- Géorgie - Russie - Trafic d'armes
MOSCOU - La Russie a annoncé mardi le renforcement de ses troupes de maintien de la paix en Abkhazie, région sécessionniste de Géorgie, où elle accuse Tbilissi de préparer une attaque afin de restaurer son autorité.
La Géorgie a démenti les allégations de Moscou mais la décision russe marque une nouvelle étape dans la poussée de tension entre les deux voisins à propos des régions séparatistes d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud.
"Cette décision a été prise après l'examen d'informations émanant des zones de conflit, qui montrent que la tension augmente en raison de mesures de déstabilisation menées par le camp géorgien", a déclaré le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué.
"Les mesures de renforcement (du contingent de maintien de la paix) ont été prises dans le seul but de d'empêcher tout nouveau bain de sang dans le Sud-Caucase", a-t-il ajouté.
En réaction, le président géorgien Mikhaïl Saakachvili, qui accuse les forces russes de soutenir les séparatistes, a convoqué une session exceptionnelle du Conseil national de sécurité.
"Nous considérons (la décision russe) comme complètement irresponsable (...) Nous pensons que cette décision, s'ils la prennent, déstabilisera profondément cette région", a déclaré le Premier ministre géorgien, Lado Gourguenidze, à l'issue du Conseil.
Appel au calme des Occidentaux
L'Union européenne et la France ont quant à elles lancé un appel au calme.
"Ces derniers jours, nous observons un regain de tension (...) qui n'aide personne", a déclaré une porte-parole du chef de la diplomatie européenne, Javier Solana, qui devait s'entretenir mardi à Luxembourg avec le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.
A Paris, la porte-parole du quai d'Orsay, Pascale Andréani, a appelé les deux parties à "éviter toutes actions ou povocation qui pourraient conduire à une escalade (de la violence)".
Selon Moscou, la Géorgie a massé 1.500 soldats et policiers en amont de la vallée de la Kodori, une enclave toujours contrôlée par Tbilissi au coeur de l'Abkhazie sécessionniste, accusation formellement rejetée par les autorités géorgiennes.
"Nous n'avons pas du tout de forces (du ministère de la Défense) dans la vallée de la Kodori même si des forces du ministère de l'Intérieur y sont présentes (...) pour garantir la sécurité de la population locale", a déclaré Batu Kutelia, le vice-ministre géorgien de la Défense.


























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