La flamme olympique a entamé son relais dimanche à Sanya, sur l'île méridionale chinoise de Hainan, accueillie par des centaines de supporteurs agitant des drapeaux chinois après un périple mondial parfois tumultueux en raison de manifestations pro-tibétaines.
Entouré d'un important service d'ordre, le champion olympique de patinage de vitesse Yang Yang a été le premier à se saisir de la torche, suivi par le basketteur chinois de la NBA américaine Yi Jianlian.
Samedi, la flamme avait été déjà saluée par des milliers de personnes à Macao (sud), la capitale chinoise du jeu, après une étape sans encombre la veille à Hong Kong qui signait le retour de la torche en terre chinoise.
L'étape de Sanya marque le coup d'envoi d'une tournée à travers une centaine de villes et hauts sites touristiques chinois.
Le brandon olympique fera notamment escale dans les provinces autonomes du Tibet et du Xinjiang (nord-ouest), théâtre de récentes manifestations contre la férule des autorités chinoises.
Le relais de la flamme des jeux Olympiques 2008, sérieusement chahutée depuis son allumage en Grèce par des défenseurs des droits de l'Homme et de la cause tibétaine, est le plus long de l'histoire des Jeux avec quelque 137.000 kilomètres parcourus sur les cinq continents.
Mais son passage a été mouvementé à Londres et a tourné au fiasco à Paris, où des incidents ont éclaté, entraînant un coup de froid diplomatique entre la France et la Chine.
Pékin accuse le dalaï lama, chef spirituel des Tibétains, qui vit en exil en Inde, d'être l'instigateur des manifestations anti-chinoises et des émeutes meurtrières qui ont commencé le 10 mars dans la capitale du Tibet, Lhassa, avant de s'étendre à d'autres régions.
Sous pression internationale, les autorités chinoises ont proposé de reprendre le dialogue avec un représentant du dalaï lama. Deux émissaires de ce dernier devaient rencontrer dimanche des responsables chinois dans la ville de Shenzhen (sud de la Chine).
Plus de 200 personnes ont été tuées dans les émeutes au Tibet réprimées par la Chine depuis le 10 mars, selon le gouvernement tibétain en exil alors que Pékin accuse des "émeutiers" tibétains d'avoir tué 18 civils et deux policiers.















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