- Faune - Russie
Chaque jour, Laetitia Becker, une jeune Française de 25 ans, passe six à huit heures avec sept loups dans une forêt perdue 500 kilomètres au Nord-est de Moscou. Du 1er janvier au 31 décembre, elle étudie leur comportement.
"Et bien non, je n’ai pas peur, assure la jeune fille. Ils me considèrent comme le chef de meute, leur nourrice ou leur mère, donc ils ne vont rien me faire, je sais très bien qu’ils ne vont rien me faire."
Elle s’est installée dans un village à moitié abandonné à la lisière de la forêt. Laetitia Becker a loué une petite datcha et vit au rythme d’une Russie qui semble hors du temps.
Ici il n’y a pas de route goudronnée, pas de téléphone et pas plus de couverture pour les téléphones portables.
"Moi ce que j’aime c’est la nature et vivre dans un endroit comme ça c’est parfait, c’est exactement ce que je cherchais", dit la jeune fille.
Comme il n’y a pas non plus d’eau courante Laetitia Becker fait des allers-retours quotidiens à la rivière.
"L’eau ici est buvable, rassure la jeune Française, l’eau des lacs, des ruisseaux, de la rivière. "
Seul sacrifice à la vie moderne, le village a l’électricité. Mais la vétusté des installations menace à chaque instant de provoquer un incendie.
Le village de Laetitia Becker compte à peine une demi-douzaine d’habitants, la moyenne d’âge dépasse les soixante ans et l’alcoolisme fait des ravages.
"Ils vont dans le village d’à côté s’approvisionner en alcool fait maison et après ils sont couchés pendant une semaine", confie Laetitia Becker.
Les voisins sont discrets mais heureusement pour elle, ils n’ont pas peur des loups…
"Bien sûr que non je n’ai pas peur des loups assure Evgueni Petrov, un des voisins Laetitia. Ici on a toujours eu des ours et des loups."
Les loups de Laetitia Becker font d’autant moins peur qu’ils sont enfermés.
La jeune Française participe à un programme de réhabilitation : elle récupère des loups dans des zoos ou chez des chasseurs et les relâche une fois adulte.
En échange la jeune fille prépare à peu de frais sa thèse sur le comportement des grands carnivores.
Juste de quoi acheter l’essentiel pour se nourrir et du bois pour se chauffer les nuits d’hiver où la température descend sous la barre des -20 degrés : un paradis que Laetitia Becker n’échangerait pour rien au monde.






















Commentaires (1)
j'ai entendue votre intervention radio sur radio courtoisie....
mademoiselle laeticia
....je suis origine picard germano russe....et j'ai entendue et lue sur internet votre
témoignage et j'admire beauco up votre amour de la nature....retiré de tous
civilisation....c'est magnifique....si je peux vous faire parve nire de l'argent
pour vous aidé ....ce serat avec une entraide de collaboration sans aucune
forme de calcul ....qu'il me serat possible de vous aidé....
laissé a mon adresse email les modalités.....
restant a votre disposition....
tres bon sejour en russie....
MONSIEUR TAQUET BERNARD INVENTEUR