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Les kibboutz, communautés ou villages collectivistes, localisées dans tout Israël, ont été créés au début du XXe siècle. Ces communautés rurales avec des activités industrielles ont commencé à être développés dans les années 1940-1950. A partir des années 1960 et 1970, les kibboutz ajoutent à l’industrie et l’agriculture le tourisme et les services.
Après la Seconde Guerre Mondiale et avec l’indépendance d’Israël, le croissance des kibboutz a été spectaculaire : leur nombre a quadruplé. En 2003, on en recensait 269.
À compter des années 1970, les kibboutzim ont connu des difficultés économiques énormes, renforcées par la quasi disparition des subventions sous les gouvernements du Likoud (droite). Les années 1980 ont donc été une période où les kibboutzim ont dû réorganiser en profondeur leurs activités économiques.
Aujourd’hui tout a changé. Dans le kibboutz de Newe Ur - au nord de la vallée du Jourdain - le réfectoire est quasi désert et les membres sont priés de passer à la caisse.
En 2002, ses membres ont décidé d’un changement radical : fini le collectivisme, chacun est prié de trouver un travail. L’usine du kibboutz est privatisée, mais les activités agricoles restent dans la communauté avec un impératif : les activités doivent être rentables.
Au problème économique s’ajoute le problème démographique, le kibboutz doit se rajeunir. Un programme a été mis en place avec un groupe d’étudiants, désireux de le faire survivre. 25 étudiants vivent déjà à Newe Ur dans des maisons qu’ils ont eux-mêmes rénovées, l’idée étant pour les membres du kibboutz de rester au-delà de leurs études.
La tendance est aujourd’hui à un retour au kibboutz ou, du moins, à ce qu’il en reste : une idée et un cadre de vie…


















