Le 22 mars 1968, un groupe d’étudiants décide d’occuper le campus de Nanterre, à l'ouest de Paris, pour protester contre l'arrestation d'un des leurs ayant participé à une action contre la guerre du Vietnam. Le "mouvement du 22 mars" signe le départ de ce que l’on appellera plus tard "Mai 68".
Les cours sont suspendus à Nanterre jusqu'au 1er avril pour éviter l'occupation de la faculté. Les étudiants se replient sur le bâtiment universitaire historique de la Sorbonne, dans le Quartier latin, et y occupent le grand amphithéâtre. Le 3 mai, la Sorbonne est évacuée par les forces de l'ordre.
Au cours des semaines qui suivent, la contestation s’élargit et prend un tour politique. Le 13 mai, une grève générale mobilise un million de manifestants à Paris. De nombreux acteurs de la vie politique contemporaine vont s’illustrer dans la suite des événements.
L’héritage de Mai 68 fait aujourd’hui encore polémique. Mais pour le philosophe Serge Audier, interrogé par FRANCE 24, "il n’y a pas une école de pensée 68, mais une extraordinaire nébuleuse de mouvements liés à l’émergence du tiers-mondisme et au rejet de la guerre du Vietnam."




























