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CANBERRA - Sept personnes ont été interpellées jeudi à Canberra où des incidents ont éclaté entre manifestants pro-Tibet et membres de la communauté chinoise en marge du relais olympique dans la capitale australienne.
Après une cérémonie traditionnelle aborigène, le premier relayeur s'est mis en route sur la pelouse bordant les rives du lac Burley Griffin, devant le bâtiment du parlement, flanqué de deux agents de sécurité chinois reconnaissables à leur survêtement et casquette bleus.
Les autorités australiennes avaient pourtant déclaré que ces vigiles dont le comportement et la nervosité ont été critiqués à Paris et à Londres ne seraient pas autorisés à accompagner la flamme et que la sécurité en serait confiée aux seules forces de l'ordre australienne.
A plusieurs reprises, les policiers australiens ont écarté les agents chinois.
La torche a ensuite franchi le lac à bord d'un bateau d'aviron avec huit rameurs à son bord.
Une foule agitant des dizaines de drapeaux chinois et olympiques s'était massée dans le parc d'où est partie la flamme. Le slogan "Une seule Chine" a également été scandée par une partie de l'assistance.
Des milliers de partisans de la Chine avaient été transportés par car vers Canberra, où quelques centaines de sympathisants de la cause tibétaine se sont également mobilisés.
Canberra, où la police a mis en place un dispositif de sécurité sans précédent, est la 15e des 19 villes-étapes parcourues à l'étranger par la flamme olympique avant son retour en Chine, le 2 mai prochain.
Son passage dans les villes de Londres, Paris et San Francisco notamment a donné lieu à des incidents entre manifestants pro-Tibet et forces de l'ordre.
La flamme avait atterri la veille sur une base militaire de Canberra où les mesures de sécurité prises pour encadrer son arrivée étaient dignes de celle d'un dirigeant étranger.
Des centaines de policiers ont été appelés en renforts pour sécuriser les 16 km du trajet le long duquel 80 porteurs doivent se relayer pour porter la flamme.
"C'est un jour magnifique pour nous pour montrer que l'Australie peut organiser un rassemblement pacifique. En regardant les manifestations à l'étranger, j'ai ressenti de la honte de voir qu'on pouvait se comporter ainsi", a dit Wellington Lee, de l'Association chinoise de l'Etat de Victoria.
Deux femmes défendant la cause tibétaine qui avaient tenté de s'infiltrer au travers du dispositif de sécurité près du parlement ont été interpellées. "Ils torturent mon pays", a crié l'une d'elles.
Un homme qui s'était assis en travers d'une route empruntée par la flamme en criant "Arrêter les meurtres au Tibet" a été rapidement évacué par la police.
Le chef de la police de Canberra, Mike Phelan, a indiqué que des itinéraires de substitution avaient été prévus en cas de manifestations violentes.

























