Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

DÉBAT

Ukraine - Russie : les "Mistral" plus forts que les sanctions ?

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Apple mise sur la Chine

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Nobel de la paix pour Tsahal"

En savoir plus

SUR LE NET

Des internautes juifs et arabes se mobilisent pour la paix

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Radical"

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Gaza: des morts trop télégéniques

En savoir plus

DÉBAT

Centrafrique - forum pour la paix : comment relever le défi de la réconciliation nationale ?

En savoir plus

L’EUROPE DANS TOUS SES ÉTATS

Best of (Partie 2)

En savoir plus

L’EUROPE DANS TOUS SES ÉTATS

Best of (Partie 1)

En savoir plus

  • Infographie : l'ultime voyage controversé du Costa Concordia

    En savoir plus

  • Après le gel des vols vers Tel Aviv, Israël dénonce une mesure "injustifiée"

    En savoir plus

  • Vente du Mistral à la Russie : Fabius invite Cameron à balayer devant sa porte

    En savoir plus

  • MH17 : jour de deuil aux Pays-Bas, Washington évoque une "erreur" de tir

    En savoir plus

  • Le Festival d'Avignon, une tradition politique ancrée dans l'actualité

    En savoir plus

  • Vidéo : à Khan Younès, les cortèges funéraires se succèdent

    En savoir plus

  • Tour de France : Thibaut Pinot, une dose de "combativité", une dose de "déconne"

    En savoir plus

  • Plusieurs compagnies aériennes annulent leurs vols vers Israël

    En savoir plus

  • Violences à Sarcelles : quatre personnes condamnées à de la prison ferme

    En savoir plus

  • Gaza : "Nous devons aller jusqu'au bout de la mission", prévient Israël

    En savoir plus

  • Les négociations de paix en Centrafrique tournent court à Brazzaville

    En savoir plus

  • Londres relance l'enquête sur la mort de l'ex-espion russe Litvinenko

    En savoir plus

  • Les télévisions libanaises unissent leur voix pour soutenir Gaza

    En savoir plus

  • Le FBI accusé de transformer des citoyens musulmans en terroristes

    En savoir plus

  • Présidentielle indonésienne : victoire du réformateur Joko Widodo

    En savoir plus

Victoire sans surprise des conservateurs iraniens

Dernière modification : 29/04/2008

Les conservateurs ont remporté 69 % des 287 sièges du Parlement attribués lors des élections législatives. Avant le scrutin, près de 2.000 candidats avaient été disqualifiés, dont une grande partie de réformateurs. (Récit : M. Bertsch)

Les conservateurs iraniens ont remporté une nouvelle victoire au second tour des législatives de vendredi, notamment à Téhéran, mais les réformateurs, pourtant affaiblis par des disqualifications massives, ont mieux résisté en province.

Au total, 82 sièges étaient en jeu lors de ce second tour, après la nette victoire au premier tour le 14 mars des conservateurs qui ont remporté les deux tiers des sièges sur un total de 290. Le scrutin a été annulé dans trois circonscriptions pour irrégularité.

Les conservateurs ont remporté 69% des 287 sièges du Parlement attribués lors des élections, contre 16,4% pour les réformateurs et 14,2% pour les indépendants, a déclaré samedi lors d'une conférence de presse le ministre de l'Intérieur, Mostapha Pour Mohammadi.

Ce qui signifie que selon le décompte officiel, il y a environ 200 députés conservateurs, environ 50 réformateurs et 40 indépendants. L'absence de chiffre définitif quant à la composition de chaque camp s'explique par le fait que certains députés appartiennent à plusieurs listes.

"Mon sentiment est que le futur Parlement sera plus compétent et aura une expertise plus forte. J'espère qu'il y aura plus d'interaction entre le gouvernement et le Parlement", a déclaré M. Pour Mohammadi.

Les conservateurs ont réussi à remporter vendredi, lors du second tour, dix des onze sièges de la circonscription du grand Téhéran, qui comprend la capitale et les villes qui la ceinturent.

Un seul réformateur, Alireza Mahjoub, arrive à la onzième place. Les conservateurs détiennent au total 29 des 30 sièges pour Téhéran.

En province, les réformateurs résistent mieux avec plus de quinze élus au second tour. Ils peuvent compter former un groupe d'une cinquantaine de députés au Parlement.

Les dirigeants réformateurs parlent même de 70 membres en tablant sur le ralliement d'une partie des indépendants.

"Nouvel espoir pour les réformateurs", titre même à la une le quotidien modéré Etemad.

La présence des réformateurs et des indépendants ne change pas la donne politique puisqu'une large majorité de conservateurs tient le majlis.

Toutefois cette majorité est loin d'être unie derrière le président ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad, qui a multiplié ces dernières semaines les attaques contre la "mafia économique" et ceux qui selon lui, y compris dans le camp conservateur, l'empêchent d'appliquer sa politique économique.

Les experts économiques reprochent à M. Ahmadinejad sa politique d'injection massive de pétrodollars dans l'économie qui a entraîné une forte inflation.

Les conservateurs, qui s'inquiètent des conséquences sociales d'une telle politique, critiquent également M. Ahmadinejad pour ses discours provocateurs et les changements répétitifs au sein du gouvernement.

Après le départ cette semaine du ministre de l'Economie, Davoud Danesh-Jafari, qui a durement critiqué l'amateurisme de l'entourage du président, le ministre de l'Intérieur devrait prochainement quitter son poste.

La semaine dernière, M. Ahmadinejad s'en est pris au président conservateur du Parlement, Gholam Ali Hadad-Adel. Il l'a accusé d'avoir pris des décisions "contraires à la loi" en faisant publier des textes de loi avant que le président ne les promulgue.

La dernière salve de critique envers M. Ahmadinejad est intervenue samedi dans la bouche du chef de l'autorité judicaire, l'ayatollah Mahmoud Hachémi Shahroudi, qui a dénoncé ses déclarations sur la mafia économique.

Ces attaques d'une virulence rare ne sont pas sans lien avec la prochaine présidentielle de 2009. Des personnalités conservatrices ne cachent pas viser le poste de M. Ahmadinejad.
 

Première publication : 26/04/2008

COMMENTAIRE(S)