Vendredi 21 novembre 2008

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Le Zimbabwe attend les résultats de la présidentielle

Dimanche 27 avril 2008

Après que la Commission électorale a confirmé la défaite du parti du président Robert Mugabe aux législatives, les résultats de la présidentielle devraient être officialisés lundi.

Dossier   La crise politique au Zimbabwe

Dimanche 27 avril 2008

Le Zimbabwe espérait dimanche, dans un climat toujours tendu, que l'incertitude sur l'issue du scrutin présidentiel sera rapidement levée après la défaite historique du parti du chef de l'Etat Robert Mugabe aux élections législatives du 29 mars.

La commission électorale du Zimbabwe a indiqué samedi qu'elle devrait terminer le comptage des suffrages de la présidentielle d'ici lundi et qu'elle inviterait immédiatement les candidats à vérifier les résultats pour les annoncer au plus vite.

"Les reports ont duré trop longtemps et, étant donné la pression internationale, je n'ai aucun doute sur le fait que les résultats seront annoncés cette semaine", en a conclu dimanche l'analyste politique Lovemore Madhuku.

Le Mouvement pour le changement démocratique (MDC), principal parti d'opposition, s'est cependant montré plus prudent.

"C'est très difficile de croire quelqu'un qui n'a pas réussi à annoncer les résultats en quatre semaines quand il dit qu'il va y arriver en quelques jours", a déclaré à l'AFP son porte-parole, Nelson Chamisa.

Un mois après les élections générales, la Commission électorale a enfin annoncé les résultats des législatives. Samedi, après un nouveau comptage partiel, elle a confirmé la défaite historique à la chambre des députés du parti de Mugabe, qui était au pouvoir depuis 1980.

En revanche, elle n'a toujours pas donné d'indication sur l'issue de la présidentielle qui se jouait entre Mugabe, 84 ans, et le chef du MDC Morgan Tsvangirai, 56 ans.

Tsvangirai a revendiqué sa victoire à la majorité absolue, mais le régime assure qu'aucun candidat n'a dépassé la barre des 50% et se prépare pour un second tour.

Le MDC a d'ors et déjà indiqué qu'il n'y participerait pas, à moins que des observateurs internationaux ne soient autorisés à surveiller le processus électoral.

Le parti accuse également le régime d'avoir lancé une campagne de violences pour intimider les électeurs avant un second tour. Il assure notamment que les partisans du président Mugabe ont tué au moins 15 personnes depuis le 29 mars, dont un garçon de 5 ans brûlé dans l'incendie volontaire de sa maison.

Le régime a balayé ces accusations estimant que ces violences n'existaient que "dans l'imaginaire" de l'opposition et a en retour accusé le MDC de vouloir déstabiliser le pays.

Sous ce prétexte, la police anti-émeutes a effectué un raid vendredi sur le siège du MDC et a arrêté toutes les personnes qui s'y trouvaient.

Dimanche, plus de 200 de ces opposants restaient en détention et n'avaient toujours pas eu accès à un défenseur, a indiqué leur avocat Me Alec Muchadehama, qui a l'intention d'intenter un recours en urgence pour obtenir le droit de les voir.

Très préoccupée par "les violences et les violations des droits de l'Homme", la secrétaire d'Etat adjointe américaine aux Affaires africaines Jendayi Frazer poursuivait sa tournée auprès des voisins du Zimbabwe pour les convaincre d'intervenir.

La Communauté de développement d'Afrique australe (SADC) "doit mettre la pression sur Mugabe pour arrêter les violences au Zimbabwe", a-t-elle déclaré à Lusaka après avoir rencontré le chef de l'Etat zambien Levy Mwanawasa, qui préside actuellement le bloc régional.

Au même moment, l'hebdomadaire d'Etat The Sunday Mail publiait un éditorial accusant la SADC "d'avoir été infiltrée par l'Occident" et le président Mwanawasa "de ne plus être lui-même".

Mugabe est de plus en plus isolé sur la scène internationale. Mardi, la pression pourrait encore s'accentuer à l'occasion d'une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies qui, à l'initiative du Royaume-Uni, devrait aborder la crise au Zimbabwe.
 


 

  • 27/04/2008 19:18:52 Signaler un abus

    les merdiers africains

    tous ces chefs d'états doivent partir, ce n'est croyable que dans tout un continent il n'y a pas un seul dirigeant qui fait la différence (exempt Mandela). Pourquoi seulement en Afrique???

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