Le président bolivien Evo Morales a annoncé jeudi plusieurs mesures visant à rendre à l'Etat le contrôle de secteurs économiques clés comme les hydrocarbures et les télécommunications, dans le cadre de sa politique de renationalisation décidée après son arrivée au pouvoir en 2006.
A l'occasion des célébrations de la Fête du Travail, M. Morales a annoncé la nationalisation de l'Entreprise nationale de télécommunication (ENTEL) gérée par la multinationale italienne Euro Telecom International.
Le président bolivien a également déclaré que l'Etat reprenait par décret le contrôle de la majorité des actions de trois filiales pétrolières à capitaux étrangers opérant en Bolivie.
Cette décision concerne les sociétés Chaco (filiale de British Petroleum), Transredes (filiale de la néerlandaise Shell) et CLHB, société à capitaux allemands et péruviens.
Auparavant, une cérémonie a eu lieu au palais présidentiel à La Paz pour la signature d'un accord par lequel l'Etat bolivien rachète la majorité des actions de la société pétrolière Andina, filiale du groupe espagnol Repsol-YPF, dans le cadre de la politique de renationalisation des hydrocarbures entamée en mai 2006.
Cette démarche traduit la volonté de la Bolivie "d'avoir des associés et non des maîtres", a affirmé M. Morales à cette occasion.
Par l'accord avec Repsol-YPF, "la Bolivie va récupérer la majorité des actions sur 18 champs pétrolifères et YPFB (la compagnie pétrolière nationale bolivienne) sera représentée tant au niveau de la direction que dans l'assemblée des actionnaires et l'administration", a expliqué le ministre des Hydrocarbures, Carlos Villegas, sans préciser le montant de l'opération.
Après son arrivée au pouvoir en janvier 2006, le gouvernement de M. Morales avait fait savoir qu'il comptait récupérer les actions des compagnies pétrolières privées ayant obtenu des concessions de l'Etat sous le mandat du président libéral Gonzalo Sanchez de Lozada (1993-97) qui avait privatisé le secteur des hydrocarbures et d'autres activités économiques clés.
Parallèlement aux pourparlers réussis avec Repsol-YPF, le gouvernement bolivien avait mené des négociations pour une prise de majorité dans les société pétrolières Chaco (filiale BP), Transredes (filiale Shell) et CLHB (Compañía Logística de Hidrocarburos de Bolivia), société à capitaux allemands et péruviens. Ces négociations n'ont apparemment pas abouti.














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