Dernière modification : 01/05/2008 

- Environnement - Océan Atlantique - Réchauffement climatique


Dix ans de sursis grâce aux océans ?
Dix ans de sursis grâce aux océans ?
Selon une étude à paraître jeudi dans la revue Nature, les températures des océans, qui devraient rester fraîches pendant au moins dix ans, pourraient compenser les effets du réchauffement de la planète.

Le réchauffement du globe pourrait être compensé par les températures des océans qui devraient rester fraîches pendant au moins dix ans, avec même peut-être des températures un peu plus froides en Europe et en Amérique du Nord, estime une étude à paraître jeudi dans la revue Nature.

L'Atlantique Nord se rafraîchit, l'océan Pacifique maintient sa température aux Tropiques, et la circulation des courants marins s'affaiblit, apportant moins de chaleur dans l'hémisphère Nord, expliquent les chercheurs de l'Institut Max Planck à Hambourg et de l'Institut Leibniz des sciences marines à Kiel (Allemagne).

Cette évolution, qui devrait perdurer au cours de la décennie à venir, "laisse penser que les températures planétaires ne devraient pas augmenter au cours des dix prochaines années", estiment les auteurs de l'étude.

Elle devrait temporairement contrer l'amplification des ouragans, des canicules et des intempéries en Europe, en Amérique et en Afrique du Nord, conséquences de la tendance au réchauffement climatique accentuée par l'émission des gaz à effet de serre.

Les océans sont une variable essentielle pour prévoir les fluctuations climatiques, et jusqu'à présent les scientifiques pensaient que seul un état des lieux des eaux en profondeur, difficilement réalisable, permettrait de diagnostiquer leur évolution.

L'équipe, dirigée par Noel Keenlyside, a au contraire montré qu'un relevé régulier de la température de surface des eaux suffisait, au travers de modélisations, à déterminer cette évolution.

"Les prévisions climatiques à l'échelle d'une décennie seront toujours quelque peu incertaines", tempère dans un commentaire également publié dans Nature le météorologue Richard Wood, du Hadley Centre d'Exeter.

Selon lui, elles dépendent des modèles sur lesquels travaillent les chercheurs, mais également de "perturbations imprévisibles" telles que des éruptions volcaniques catastrophiques.
 

Commentaires (3)

réchauffement

parce que la météo est toujours Le sujet quand on a rien à dire.

Le Pentagone plus fort que les scientifiques ?

Désolé mais je ne pense pas que le Pentagone pouvait "savoir" quoi que ce soit dans un domaine où tout reste à découvrir. Le climat est pour le moment une inconnue quant à ses grandes évolutions. On a déjà découvert que la salinité des océans augmentait à cause du réchauffement climatique qui faisait s'évaporer l'eau de mer, puis qu'elle diminuait à cause du réchauffement climatique qui faisait fondre les glaces du pôle nord. Autrement dit le fameux réchauffement sert à expliquer tout et son contraire. ;-)

rien d'étonnant

Un rapport secret du pentagone a prévu depuis longtemps un refroidissement de certaines régions de l'hémisphère nord après 2010 en raison du changement des courants marins dus à la fonte de la calotte glacière, les courants marins chauds remontant moins vers l'hémisphère nord.
Cf "rapport secret du pentagone sur le changement climatique". éditions allia.

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