La liste des nominés du 61ème Festival de Cannes a été dévoilée à Paris. La sélection comprend 56 films, dont 22 se disputent la Palme d’or au sein de la compétition officielle, et dont 19 qui se présentent dans la section "Un Certain Regard".
Le jury, présidé par l'acteur et réalisateur américain Sean Penn, réunit notamment Natalie Portman, actrice israélo-américaine et le réalisateur thaïlandais Apichatpong Weerasethakul. Les noms de deux autres membres du jury seront bientôt annoncés.
Avec quatre films, le cinéma sud-américain est bien représenté cette année. Mais il est probable que l’intérêt des médias internationaux se portera sur des films venus d’Outre-Atlantique qui pourraient bien être primés, comme "The Changeling" de Clint Eastwood, ou encore "Che" de Steven Soderbergh, qui retrace la vie de Che Guevara en quatre heures.
Outre la Palme d'or, les films en compétition vont concourir pour le Grand Prix, le Prix du jury, le Prix de la Mise en scène et les prix d'interpration masculine et féminine. La Caméra d'Or sera attribuée au meilleur premier film.
Des incontournables et des habitués de Cannes
Aucune édition du Festival n’est exhaustive sans l’éventail des cinéastes qui ont leur habitudes à Cannes. Dans cette sélection de 54 films choisis sur un total de 1 800, on compte : les frères Dardenne, deux fois primés à Cannes, avec "Le Silence de Lorna", Wim Wenders avec "The Palmero Shooting" et Atom Egoyan avec "Adoration", tous en compétition pour la Palme d’or.
Le réalisateur taïwanais Hou Hsiao Hsien fait également parti des habitués, de même que les Français Olivier Assayas et Bruno Dumont qui font leur retour à Cannes en tant que membres du jury.
Wong Kar-Wai et Emir Kusturica, deux anciens présidents du jury, font quant à eux l’objet de séances spéciales. Quentin Tarantino, un autre ancien président du jury, donnera sa leçon de cinéma, succédant dans cet exercuce de style à Martin Scorcese.
Satisfaire les assoiffés d’Hollywood
Après avoir contenté les cinéphiles, le festival de cinéma le plus célèbre au monde doit remplir l’une de ses missions, savoir garder les photographes occupés. Alors cette année ne déroge pas à la règle.
Le tapis rouge sera notamment foulé par Clint Eastwood, avec les stars de son film Angelina Jolie et John Malkovich. Woody Allen, véritable icône en France, apparaîtra sur le tapis rouge accompagné de Pénélope Cruz et de Scarlett Johansson pour présenter "Vicky Cristina Barcelona", la dernière œuvre de son luxuriant cycle de films "européens" qui a débuté avec "Match Point" en 2005.
Cependant, l’événement le plus attendu des médias sera certainement l'avant-première, hors compétition, d’"Indiana Jones and the Kingdom of the Crystal Skull", signé Steven Spielberg avec un Harrison Ford certes plus vieux, mais toujours aussi dynamique. Thierry Frémaux, délégué général du Festival, a déclaré à FRANCE 24, "Spielberg est une star, il va attirer les flashs de tous les photographes".
Un cinéma aux tendances nouvelles
L’industrie du film vit à l’heure actuelle une révolution sans précédent. Les nouveaux médias et la jungle des technologies en évolution constante ont forcé réalisateurs, producteurs et distributeurs à redéfinir la place du septième art dans le XXIe siècle.
"Le piratage via Internet va bientôt obliger les distributeurs à faire des sorties de films simultanées dans tous les pays… Mais on doit suivre l’évolution et accepter tout cela", déclare à FRANCE 24 Gilles Jacob, président du Festival, pour qui le rôle premier et primordial de Cannes est de promouvoir l’effort artistique.
C’est en effet souvent par le biais du Festival de Cannes que des nouvelles tendances cinématographiques sont institutionnalisées à l’échelle internationale. L’année dernière, le cinéma roumain a marqué l’histoire des récompenses en remportant à la fois la Palme d’or - décernée au film roumain "4 mois, 3 semaines, deux jours" - et le premier Prix dans la catégorie "Un Certain Regard", attribué à "California Dreaming".
Cette année, le Festival coïncide avec la commémoration des événements de mai 68 en France. On peut légitimement se demander si cette édition n’aura pas son côté politique. "Il y aura des films politiques, de manière directe ou indirecte", révèle Thierry Frémaux. Le délégué général du Festival prend l’exemple du film israélien "Waltz with Bashir", un documentaire animé sur la guerre du Liban en 1982, en compétition pour la Palme d’or. Mais il précise : "Nous ne sélectionnons pas des films basés sur un contenu politique".
A cette heure, résume Thierry Frémaux, "la flamme de Cannes a commencé, à Paris, son voyage vers le sud, et aucun boycott de la cérémonie n’a été annoncé".





























Commentaires
à bas cannes, vive deauville
Le vrai festival du cinéma c'est Deauville!
C pas du cinéma, c de la m.....
Des réalisateurs connus?arrêtes un peu, que des films destinés à des étudiants-bobos qui se regardent le nombril.Continuez donc à regarder vos films finlandais ou iraniens soporifiques au possible ou un film français bien pourri avec pour thème de prédilection la crise de la quarantaine, la critique de la société
bourgeoise ou encore je t' aime moi non plus.
Quand je pense qu'il y a des bouseux qui attendent les marches pour essayer de voir une de ces croutes...
hahahahahhahha
Oui supprimons et à la place: un festival de cineastes incconnus c est ça? Non elitiste quoi!!! Il y a toutes sortes de festivals...C'est quand meme normal qu il y ait aussi des festivals importants pour gens connus et gros films...
masquarade
Quand est-ce que ce festival élitiste sera supprimé?
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