Mission délicate en Chine
Jeudi 24 avril 2008
Le président du Sénat français Christian Poncelet s'est entretenu avec le président chinois Hu Jintao. "Hu a fait savoir que le dialogue existait et je l'ai trouvé disposé à le reprendre", a-t-il déclaré.
Mission délicate en Chine
Par Jean-Bernard CadierJeudi 24 avril 2008
La France est la première et la seule à ce stade à envoyer une délégation de haut niveau à Pékin pour apaiser les Chinois.
Encore un louvoiement dans la gestion de ce dossier ?
Dans cette crise globale entre la Chine et l’Occident au sujet des Jeux olympiques, il faut reconnaître que la crise franco-chinoise est la plus aiguë. A cause de deux évènements propres à la France : le fiasco du passage de la flamme à Paris le 7 avril et la décision de faire du dalaï lama un citoyen d’honneur de la ville de Paris. Les autorités chinoises ont à nouveau largement évoqué ces deux évènements et il est évident qu’une explication n’était pas superflue.
Sur le fond : quel message la délégation était-elle chargée de faire passer sur le Tibet ?
Regardons avec précision ce qu’a dit le président du Sénat Christian Poncelet :
"Hu Jintao m’a dit que le dialogue avec le dalaï lama existait déjà et je l’ai trouvé disposé à le reprendre".
Il s’agit à ce stade de l’impression subjective du président du Sénat. J’ai l’impression, moi Christian Poncelet, que les Chinois sont disposés à reprendre le dialogue avec le dalaï lama.
Il faudra attendre que l’impression personnelle de Christian Poncelet se traduise ou non dans les faits. C’est crucial car même si du côté français le mot condition est un mot banni, la reprise du dialogue avec la dalaï lama est LA condition de la présence de Nicolas Sarkozy à la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques.

