- Élections législatives - Iran
Le second tour des élections législatives iraniennes qui se déroule vendredi devrait confirmer la solide majorité obtenue par les conservateurs au premier tour.
Mais des divisions dans le camp conservateur et une situation économique troublée ne faciliteront pas la tâche du président Mahmoud Ahmadinejad.
Environ 22 millions d'Iraniens étaient appelés aux urnes dès 08H00 (03H30 GMT) afin de choisir parmi 164 candidats, dont douze femmes, pour pourvoir les 82 sièges restants, sur un total de 290.
Les opérations de vote seront prolongées de deux heures, jusqu'à 20H00 locales (15H30 GMT), a annoncé le ministère de l'Intérieur dans un communiqué.
Les résultats en province seront connus dès samedi et ceux pour la circonscription de Téhéran dimanche, a dit le ministre de l'Intérieur, Mostapha Pour-Mohammadi, à la télévision.
Il a ajouté que le taux de participation était "relativement bon", en rappelant que "généralement le taux est moins bon au second tour qu'au premier", où il était d'environ 60%.
Le taux de participation n'était que d'environ 10% en début d'après-midi, d'après le général Ali Afshar, responsable des élections au ministère, cité par l'agence Mehr.
Le premier tour, qui s'est tenu le 14 mars, a vu les conservateurs s'emparer d'environ les deux-tiers des sièges. Cette tendance devrait se confirmer au second tour.
Malgré cela, l'analyste conservateur Amir Mohebian a prédit que la Chambre "sera un parlement critique" de l'action du gouvernement du président ultraconservateur.
Car au sein du camp conservateur, avec environ 130 députés déjà élus, il existe des divergences, entre une aile soutenant le président et une autre qui lui est opposée.
Cette dernière est réputée soutenir des personnages visant la place de M. Ahmadinejad lors de la présidentielle de 2009, comme l'ancien négociateur du dossier nucléaire Ali Larijani et l'actuel maire de Téhéran, Mohammad Baqer Qalibaf.
Sans être dans leur camp, l'actuel président du Parlement, Gholam-Hossein Hadad Adel, s'est récemment posé en critique de l'action gouvernementale.
Des voix s'élèvent dans le camp conservateur pour s'inquiéter notamment de la hausse de l'inflation, qui frise officiellement les 20%.
Le Parlement, élu pour quatre ans, est dominé par les conservateurs depuis 2004. Le scrutin de l'époque avait été marqué par la disqualification massive, avant le vote, de candidats réformateurs par les autorités.
Le même processus s'est répété cette année, avec environ 2.000 candidats disqualifiés, dont une grande partie de réformateurs.
Leur défaite au premier tour, où ils ont recueilli une trentaine de sièges, a été particulièrement marquée dans la circonscription de Téhéran, où aucun de leurs candidats n'a franchi la barre des 25% de suffrages pour être élu.
Mais le camp réformateur n'en espère pas moins gagner encore une dizaine de députés au second tour.
Il compte entre autres sur la circonscription de Téhéran, où 11 députés restent à élire alors que 19 conservateurs ont franchi la barre dès le premier tour.
Ces élections se déroulent dans quelques 100 villes du pays, a indiqué le ministère de l'Intérieur.
Le guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, a engagé les électeurs à se rendre dans les bureaux de vote, déclarant qu'un "ancien proverbe iranien dit que le travail est accompli par celui qui le termine, et ce deuxième tour finit le travail du premier".
La campagne pour le second tour a duré seulement une semaine, comme celle du premier, et s'est terminée jeudi matin.
Aucun débat n'a été autorisé sur les médias radio-télévisés, qui sont un monopole d'Etat, alors que la dégradation de la situation économique est le premier sujet de préoccupation des électeurs.


























Commentaires (2)
Rappel
En tant qu’un Iranien, je me permets à rappeler qu’il ne faut pas confondre l’élection faite sous la direction de régime iranien avec la démocratie. En effet il n’y a pas qu’un seul modèle de démocratie partout dans le monde, et il n’existe pas la démocratie à l’iranienne, comme il n’y a pas à l’allemande ou à l’anglaise. De cette manière il n’est pas juste d’accuser le peuple iranien à choisir ce qu’ils étaient présélectionnés par le gouvernement iranien à plusieurs reprises avant le jour de ce Show électoral.
l'occident s'est tiré dans le pied !
Pour avoir voulu installer la democratie partout comme modele voici ce que recolte l'occident ! une farce ridicule, un ersatz, acceptons que les peuples etrangers se gouvernent selon leurs regles et cessons de nous meler de leur affaires, a defaut allons jusqu'au bout et renversons les tyrans.
Comme nous ne le faisons pas, il faut supporter les "democraties" Iranienne ou Rodhesienne
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