Dimanche 23 novembre 2008

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Le Conseil de sécurité divisé sur le Zimbabwe

Mercredi 30 avril 2008

L'opposition au Zimbabwe demande une intervention de l'ONU dans la crise post-électorale mais le Conseil de sécurité est divisé. Selon l'Afrique du Sud, il s'agit d'un problème interne. (Récit : C. Bruneau)

Dossier   La crise politique au Zimbabwe

Mercredi 30 avril 2008

Un responsable de l'opposition au président du Zimbabwe Robert Mugabe a demandé mardi une intervention de l'ONU dans la crise post-électorale dans son pays mais le Conseil de sécurité n'a pu s'entendre sur la manière de répondre.
   
"Il doit y avoir un appel à Mugabe pour qu'il parte. Il est illégitime. Il a perdu cette élection", a déclaré à l'AFP Tendai Biti, secrétaire général du Mouvement pour le changement démocratique (MDC), principal parti d'opposition zimbabwéen.
   
"L'ONU doit garantir la transition et la sécurité du nouveau gouvernement", a-t-il ajouté.
   
Le chef du MDC, Morgan Tsvangirai, affirme avoir battu M. Mugabe à l'élection présidentielle du 29 mars, selon les calculs de son parti. Un mois après le scrutin, ses résultats n'ont toujours pas été publiés.
   
Les partisans de M. Mugabe affirment qu'aucun candidat n'a gagné une majorité absolue et qu'un second tour est nécessaire.
   
M. Biti a souhaité l'adoption d'une "résolution forte" contre le régime Mugabe, ainsi que l'envoi d'un émissaire spécial ou d'une mission d'information de l'ONU au Zimbabwe, où règne un climat de violence après les élections.
   
"Le Zimbabwe est comme une zone de guerre, des milices ont été déployées dans chaque district," a-t-il dit à la presse. "Des violences systématiques sont commises par l'Etat contre le peuple", y compris dans "des camps où est pratiquée la torture", a-t-il affirmé.
   
M. Biti s'exprimait alors que le Conseil de sécurité tenait une réunion à huis clos sur la situation au Zimbabwe, pour la première fois depuis le début de la crise.
   
Après cette réunion, l'ambassadeur américain adjoint, Alejandro Wolff, a déploré que le Conseil ait été incapable de s'entendre sur une réponse à la crise.
   
"Le Conseil est divisé", certains membres "ne pensent pas que le Conseil doive s'impliquer, ce qui est regrettable", a-t-il dit à la presse.
   
L'Afrique du sud notamment estime qu'il s'agit d'un problème interne au Zimbabwe, qui n'a pas sa place au Conseil de sécurité.
   
M. Biti, qui devait rencontrer la plupart des 15 membres du Conseil, a estimé que la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC), auteur d'une tentative de médiation entre M. Mugabe et l'opposition, n'avait pas la capacité de dénouer la crise.
   
"La région (d'Afrique australe) est paralysée entre ceux qui sont dans le camp du peuple et ceux qui sont pour le statu quo," a-t-il dit. Il a accusé le président sud-africain Thabo Mbeki d'être "le principal défenseur du statu quo", attribuant cette attitude au moins partiellement à la solidarité entre anciens membres des mouvements de libération africains.
   
"Mais derrière cette façade de solidarité révolutionnaire, se trouvent de réels intérêts matériels et politiques que M. Mbeki cherche à protéger", a déclaré à l'AFP Wellington Chadehumba, analyste économique du MDC.
   
"Les problèmes du Zimbabwe font faire des affaires à l'Afrique du sud. Le pays ne pouvant pas se nourrir, il est devenu un grand débouché pour les produits sud-africains", a-t-il dit.
   
L'ambassadeur sud-africain, Dumisani Kumalo, qui préside le Conseil en avril, s'est élevé contre ces déclarations.
   
"L'Afrique du sud est un médiateur nommé par la région (d'Afrique australe) au Zimbabwe. Nous accueillons jusqu'à 5 millions de réfugiées zimbabwéens sans demander à personne de nous aider à nous occuper d'eux", a-t-il rétorqué.


 

  • 02/09/2008 01:53:13 Signaler un abus

    souht africa: the double bluff!

    South Africa has a stake in bakcing the POLISARIO Front not least because of its interests in oil riches in cENTRAL sAHARA OF aLGERIA; sOUTH aFRICA IS NOT PLAYING THE FREEDOM TICKET FOR THE SAKE OF IT OR FOR ITS FIGHT FOR EQUALITY IN ITS OWN COUNTRY. RATHER? IT IS PÄTENTLY CCLEAR THAT ITS VVESTED INTERESTS THAT COUNTS; zIMBABWIAN PEOPLE ARE JUST A CASE IN POINT OF THE sOUTHG aFRICAN DOUBLE STANDARDS/ IF sOUTH aFRICA IS REALLY A CHAMPOIN FOR FREEDOM AND PEOPLE'S RIGHTS, it would not have hindered the Zimbabwian opposition's strugggle to depose Mugabe. Gone are the days of Mandela and his self-less fight for his own people -Mbiki is not Mandela by any means! Facts are facts, and it(s just sheer nonsense and self-delusion if we think that South Africa or more precisely the South African regime defends the cause of the Saharawi people or even the Zimbabwian people!
    God, Country, king

  • 30/04/2008 12:32:33 Signaler un abus

    L'afrique du sud a double face!

    En même temps que l'Afrique du sud soutient les rebelles polisario contre le maroc, pretendant ainsi qu'elle defend les peuples torturés et (colonisés) et la démocratie, elle encourage le régime Mugabe qui reigne depuis des dixaines d'années à torturer le peuple de zimbabwe, il est bien clair que ce n'est qu'une question d'interets économiques pas plus, Tamo mbeke ne pense ni au polisario (d'ailleurs musulmans) ni au peuple torturé de zimbabwe, il ne pense qu'aux interets de son pays.

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