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Reprise de l’abattage des éléphants en Afrique du Sud

Dernière modification : 01/05/2008

Après 13 ans de trêve, il est de nouveau possible, à partir de jeudi, d'abattre un éléphant en Afrique du Sud. Afin de protéger l’environnement, Pretoria a décidé de lever le moratoire qui interdisait leur abattage. (Récit : France2)

Un moratoire de 13 ans sur l'abattage des éléphants sera levé jeudi en Afrique du Sud où l'appétit des pachydermes menace la biodiversité, mais, afin de ne pas trop heurter l'opinion, la décision devrait être appliquée avec mesure.

Après des années d'atermoiements, Pretoria a décidé en février d'autoriser à nouveau à partir du 1er mai l'abattage des éléphants, dont la population est passée de 8.000 à 18.000 pendant les 13 ans de répit.

Cette mesure, justifiée par les ravages que ces énormes mangeurs causent à leur environnement, a été entourée de précaution par le ministre de l'Environnement, Marthinus van Schalkwyk.

"Notre ministère a reconnu la nécessité de conserver l'abattage comme option de gestion (de la population) mais a fait en sorte que cela reste une mesure en dernier recours qui ne puisse être acceptée que sous de strictes conditions", avait-il dit en février.

L'abattage ne pourra être retenu qu'en cas d'échec des tentatives de contraception ou de déplacement des populations.

L'organisme SANParks qui gère les réserves nationales, où vivent la grande majorité des élephants, n'a d'ailleurs pas encore décidé s'il allait se saisir de cette possibilité.

"Nous trancherons au cours d'un processus de planification. Nous devons être très minutieux", a déclaré à l'AFP la porte-parole de SANParks, Wanda Mkutshulwa.

Malgré tout, la reprise possible de l'abattage a causé une forte émotion chez les défenseurs des animaux, particulièrement sensible à la méthode retenue pour tuer les pachydermes.

Les éléphants seront tués par un tireur d'élite qui, depuis un hélicoptère, essaiera de les abattre avec une seule balle au cerveau. Les familles et troupeaux seront tous tués en même temps, à l'écart d'autres groupes, pour éviter les traumatismes.

"Dire que nous allons les tuer en masse est une chose terrible", s'est émue Michelle Pickover, de l'organisation Animal Rights Africa qui prévoit d'introduire un recours en justice pour empêcher l'abattage.

"Le processus pour faire de l'abattage un moyen en dernier recours n'est pas bien défini", a-t-elle plaidé en accusant la directive gouvernementale "de rendre l'usage de l'abattage facile pour les gestionnaires" des parcs naturels.

Son association entend également lancer une campagne internationale pour demander aux touristes de boycotter l'Afrique du Sud au moment de la prochaine Coupe du Monde de football.

"2010 va arriver rapidement et nous voulons utiliser cette date. Nous voulons décourager les gens de venir chez nous", a-t-elle dit à l'AFP.

L'ancienne actrice française Brigitte Bardot, ardente défenseur de la cause animale, a également écrit au président Thabo Mbeki pour lui demander de renoncer à la mesure, en se disant "scandalisée par la reprise de cette tuerie".

La semaine dernière, des spécialistes des éléphants venus du monde entier se sont réunis en Afrique du Sud pour discuter des moyens de contrôler les dégâts causés par ces animaux.

Tout en soulignant que "les éléphants sont capables d'apprendre, qu'ils ressentent la peur, la souffrance et apparemment le sentiment de perte", ils ont estimé que l'abattage ne pouvait être exclu.

"L'abattage et le déplacement sont les seules options efficaces pour réduire la densité de population dans les endroits où il est urgent de le faire", ont-ils écrit dans un rapport.
 

Première publication : 30/04/2008

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