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Zuma : le raid contre le MDC "sape" la démocratie

Dernière modification : 30/04/2008

Le Sud-Africain Jacob Zuma, président de l'ANC, a accordé un entretien exclusif à FRANCE 24. Concernant la situation au Zimbabwe, il critique les opérations de police menées ce vendredi contre l’opposition. (Interview : J. André)

Jacob Zuma, le président du Congrès national africain (ANC), le parti au pouvoir en Afrique du Sud, était à Paris vendredi pour rencontrer le patronat français et parler économie. Mais cette visite était aussi l’occasion pour James André, notre journaliste qui l’a rencontré, de revenir sur sa tournée en Europe, sur la situation au Zimbabwe et sur les charges de corruption qui pèsent contre lui.

 

ANC : "Continuité"

 

Le président de l’ANC est actuellement en tournée européenne. La première étape de son voyage l’a emmené en Allemagne où une réunion a été organisée entre l’ANC, le parti social-démocrate allemand, le Congrès national indien et le parti des travailleurs brésilien.

 

Jacob Zuma s’est ensuite rendu au Royaume-Uni, où il a rencontré des responsables économiques. L’objet de ces rencontres était double : encourager l’investissement en Afrique du Sud et apaiser les inquiétudes sur un changement de leadership à la tête de l’ANC. "Il va y avoir une continuité, les gens ne devraient pas avoir peur de ce qui va se passer, a-t-il déclaré. Mais en même temps, d’importants challenges attendent l’Afrique du Sud que tout le monde devrait comprendre."

 

Zimbabwe : "Quelque chose doit être fait"

 

Au Royaume-Uni, où il était mercredi, Jacob Zuma a rencontré le Premier ministre Gordon Brown pour discuter de la crise politique au Zimbabwe. Si Brown a tenu un discours de fermeté contre Robert Mugabe, Jacob Zuma a refusé de le condamner pour la violence qu’il a déclenchée.

 

Si le président sud-africain Thabo Mbeki est souvent critiqué pour sa "diplomatie discrète" à l'égard de son voisin Mugabe, son successeur potentiel, Jacob Zuma, s'en est quelque peu démarqué. Il a appelé les leaders africains à prendre une initiative pour sortir de l’impasse. Mais quand on lui demande ce qu’il ferait, il répond à FRANCE 24 : "Quelque chose doit être fait, mais je ne peux pas le prescrire".

 

Jacob Zuma a aussi déclaré à FRANCE 24 qu’il avait été profondément découragé d’apprendre le raid de la police zimbabwéenne au siège du Mouvement pour un changement démocratique (MDC). S’il ne défend ni ne condamne les accusations contre les opposants du MDC, il critique en revanche le moment où ces événements interviennent. "Je pense qu’on ne peut que lier cela au processus électoral, et je pense que ce n’est pas acceptable ". Et de poursuivre : "Cela sape les principes démocratiques".

 

Accusation de corruption : "Je ne suis pas coupable"

 

"Je ne suis pas coupable", a déclaré Jacob Zuma à FRANCE 24, se refusant à tout autre commentaire sur son inculpation pour corruption. Les ennuis judiciaires de Jacob Zuma ont commencé en 2005 quand son conseiller financier, Schabir Shaik, a été reconnu coupable de fraude et de corruption dans un contrat d’armes d’une valeur de 4,8 milliards de dollars impliquant la compagnie française Thint. Le juge qui a suivi l’affaire a déclaré que tout donnait à penser que Jacob Zuma était également impliqué. Le président de l’ANC a ensuite été démis de ses fonctions de vice-président par Thabo Mbeki. 

 

 

En 2006, un tribunal ordonne l’abandon des accusations contre Jacob Zuma. Mais peu après son élection à la tête de l’ANC, en décembre 2007, il est de nouveau inculpé pour corruption, racket et évasion fiscale. Jacob Zuma a précisé à FRANCE 24 que cette temporalité ne le laissait pas indifférent. "La façon dont tout cela a été fait me laisse un profond sentiment de suspicion", a t-il déclaré. Le procès doit se tenir en août 2008.

Première publication : 25/04/2008

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