des résultats, c'est normal."
  

Remontée fantastique

  
La 2e moto de l'écurie gagnante a, pour sa part, réalisé une remontée fantastique après le désagrément nocturne subi par Da Costa. Pointée 8e après avoir mis quelque 45 minutes à réparer, la N.1, la moto la plus rapide du week-end grâce à Matthieu Lagrive (1:39.812), est rapidement revenue en 3e position.
  
Une chute de la N.99, provoquée par la piste encore humide à six heures de l'arrivée, lui a ensuite permis de chiper une 2e position qu'elle a facilement assurée, la Yamaha devant finalement se contenter d'une 3e place inespérée au départ.
  
"Je suis super content de ce résultat qui a été très difficile à décrocher dans des conditions dantesques, a immédiatement réagi Dominique Méliand. Il faut féliciter les pilotes."
  
De nombreuses chutes déclenchées par la pluie et les incessants changements d'adhérence ont effectivement émaillé les 24 heures de course, provoquant une hécatombe d'abandons et notamment celui de la Kawasaki officielle N.11, dès la première averse, au bout de 11 minutes, alors qu'elle était en tête.
  
La Yamaha d'usine N.94 a également dû arrêter alors qu'elle menait, victime d'une fuite d'huile dans l'embrayage, au 71e tour.
  
La dernière moto officielle, la Honda N.55, à la peine toute la semaine, n'avait même pas pu boucler le premier tour en raison d'une défaillance de sa boîte de vitesses.

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