La Somalie risque d'être confrontée à sa pire catastrophe humanitaire depuis les années 1990 si rien n'est fait pour enrayer la guerre et la sécheresse qui mettent en danger les vies de deux millions et demie de personnes, ont prévenu mardi les Nations unies.
"Si les choses ne s'améliorent pas dans les prochaines semaines, nous serons confrontées à ces images de 1991-1992 quand une sécheresse et la guerre civile avaient coûté la vie à des centaines de milliers de Somaliens", a déclaré à la presse la porte-parole du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) pour l'ONU, Elisabeth Byrs.
Les chameaux commencent déjà à mourir en raison de la sécheresse, la pire depuis une décennie dans ce pays, a-t-elle ajouté.
Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, exhorte les parties au conflit en Somalie à cesser de recourir à une violence disproportionnée qui met en danger la population civile, a indiqué lundi son service de presse.
A Mogadiscio, d'intenses combats au cours du week-end ont fait au moins 56 morts, témoignant de l'impasse sécuritaire et politique de la Somalie, plongée dans le chaos depuis le début de la guerre civile il y a 17 ans.
La capitale somalienne est le théâtre d'attaques quasi quotidiennes depuis la débâcle des islamistes qui, en décembre 2006-janvier 2007, ont perdu les régions sous leur contrôle après une offensive des forces éthiopiennes venues soutenir le gouvernement somalien.
Depuis un an, les civils de Mogadiscio paient le prix fort de la guerre civile commencée en 1991. Des milliers d'entre eux ont été tués et des dizaines de milliers ont dû fuir les combats.















Commentaires
mon pays
fJ'habite las bas vers 2000 et ce netait pas un chantier bisous
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