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Victoire sans surprise des conservateurs iraniens

Dernière modification : 29/04/2008

Les conservateurs ont remporté 69 % des 287 sièges du Parlement attribués lors des élections législatives. Avant le scrutin, près de 2.000 candidats avaient été disqualifiés, dont une grande partie de réformateurs. (Récit : M. Bertsch)

Les conservateurs iraniens ont remporté une nouvelle victoire au second tour des législatives de vendredi, notamment à Téhéran, mais les réformateurs, pourtant affaiblis par des disqualifications massives, ont mieux résisté en province.

Au total, 82 sièges étaient en jeu lors de ce second tour, après la nette victoire au premier tour le 14 mars des conservateurs qui ont remporté les deux tiers des sièges sur un total de 290. Le scrutin a été annulé dans trois circonscriptions pour irrégularité.

Les conservateurs ont remporté 69% des 287 sièges du Parlement attribués lors des élections, contre 16,4% pour les réformateurs et 14,2% pour les indépendants, a déclaré samedi lors d'une conférence de presse le ministre de l'Intérieur, Mostapha Pour Mohammadi.

Ce qui signifie que selon le décompte officiel, il y a environ 200 députés conservateurs, environ 50 réformateurs et 40 indépendants. L'absence de chiffre définitif quant à la composition de chaque camp s'explique par le fait que certains députés appartiennent à plusieurs listes.

"Mon sentiment est que le futur Parlement sera plus compétent et aura une expertise plus forte. J'espère qu'il y aura plus d'interaction entre le gouvernement et le Parlement", a déclaré M. Pour Mohammadi.

Les conservateurs ont réussi à remporter vendredi, lors du second tour, dix des onze sièges de la circonscription du grand Téhéran, qui comprend la capitale et les villes qui la ceinturent.

Un seul réformateur, Alireza Mahjoub, arrive à la onzième place. Les conservateurs détiennent au total 29 des 30 sièges pour Téhéran.

En province, les réformateurs résistent mieux avec plus de quinze élus au second tour. Ils peuvent compter former un groupe d'une cinquantaine de députés au Parlement.

Les dirigeants réformateurs parlent même de 70 membres en tablant sur le ralliement d'une partie des indépendants.

"Nouvel espoir pour les réformateurs", titre même à la une le quotidien modéré Etemad.

La présence des réformateurs et des indépendants ne change pas la donne politique puisqu'une large majorité de conservateurs tient le majlis.

Toutefois cette majorité est loin d'être unie derrière le président ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad, qui a multiplié ces dernières semaines les attaques contre la "mafia économique" et ceux qui selon lui, y compris dans le camp conservateur, l'empêchent d'appliquer sa politique économique.

Les experts économiques reprochent à M. Ahmadinejad sa politique d'injection massive de pétrodollars dans l'économie qui a entraîné une forte inflation.

Les conservateurs, qui s'inquiètent des conséquences sociales d'une telle politique, critiquent également M. Ahmadinejad pour ses discours provocateurs et les changements répétitifs au sein du gouvernement.

Après le départ cette semaine du ministre de l'Economie, Davoud Danesh-Jafari, qui a durement critiqué l'amateurisme de l'entourage du président, le ministre de l'Intérieur devrait prochainement quitter son poste.

La semaine dernière, M. Ahmadinejad s'en est pris au président conservateur du Parlement, Gholam Ali Hadad-Adel. Il l'a accusé d'avoir pris des décisions "contraires à la loi" en faisant publier des textes de loi avant que le président ne les promulgue.

La dernière salve de critique envers M. Ahmadinejad est intervenue samedi dans la bouche du chef de l'autorité judicaire, l'ayatollah Mahmoud Hachémi Shahroudi, qui a dénoncé ses déclarations sur la mafia économique.

Ces attaques d'une virulence rare ne sont pas sans lien avec la prochaine présidentielle de 2009. Des personnalités conservatrices ne cachent pas viser le poste de M. Ahmadinejad.
 

Première publication : 26/04/2008

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