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Un projet d'accord entre le Pakistan et ses talibans

Dernière modification : 24/04/2008

Selon les services de sécurité, le gouvernement au pouvoir depuis les législatives du 18 février négocie un accord de paix avec les talibans du Pakistan. La Maison Blanche se dit "inquiète".

Le nouveau gouvernement du Pakistan prépare un projet d'accord de paix avec les talibans pakistanais, dont certains proches d'Al-Qaïda, très actifs dans les zones tribales du nord-ouest et responsables d'une vague d'attentats, a-t-on appris de sources officielles mercredi.
   
Aussitôt, Washington s'est dit "inquiet" et a pressé Islamabad de "continuer à combattre les terroristes".
   
Les Etats-Unis, principaux bailleurs de fonds et d'armes du Pakistan, ainsi que l'Union européenne ont répété ces derniers jours qu'ils n'admettraient pas des négociations avec des membres d'Al-Qaïda, ni avec des talibans qui franchiraient la frontière pour combattre leurs troupes en Afghanistan.
   
L'ancienne opposition au président Pervez Musharraf a remporté les législatives du 18 février et, dès la formation d'un gouvernement de coalition début avril, elle a ouvert des pourparlers avec certains combattants islamistes des zones frontalières avec l'Afghanistan.
   
Le nouveau gouvernement espère ainsi infléchir la stratégie de l'offensive militaire qu'avait privilégiée ces derniers temps le président Musharraf, l'un des alliés clés, dans sa "guerre contre le terrorisme", de Washington qui considère qu'Al-Qaïda et les talibans afghans ont reconstitué leurs forces dans les zones tribales pakistanaises.
   
Islamabad espère ainsi prolonger la trêve relative que connaît le pays depuis les législatives dans la vague d'attentats qui avait fait plus de 1.070 morts en 15 mois.
   
"Nous progressons rapidement vers un accord de paix avec le Mouvement des talibans du Pakistan (Tehreek-e-Taliban Pakistan)", a déclaré à l'AFP un haut responsable des services de sécurité, sous couvert de l'anonymat, invoquant des "négociations indirectes".
   
Le principal porte-parole du Mouvement des talibans du Pakistan, le maulvi Omar, a confirmé à l'AFP par téléphone que "des négociations étaient en cours avec le gouvernement".
   
"Selon le projet d'accord, les deux parties ne se livreront plus de combats, les militaires se retireront de certaines zones et les combattants islamistes cesseront d'attaquer l'armée", a ajouté le haut responsable des services de sécurité.
   
"Des étapes importantes ont été franchies, les deux parties ont accepté la plupart des demandes de l'autre, nous espérons une annonce positive dans quelques jours", a commenté le maulvi Omar.
   
Des accord de paix avec les mêmes tribus fondamentalistes avaient été rompus en 2007 et avaient abouti au renforcement des bases arrières d'Al-Qaïda et des talibans afghans dans les zones tribales, n'a de cesse de rappeler ces derniers jours Washington.
   
Or, le Mouvement des talibans du Pakistan est dirigé par le chef de tribu Baïtullah Mehsud, qui a fait allégeance à Al-Qaïda et est recherché par les autorités depuis qu'il a été formellement accusé d'être responsables de la vague d'attentats récents, en particulier celui qui a coûté la vie à l'ex-Premier ministre Benazir Bhutto le 27 décembre. Le parti de la défunte dirige aujourd'hui le gouvernement de coalition, contraint à une cohabitation conflictuelle avec le président Musharraf.
   
Dès mercredi, Washington a réagi avec fermeté à l'annonce d'un possible accord avec les combattants fondamentalistes. "Nous sommes inquiets et ce que nous les encourageons à faire, c'est de continuer à combattre les terroristes", a dit le porte-parole de la Maison Blanche Dana Perino.
   
L'Union européenne, premier partenaire commercial du Pakistan, avait rappelé mardi, par la voie de son diplomate en chef Javier Solana, qu'elle ne tolérerait pas non plus que les négociations de paix englobent des groupes liés à Al-Qaïda.

Première publication : 23/04/2008

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