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Les Talibans rompent les pourparlers

Dernière modification : 28/04/2008

Le chef des Talibans pakistanais met un point final aux discussions avec le gouvernement. Selon Baïtullah Mehsud, ses interlocuteurs refuseraient de retirer l'armée des "zones tribales". Il maintient toutefois le cessez-le-feu.

Le chef des talibans du Pakistan, réputé proche d'Al-Qaïda, a annoncé lundi qu'il rompait les négociations en cours avec le gouvernement d'Islamabad en vue d'un accord de paix, alors que le pays vivait depuis un mois une trêve dans une vague meurtrière d'attentats.

Baïtullah Mehsud, un puissant chef des zones tribales du nord-ouest du pays, a cependant décidé de maintenir son cessez-le-feu décrété unilatéralement la semaine dernière, mais promis de riposter à toute provocation de l'armée, a déclaré au téléphone à l'AFP le maulvi Omar, porte-parole du Mouvement des Talibans du Pakistan (TTP, Tehreek-e-Taliban Pakistan) de Mehsud.

Mehsud accuse le gouvernement, dont des hauts responsables ont reconnu la semaine dernière qu'il négociait bien un accord avec le TTP, de "refuser de retirer ses troupes des zones tribales", selon le maulvi Omar, ce qui a "forcé Mehsud à rompre les négociations", a-t-il ajouté, depuis un lieu inconnu.

Baïtullah Mehsud, qui a fait allégeance à Al-Qaïda selon Islamabad et Washington, est accusé par la justice pakistanaise d'être responsable de la plupart des attentats --suicide pour la plupart-- qui avaient fait, jusqu'à fin mars, près de 1.100 morts en quinze mois, et en particulier d'avoir organisé celui qui a coûté la vie à l'ex-Premier ministre Benazir Bhutto le 27 décembre.

Le parti de la défunte dirige le nouveau gouvernement issu des législatives du 18 février et mène, depuis sa mise en place fin mars, une nouvelle politique de négociations avec les fondamentalistes qui combattent l'armée dans les zones tribales frontalières avec l'Afghanistan.

Mehsud avait ordonné mercredi à ses combattants de cesser toute attaque en évoquant, par la voix du maulvi Omar, l'imminence d'un accord de paix prévoyant notamment le retrait des militaires des zones tribales.

"Les talibans maintiennent leur cessez-le-feu mais avertit que si le gouvernement lance une quelconque action, leurs combattants riposteront", a déclaré le porte-parole.

"Il y a des éléments qui ne souhaitent pas la paix dans ce pays", a dit Mehsud à des chefs tribaux lundi, selon le maulvi Omar, ajoutant que les négociateurs du TTP étaient "déçus".

Le nouveau gouvernement espère infléchir la stratégie de l'offensive militaire qu'avait récemment privilégiée le président Pervez Musharraf, allié clé de Washington dans sa "guerre contre le terrorisme".

Washington, dont l'essentiel de l'aide au Pakistan finance et équipe l'armée, s'était dit "inquiet" la semaine dernière et martèle qu'Islamabad ne doit pas négocier avec Al-Qaïda et les talibans afghans. Ceux-ci attaquent les forces internationales en Afghanistan depuis les zones tribales pakistanaises et y préparent, selon la Maison Blanche, de nouveaux attentats aux Etats-Unis ou en Europe.

Première publication : 28/04/2008

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