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A Gonesse, les Marronniers et la Fauconnière s’opposent. La passerelle qui relie les deux quartiers, rebaptisée le "pont des embrouilles" par certains jeunes, fait office de frontière.
Les Marronniers comptent 3.000 habitants dont 80 % d'origine assyro-chaldéenne, des chrétiens arrivés de Turquie et d'Irak et presque tous propriétaires.
A la Fauconnière, les 6.000 personnes sont pour la plupart d’origine africaine, antillaise ou maghrébine. Des locataires.
Un jeune, dissimulé sous sa capuche, ne peut pas expliquer la raison du conflit : "En fait ça remonte à super longtemps (…) On peut pas savoir l'origine... ". Pour lui, "c'est comme ça". Il veut juste défendre son "territoire".
Le territoire. En période de tension, il prend toute son importance. Pour aller à l’école, les jeunes des Marronniers doivent se rendre à la Fauconnière où ils sont scolarisés. Pour prier aussi. L’église des chaldéens des Marronniers est à la Fauconnière. Et les batailles rangées après la messe sont fréquentes. Pourtant, aucune présence policière visible malgré un commissariat de quartier flambant neuf : on l’a fermé, faute d'effectifs.
Pour autant, à en croire un "grand frère" de la cité, la guerre qui oppose les deux quartiers n'a rien à voir avec la religion : "Y a pas un pratiquant dans tous ces jeunes petits cons que vous allez trouver dans la rue. Que ce soit du côté chrétien ou musulman".
Si la religion n’explique pas le conflit, la réussite financière des Chaldéens probablement.
A la question de savoir ce qu’est un Chaldéen, un autre jeune les décrit comme "des immigrés comme nous mais eux ils ont tout... Ca ne se fait pas... Ma mère, elle aimerait bien avoir un pavillon".
La réussite de la communauté chaldéenne, Pitrus Karataï en est fier. Arrivé dans les années 80, il a fui la dictature des colonels turcs et, comme beaucoup, obtenu le statut de réfugié politique. Vingt ans plus tard, la nouvelle génération se lance dans les affaires. Agence immobilière, restaurant, coiffure…
Une jeune Chaldéenne d’origine irakienne a deux salons dans le centre ville. Quand ses clientes maghrébines se plaignent que les Chaldéens sont "devenus pires que les juifs", elle leur répond souvent : "vous êtes immigrées je suis immigrée, pourquoi moi je réussirai où, vous, vous ne réussirez pas? »
Pour monter leurs affaires, les jeunes Chaldéens bénéficient du soutien familial et d'une solidarité financière très forte de la communauté. Pourtant, ça ne suffit pas toujours. Aux Marronniers, un quart des jeunes sort de l'école sans diplôme. La même galère des deux côtés de la voie ferrée... Le même désœuvrement....
En réalité, pour une majorité des jeunes de Gonesse, ce qui sépare Marronniers et Fauconnière c'est un pont, c'est tout.


























Commentaires (13)
marro
vive les chaldéenns !! et vive notre réussite !! personne ne pourra nous arréter ! nous somme la puissance du future
marro
vive les chaldéenns !! et vive notre réussite !! personne ne pourra nous arréter ! nous somme la puissance du future
la raccail
il nous pourrie la vie tout les jours les commerçant ont n ont marre surtout sur la petite place des marro il jette leur s bouteille leur mac do dans les rue il font de la moto crosse jusqua 1h du matin il ont brule un beaux gymnase tout neuf ceux qui foute la merde se sont toujour les meme arabe noir chadeens
et oui
Myriam Mascarello,
Si les internautes critiquent votre reportage, c'est peut-être parce qu'il y a des raisons de le faire. Pour ma part, je ne refuse pas le regard extérieur ni sur mon quartier ni sur ma ville. Mais je n'admets pas la malhonnêteté intellectuelle. Voici deux exemples.
1) Vous avez dit dans la dernière partie du reportage que 80% du quartier des Marronniers est constitué d'Assyro-chaldéens. Je vous mets au défi d'apporter le début d'une démonstration. D'où vient ce chiffre? Même les RG n'ont pas le droit en principe d'avoir ce type de statistique. Le chiffre est donc faux. Votre impression l'est aussi. J'habite dans le quartier des marronniers, et je puis vous assurer que les chaldéens sont une minorité, une petite minorité. Peut-être 15 ou 20%. C'est une simple estimation personnelle, je le reconnais. Contrairement à vous, je ne joue pas les sociologues. Mais je connais un minimum le quartier où je vis.
2) Vous avez expliqué que les Chaldéens sont très proches les uns des autres. Ils seraient tous cousins. Et d'ailleurs, il y aurait selon vous peu de noms de famille chaldéens dans l'annuaire... Madame, quand on se permet de porter un jugement sur une communauté, il convient de citer des études, des enquêtes, des thèses, et non pas l'annuaire téléphonique. La rigueur intellectuelle, vous connaissez? La méthode est mauvaise, l'impression l'est aussi. Il y a une grande diversité chez les Chaldéens (ils viennent de Turquie, d'Irak, de Syrie, d'Iran). Sachez aussi qu'il est impossible de distinguer un nom de famille turc d'un nom de famille chaldéen. Sachez encore, Madame, que la plus part des familles chaldéennes ont été naturalisées, et qu'elles ont à cette occasion choisi de traduire leurs noms (et prénoms). Derrière un nom français, il peut y avoir des français d'origine chaldéenne.
Quel est votre but ?
c'est ce que je me demande , alors comme c'est devenu banal de faire des reportages sur les guerres de bandes ... on va chercher le conflit géopolitique maintenant ... faut arreter , oui les marroniers sont composé majoritairement de chrétiens mais ces histoires comme dit dans le reportage ça concerne comme d'hab les territoires ou le coup ah t'es sorti avec une fille de mon quartier ... en plus les jeunes des marroniers ( chrétiens ) sont potes avec ceux d'orly park un autre quartier de gonesse enfin je veux dire que la cité d'orly park est de meme composantes ethniques et sociales que la fauco ... voila juste pour dire que vous cherchez l'info la ou il y en a pas ...
Droit de réponse
De « l’huile sur le feu » ? Une recherche « hypocrite » du « dramatique » et du « spectaculaire » ? Ou un reportage «inutile » qui ne montre rien ? Il faudrait savoir chers internautes !
Pourquoi refuser avec autant de violence qu’un regard extérieur se pose sur ce que vous connaissez (en l’occurrence votre ville) ? Pourquoi imaginer toujours que le journaliste est malhonnête, mal intentionné ?
A l’origine de ce reportage, une idée toute simple : raconter l’histoire de deux quartiers rivaux dans une ville de banlieue parce-que, justement, ce sont des choses que l’on voit partout, tout le temps et depuis longtemps. Et profiter de cette histoire si caractéristique pour parler de ce qui se passe dans les quartiers dits difficiles au quotidien.
A aucun moment ce reportage ne stigmatise une race, une couleur, une religion. En banlieue comme ailleurs, il faut appeler un chat un chat. Il n’est pas plus question, au cours de ces treize minutes, d’Intifada que d’Alice au pays des merveilles. Enfin, ce qui peut sembler banal à un téléspectateur français ne l’est pas forcément pour quelqu’un qui vit loin de l’hexagone et qui ne connaît pas notre pays. Sur les chaînes internationales, les banlieues françaises ne font parler d’elles que lorsqu’elles subissent des émeutes et que les voitures brulent. Ce reportage est là, aussi, pour aller voir au-delà de ces clichés.
Myriam Mascarello
Des termes inappropriées...
Vraiment le traitement des médias... nous fait peur. Surveillez vos mots et arretez d'utiliser des termes qui ne sont pas convenables ici. Vous parlez de problème "géopolitque", de "batailles rangées", de violences permanentes.... à vous entendre en effet c'est la guerrila urbaine dans les banlieues... et l'intifada est déja présent chez nous. Franchement, journalistes, vous nous décevez... c'est un reportage pour faire du spectaculaire, dramatisant.... qui avec un rien, nous renvoie vers une image tellement cliché d'une banlieue extremement violente... basé sur des anecdotes.
foutage de gueule
misérable...tout simplement misérable et honteux.......en tout cas reskp je suis de tout coeur avec toi peace mon pote....TI.
Gonessien...
Vraiment... cette article n'apporte rien à part éventuellement créer un conflit là où il y en a pas. Cela montre simplement qu'on voit ce que l'on a envie de voir... certains veulent y voir un conflit "religieux", voir "ethnique" alors que pas du tout. Cette article est l'exemple typique des medias qui jettent du feu là où il n'y en a pas. Gonessien, historiquement, ce pont sépare deux quartiers simplement au nom différent et structurellement différent. L'appartenance à un endroit géographique ou à un quartier a toujours été revendiqué peu importe les origines de chacun. De ce fait il y a toujours eu la "Fauco" et les "Marros" comme il y a "Orly Parc" (lié au quartier) depuis les années 80-90. Et même à l'intérieur de ces quartiers, il y a des groupes qui vont se revendiquer d'un côté comme de l'autre du quartier.
Après il y a toujours eu une différence entre les Marros et la Fauco, car structurellement aux Marros, c'est plutôt des "maisons individuelles" et à la Fauco, des logements collectifs ou cités HLM.
Maintenant qu'on vienne nous dire que bientot ca va etre la guerre entre les gens habitants d'un côté et de l'autre, c'est n'importe quoi! Oui de la jalousie, il y en aura toujours entre ceux qui réussissent et ceux pas, entre ceux qui sont propriétaires et ceux qui le ne sont pas... maintenant arretons toujours de généraliser.
journalistes hypocrites
Les journalistes à l'origine de ce reportage pensaient avoir trouvé la perle rare. Un conflit entre communautés. Mieux, un affrontement entre chrétiens et musulmans, près de Paris. Ils sont venus à Gonesse pour ça, rien que pour ça. L'info était trop croustillante, le truc trop sexy pour des journalistes qui s'ennuient.
Ils ont découvert une querelle entre deux cités, deux bandes de délinquants qui croient défendre leur territoire. Rien de plus banal dans notre belle République. Alors, ils fallait bien faire quelque chose de ce reportage pourtant inutile. D'où l'hameçon:
"A Gonesse, deux quartiers s’opposent. L'un héberge des chrétiens d'origine assyro-chaldéenne, arrivés de Turquie et d'Irak, l'autre, des familles d'origine maghrébine pour la plupart."
Le reportage n'apporte rien. Il a permis de flatter les egos de ces délinquants. Il va exacerber les tensions entre ces bandes, qui vont vouloir en faire encore plus pour être reconnues comme violentes. Pour qu'on ait peur d'elles.
Reportage inutile et dangereux.
?
Moii j'abiite a coté des Marroniers je c'est qu'il y a une tenssion entre ses deux "clan" . Pourquoi je ne sais pas j'ai deja posé la question avec une reponce : " c'est pour que dans les journales on parle un peu de nous et d'otre : je ne sais pas !! Enfin jespere que cela va se calmé ...
Pont de gonesse, pont de mostar?
Je suis jeune, je vis à gonesse depuis 20 ans, je passe sur ce pont depuis ma petite enfance et pourtant je n'ai jamais encore vécu d'intifada au sein de ma ville.
Inutile
Article inutile.Tellement inutile...
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