Égypte - Israël - Territoires palestiniens
Des Palestiniens s'accordent sur une trêve à Gaza
Mercredi 30 avril 2008
A l'issue d'une semaine de consultations menées par l'Egypte, douze groupes armés ont donné leur accord à une offre de trêve avec Israël, dans la bande de Gaza puis en Cisjordanie.
Mercredi 30 avril 2008
Par AFPL'Egypte a obtenu mercredi un accord des groupes palestiniens sur un projet de trêve avec Israël qui débuterait à Gaza puis s'étendrait en Cisjordanie, en échange d'une levée du blocus israélien.
Le Caire doit désormais envoyer un émissaire en Israël pour soumettre le projet à ses dirigeants, qui se sont montrés sceptiques sur les intentions du Hamas, maître de Gaza, accusé de chercher une période de calme pour se réarmer.
Le président égyptien Hosni Moubarak a d'ores et déjà informé le ministre israélien de la Défense Ehud Barak, lors d'un entretien téléphonique mercredi, de la teneur de la position palestinienne.
Douze groupes armés palestiniens ont donné leur accord à l'offre de trêve avec Israël, déjà approuvée la semaine dernière par les principaux mouvements palestiniens Hamas et Fatah, a annoncé un haut responsable égyptien dans un communiqué officiel rapporté par l'agence égyptienne Mena.
Le projet énonce des principes chers à des groupes armés, comme le Jihad islamique, qui veut une trêve globale s'appliquant aussi bien en Cisjordanie qu'à Gaza, mais, dans les faits, le texte parle d'une application progressive et par étapes.
L'offre prévoit "une accalmie globale, réciproque et simultanée, qui serait appliquée progressivement, en commençant par la bande de Gaza et s'étendant ultérieurement à la Cisjordanie", selon le haut responsable anonyme cité.
"Cette accalmie est la première étape d'un plan d'action qui vise à créer les conditions adéquates pour la levée du blocus (de Gaza par Israël) et la fin de l'état de division (des rangs) palestiniens".
"A la suite des entretiens qui ont eu lieu au Caire, un consensus s'est dégagé au sujet de cette offre égyptienne", conclut le communiqué.
Le Hamas s'est félicité de l'accord. "C'est une étape importante et la balle est maintenant dans le camp de l'occupation israélienne. Elle doit choisir entre faire réussir les efforts égyptiens ou les faire échouer. Dans ce cas, elle devra en assumer les conséquences", a affirmé à l'AFP un porte-parole, Sami Abou Zouhri.
"Nous attendons désormais une réponse officielle d'Israël à travers Le Caire pour fixer notre position définitive sur la trêve", a-t-il ajouté.
L'accord est intervenu à l'issue d'une semaine de consultations égypto-palestiniennes sous l'égide de l'Egypte.
Ces pourparlers ont été menés par le chef du renseignement égyptien Omar Souleimane, qui joue le rôle de médiateur dans les négociations israélo-palestiniennes, Israël refusant d'avoir un contact direct avec des organisations qu'il qualifie de terroristes.
Le Jihad islamique, responsable d'une grande partie des tirs de roquettes sur Israël et partie prenante des discussions du Caire, a dit qu'il ne signerait pas la trêve mais ne serait pas un obstacle à son application.
"Nous respecterons ce qu'Israël respectera mais nous ne signerons pas une trêve qui s'appliquerait uniquement à la bande de Gaza", a affirmé Daoud Chahab, un porte-parole du Jihad islamique à Gaza.
"Si des attaques surviennent, personne ni aucun accord ne nous empêchera de riposter", a-t-il ajouté.
L'ambassadeur palestinien au Caire, Nabil Amr, mandaté pour suivre les discussions, a affirmé à l'AFP qu'après avoir obtenu l'accord des Palestiniens, M. Souleimane allait se rendre en Israël pour soumettre l'offre.
Il n'a pas voulu préciser quand la visite était prévue. Selon une source au ministère israélien de la Défense, le chef du renseignement égyptien n'est pas attendu à Jérusalem "avant dimanche".
Interrogé par l'AFP, Mark Regev, porte-parole du gouvernement israélien, a de son côté réitéré mercredi les conditions édictées par Israël.
Pour être "durable et réel", un retour au calme doit s'accompagner de "trois points: absence totale de tirs de Gaza contre Israël, cessation absolue des attaques terroristes, et fin du trafic d'armes dans la bande de Gaza", a-t-il dit.
Pour aller plus loin
Pour aller plus loin


30/04/2008 19:07:48 Signaler un abus
Ne pas etre dupe
Par Anonyme -
le hamas parle de l'occupant Israel à quitté Gaza depuis 30 mois
et depuis juins 2007 a pris par la force le pouvoir à Gaza ou regne un regime de terreur
L'unique raison pour le Hamas de vouloir une treve c'est pour se renforcer
militairement et politiquement ,
que ce soit le Hamas le Hezbollah ou leur bras droit l'Iran leur seul butest detruire L'etat d'Israel pour le replacer par un etat palestinien Islamiste
leur vison de le demaocratie c'est si tu n'est pas d'accord avec moi tu es contre moi
30/04/2008 17:22:55 Signaler un abus
Règlement par paliers
Par Daniel Ciccia -
Si l'Egypte est parvenue à tenir, enfin, chacun à ses responsabilités, ceci intervenant après la controversée position obtenue par Jimmy Carter auprès du chef du Hamas, pour dégager, par paliers successifs, un horizon de non belligérance puis de paix, Israël doit en tirer lui aussi des conclusions.
Dans le cas contraire, et quelles que soient les initiatives de franc-tireurs éventuels pour envenimer la situation, une position fermée ne serait pas comprise.
Il y a une opportunité réelle que ces mouvements auxquels nous venons d'assister, ces dernières semaines, avec de surcroît la paix avec Damas conditionnée à la restitution du plateau du Golan, ne relèvent pas du jeu de dupe.
Israël est fondée à "assurer" ses intérêts, comme les autres parties, mais ferait une erreur stratégique en rejetant une offre au motif qu'elle intègre des ennemis héréditaires qu'il juge indigne de confiance.