ZIMBABWE - PRESIDENTIELLE
Tsvangirai réfléchit sur sa participation au second tour
Samedi 03 mai 2008
Le parti de Morgan Tsvangirai, arrivé en tête du premier tour de la présidentielle face au président Mugabe, se prononcera "dans les jours qui viennent" sur son éventuelle participation au second tour.
Dossier Présidentielle au ZimbabweSamedi 03 mai 2008
Par AFPRetrouvez l'interview intégrale de Morgan Tsvangirai dans Le Talk de Paris.
Le principal parti d'opposition zimbabwéen, dont le leader Morgan Tsvangirai est arrivé en tête de la présidentielle face à Robert Mugabe, se prononcera "dans les jours qui viennent" sur son éventuelle participation au second tour, a annoncé samedi son porte-parole.
Selon Nelson Chamisa, porte-parole du Mouvement pour le changement démocratique (MDC), le Conseil national, qui rassemble l'équipe dirigeante du parti, doit se réunir pour prendre une décision.
"Nous n'avons pas encore fixé la date mais ce sera dans les jours qui viennent", a-t-il déclaré à l'AFP.
Interrogé sur la façon dont le Conseil allait procéder en l'absence du président du parti, Morgan Tsvangirai, et de son secrétaire général, Tendai Biti, tous les deux en Afrique du Sud, Chamisa a affirmé que cela ne posait pas de problème.
"Nous sommes en contact permanent et nous avons des canaux de communications suffisants pour que le président puisse nous indiquer la marche à suivre", a-t-il expliqué.
La Commission électorale du zimbabwe (ZEC) a annoncé vendredi que Tsvangirai avait remporté 47,9% des suffrages le 29 mars contre 43,2% pour Mugabe et qu'un second tour, dont la date n'a pas été annoncée, était par conséquent nécessaire.
Le président Mugabe a immédiatement fait savoir qu'il participerait au second tour. Le MDC, qui revendique depuis plusieurs semaines la victoire de son leader dès le premier tour, a dénoncé des résultats "scandaleux" mais est resté évasif sur ses intentions pour la suite du processus électoral.
Selon la Constitution zimbabwéenne, si un candidat se retire dans l'entre deux tours, l'autre est automatiquement déclaré vainqueur.
Mi-avril, Tsvangirai a indiqué qu'il pourrait envisager de participer à un second tour, à condition que des observateurs internationaux soient déployés pour surveiller le déroulement du scrutin.
-
SUR LE TERRAIN
"Le problème : si Tsvangirai boycotte, il perd ses élections" - C. Dumay, correspondante en Afrique du Sud (02/05 21h GMT+2)
-
SUR LE TERRAIN
"Le MDC revendique toujours la victoire" - Caroline Dumay, correspondante en Afrique du Sud 02/05 (17H GMT+2)
04/05/200803:33:34
la lapalissade crise totale et guerre civile est prévisible
Par alexio
partant du refus de la decision de la commission electorale par le MDC,et le desir aigu d'un retour au pouvoir par MOUGABE,on s'accordera à souligner d'emblée la difficile acceptation par l'une ou l'autre des partie d'une victoire declarée par la commission electorale. ce qui pourra traduire,déboucher sur un conflit pouvant s'apparenter à celui réalisé au kenya.
En outre,la commission a perdu une marge considérable de sa crédibilité en ce sens qu'elle a non seulement tardé à declarer les resultats,mais qu'elle les a communiqués,publiés de telle sorte que l'opposition ait la possibilité d'enregistrer ses resultats estimés largement au dessus de ceux du camp présidentiel.IL sera dans ce cas légitime que l'opposion réfuse un second tour.
A ce propos,se pose la problématique de se demander ce qui se passerait si la partie au pouvoir arrivait à etre declarée vainqueur.
C'est à une telle préoccupation qu'on ose présager aujourd'hui une crise totale ou une guerre civile au pays de mougabé.