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Selon Carter, le Hamas est prêt à la paix, sous condition

Dernière modification : 24/04/2008

L'ex-président américain Jimmy Carter assure que le Hamas est prêt à se rallier à un accord de paix négocié, après une rencontre avec son chef en exil. Khaled Mechaal a précisé qu'il "ne reconnaîtrait pas Israël". (Récit : L. Dupont)

Le mouvement palestinien Hamas est prêt à accepter un Etat palestinien dans les frontières de 1967 mais il "ne reconnaîtra pas Israël", a affirmé lundi son chef en exil Khaled Mechaal.
   
"Nous acceptons un Etat palestinien dans les frontières du 4 juin 1967 avec Jérusalem pour capitale, un Etat souverain sans les colonies (israéliennes), avec le droit au retour des réfugiés palestiniens, mais sans la reconnaissance d'Israël", a dit M. Mechaal lors d'une conférence de presse à Damas.
   
Chef du bureau politique du mouvement islamiste, M. Mechaal, basé à Damas, avait rencontré vendredi et samedi l'ex-président américain Jimmy Carter dans la capitale syrienne.
   
M. Carter a affirmé lundi à Jérusalem que le Hamas serait prêt à reconnaître Israël si un accord de paix était conclu et approuvé par un référendum palestinien.
   
"Nous refusons de dialoguer directement avec les Israéliens. Il y a des négociations indirectes concernant le soldat israélien capturé Gilad Shalit et l'échange des prisonniers. Mais nous mettons un veto sur les négociations directes" avec Israël, a martelé M. Mechaal.
   
Le dirigeant palestinien a affirmé par contre que le Hamas était prêt à discuter avec Washington. "Nous n'avons pas de problème à dialoguer avec les Etats-Unis", a-t-il dit.
   
M. Carter a effectué "une action audacieuse et courageuse" en rencontrant le Hamas, considéré par les Etats-Unis et Israël comme une organisation terroriste, selon M. Mechaal en affirmant que "cela ne signifie pas que nous nous sommes mis d'accord sur tout".
   
M. Mechaal a indiqué qu'il "a refusé une proposition présentée par M. Carter sur un cessez-le-feu unilatéral. Il a demandé que le Hamas cesse de lancer ses roquettes pendant trente jours contre Israël afin de parvenir à une trêve".
   
Mais "le Hamas veut un cessez-le-feu réciproque, que l'agression (israélienne) cesse et que le blocus (sur Gaza) soit levé", a lancé M. Mechaal.
   
M. Mechaal a en outre affirmé qu'il avait informé M. Carter que "le Hamas préférait que les négociations indirectes sur l'échange de prisonniers (avec Israël) se poursuivent via l'Egypte".
   
Le dirigeant palestinien a confirmé en outre des propos exprimés plus tôt par M. Carter selon lesquels le Hamas avait donné son accord pour que Gilad Shalit, enlevé en juin 2006 en Israël à la lisière de la bande de Gaza par trois groupes armés, dont l'un relevant du Hamas, puisse faire parvenir une lettre à ses parents.
   
Lors de ses rencontres vendredi et samedi avec M. Mechaal, l'ex-président américain avait proposé "une trêve" entre Israël et le Hamas qui contrôle la bande de Gaza, "un échange de prisonniers" qui comprendrait Gilad Shalit, "la levée du blocus" imposé à Gaza, et une solution concernant "le point de passage de Rafah", avait indiqué un haut responsable du Hamas, Mohammad Nazzal.

Première publication : 21/04/2008

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