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Un espace privé pour les internautes nomades

Dernière modification : 01/05/2008

Après la vague des sites communautaires, débarque celle des sites d'administration de données personnelles. La société française Jooce se démarque en ciblant les internautes des pays émergents, soit près de 160 millions de personnes.

Une interface minimaliste, de très gros icônes pour un maximum de visibilité et des couleurs vives, voilà qui résume la page d’accueil d'un espace de travail sur Jooce.

 

Ce site, qui accueille déjà plus de 120.000 abonnés selon les créateurs du site, s’adresse aux nomades de l’Internet, comprendre ceux qui ne possèdent pas d’ordinateur.

 

La phase de configuration, rapide, permet entre autres d’importer ses contacts des messageries instantanées type MSN ou ICQ.

 

Ici, pas de création de fichiers, comme vous le proposerait un Google Documents par exemple, mais uniquement du stockage et du partage. Les documents importants, les photos et les vidéos sont alors accessibles depuis n’importe quel ordinateur connecté à Internet.

 

"Nous présentons moins d’options que Google ou Netvibes. Notre philosophie ressemble plus à celle d’Apple : proposer quelque chose d’accessible, dans un environnement agréable. En revanche, impossible de bidouiller l’interface", explique Stefan Surzycki, PDG et co-fondateur de Jooce.

 

L’application possède également une seconde interface, baptisée "Joocetop", qui permet de donner l'accès à ses documents à d’autres utilisateurs.

  

"Chaque utilisateur de Jooce a deux bureaux en ligne", explique Bryce Corbett, autre co-fondateur de Jooce. "Le premier, c’est leur bureau en ligne privé, un endroit sécurisé pour le stockage des photos, documents, vidéos et musique. Seul l’utilisateur a accès à son bureau privé et aux fichiers qui y sont conservés. Le second bureau en ligne, baptisé Joocetop, est public. Ce bureau en ligne fonctionne comme une page sur Facebook ou un espace MySpace." 

  

Toutes les photos, vidéos et documents ainsi mis sur le "Joocetop" sont consultables par les contacts de l'utilisateur. Là encore, grâce à la technologie flash employée, toutes les interactions sont très simples, réduites au "glisser/déposer".

 
Cibler les pays émergents
 

Le concept n’a vraiment rien de nouveau. Google ou Netvibes, pour ne citer que les plus connus, ont déjà séduit une large partie du public occidental.

  

Mais c’est justemment là où la stratégie de Jooce diffère foncièrement. A l’instar de ses concurrents, le développeur parisien cible spécifiquement les pays émergents comme l'Inde, la Chine ou les pays d’Afrique.

  

"Nous suscitons énormément d'intérêt dans les pays où les utilisateurs réguliers d’Internet sont connus pour être des cyber nomades", constate Stefan Surzycki. "Ce sont des gens dont la vie en ligne a évolué bien plus rapidement que leur pouvoir d’achat, et des gens qui gèrent leur vie en ligne depuis plusieurs ordinateurs différents, que ce soit dans des cybercafés, des bibliothèques, chez des amis ou même depuis un téléphone portable".

  

Une volonté qui s’affiche dès la page d’introduction. Loin du classique trio anglais - espagnol - français, on recense plus d’une vingtaine de langues disponibles, dont le malaisien, le thaï ou encore le bulgare.

  

Dans ces parties du monde, posséder un ordinateur personnel reste un luxe inaccessible pour une grande majorité. De ce fait, les internautes se rabattent sur les cybercafés. Ils sont donc plusieurs centaines, parfois plusieurs milliers à utiliser le même ordinateur.

  

Mais pour certains utilisateurs, la question de la fiabilité est déterminante. Condemned, utilisateur espagnol de 27 ans et "Jooceur" occasionnel, est plutôt sceptique. Il s’est rendu sur le site après avoir lu un forum et se connecte depuis son PC portable.

   

"L’interface est sympa et simple à utiliser", explique Condemned. "C’est bien d’avoir un espace en ligne pour stocker ses documents, mais comment y accéder si les serveurs plantent ? Je ne pense pas que je conserverai mes fichiers sur un serveur en ligne."

 
L'optimisme comme modèle économique
 

Mais la majorité des utilisateurs ciblés par Jooce n’a pas vraiment le choix, si ce n’est celui du fournisseur de service, puisqu’ils n’ont pas d’ordinateur. Jooce est donc logiquement gratuit, comme ses concurrents. L’utilisateur crée son compte et peut immédiatement commencer à transférer ses fichiers sur son espace virtuel personnel.

  

Et comme souvent sur le Net, la première source de revenus du site sera la publicité.

  

"Les premiers annonceurs devraient faire leur apparition une fois le cap des 1.000.000 d’utilisateurs franchi", détaille Bryce Corbett. "Comme la plateforme est développée en flash, cela permet une réelle créativité publicitaire. A terme, la publicité fera partie de l’environnement."

 

Même s’il n’a pas d’objectifs financiers concrets, Bryce Corbett reste optimiste. "Si la publicité ne rapporte pas assez, on envisage de proposer une version premium. Contre un abonnement, l’utilisateur accèdera à une version de Jooce sans publicité. Mais tout ceci reste à définir", ajoute-t-il.

Première publication : 29/04/2008

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