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Berlusconi défie Bruxelles sur le dossier Alitalia
Vendredi 25 avril 2008
Le futur chef du gouvernement italien demande à Bruxelles de ne pas "faire de difficultés", après que la Commission européenne a émis des "doutes" sur l'octroi d'un crédit-relais de 300 millions d'euros à Alitalia.
Vendredi 25 avril 2008
Par AFPLe futur chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi a déclaré jeudi soir que l'Union européenne devait "aider" les causes "justes" et "non pas faire des difficultés" pour le prêt controversé accordé par l'Etat italien à la compagnie aérienne en difficulté Alitalia.
La Commission européenne a fait état jeudi de "doutes sur la nature de l'aide" de Rome à la compagnie au bord de la faillite, à laquelle le gouvernement sortant de Romano Prodi a accordé mardi un prêt relais d'urgence de 300 millions d'euros.
"Ils rendent les choses difficiles. Mais je ne suis pas préoccupé par cette question, l'Union européenne doit aider les choses justes et non pas faire des difficultés", a jugé le leader de droite Silvio Berlusconi, vainqueur des législatives des 13 et 14 avril, cité par l'agence Ansa à l'issue d'une réunion publique.
"Ce prêt est l'unique chose à faire. Alitalia ne pouvait pas se faire absorber par les Français", a-t-il ajouté, en allusion au retrait de l'offre de rachat du groupe franco-néerlandais Air France-KLM.
Alors que l'Italie soutient que cette mesure n'est pas une aide d'Etat "car le prêt est accordé à des conditions commerciales", Bruxelles a indiqué jeudi avoir des "doutes sur la nature des mesures".
Le gouvernement italien a déjà volé au secours d'Alitalia lors de difficultés dans le passé. Les derniers versements remontent à 2001, la compagnie n'a donc plus le droit à des aides d'Etat jusqu'en 2011, martèle Bruxelles depuis plusieurs jours.
La commission européenne a donné deux semaines à Rome pour fournir des informations supplémentaires sur le prêt. Ce délai pourrait coïncider avec l'entrée en fonction du nouveau gouvernement Berlusconi, attendue vers la mi-mai.
Romano Prodi entend laisser à son successeur les décisions stratégiques sur l'avenir d'Alitalia et a récemment pointé du doigt la responsabilité de Silvio Berlusconi dans le retrait de l'offre d'Air France-KLM.
Mercredi, M. Berlusconi a promis que des investisseurs italiens présenteraient une offre de reprise d'Alitalia dans un délai de cinq semaines.
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