Vendredi 05 décembre 2008

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Plusieurs morts dans des affrontements à Beyrouth

Vendredi 09 mai 2008

Sept personnes ont été tuées à Beyrouth dans des affrontements entre partisans de la majorité et de l'opposition. Ces violences se sont accentuées après le discours du chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah. (Récit V. Giebel)

Dossier   Vers une sortie de crise au Liban

Vendredi 09 mai 2008

 

Des affrontements armés entre partisans de la majorité anti-syrienne et sympathisants du Hezbollah ont fait au moins sept morts jeudi au Liban, selon des sources hospitalières et de sécurité. Ces violences ont éclaté après un discours du chef la milice chiite, Hassan Nasrallah, qui a qualifié les récentes décisions du gouvernement contre son mouvement de "déclaration de guerre".

Des explosions et des fusillades ont retenti en plusieurs endroits de la capitale libanaise et ont fini par gagner la majeure partie des quartiers de Beyrouth selon Jean-Marie Quemener, correspondant FRANCE 24 au Liban. Des témoins oculaires ont déclaré à FRANCE 24 que des roquettes et des mitraillettes avaient étaient utilisées dans les combats.

Les heurts armés se sont aussi étendus à de nombreuses localités de la plaine de Bekaa, dans l’est du pays, faisant au moins trois blessés, selon les services de sécurité.

La situation devient critique dans tout le pays selon Jean-Marie Quemener, qui qualifie la situation de "crise civile, un temps intermédiaire entre la crise politique et la guerre civile."

Une position partagée par Henri Helou, député de la majorité parlementaire anti-syrienne, qui confie à FRANCE 24 : "La situation sécuritaire était très grave, cela rappelle les années de guerre civile".

Saad al Hariri, chef de la coalition au pouvoir à Beyrouth, a proposé un accord de sortie de crise au leader du Hezbollah, à qui il demande de mettre fin au "siège" de Beyrouth. Cette proposition a été rejetée dans la soirée par l’opposition, a annoncé al Manar, la chaîne de télévision du Hezbollah.

Nasrallah accuse le gouvernement

Lors de son allocution, le chef du Hezbollah a affirmé que "si quelqu’un s’en prenait à nos armes, nous les utiliserions à l’intérieur pour défendre nos armes". Pour la première fois, il s’est montré prêt à prendre les armes contre des Libanais alors qu’elles étaient tournées uniquement vers Israël jusqu’à présent.

Selon lui, la décision du gouvernement de mener une enquête sur son réseau de télécommunications est une "déclaration de guerre".

Le gouvernement libanais a accusé mardi le Hezbollah de gérer son propre réseau de télécommunications et d’avoir installé des caméras de surveillance à l’aéroport de Beyrouth.

Le gouvernement avait également décidé de limoger le chef de la sécurité de l'aéroport international de Beyrouth, présenté comme un proche du mouvement chiite.

Haussant le ton, le leader du Hezbollah a appelé ce jeudi le gouvernement à revenir sur ses décisions. Des décisions qu’il a jugées prises "au service d’Israël, des Etats-Unis et visant à ‘déclencher une guerre’” contre son mouvement.

Nasrallah a par ailleurs justifié la mise en place du réseau de télécommunications par son mouvement en déclarant qu’il n’était pas seulement "une partie de son armement mais bien le socle des armes de la résistance".


Le Hezbollah avait été la seule faction libanaise autorisée à conserver ses armes après la guerre civile de 1975-90, au nom de la résistance à l'occupation israélienne du sud du pays.

La sortie de crise n’interviendrait, selon Nasrallah, qu’à travers "le retrait des décisions gouvernementales et le retour à la table du dialogue".

L’aéroport de Beyrouth est fermé

Jeudi l’opposition poursuivait son mouvement de protestation, débuté la veille, contre le gouvernement. Mercredi, sur fond de grève générale pour des revendications salariales, des heurts ont opposé les partisans de la majorité à ceux de l'opposition.

Les partisans du Hezbollah et ses alliés chiites ont commencé mercredi à bloquer toutes les routes menant à l’aéroport ainsi que plusieurs grands axes de la capitale.


Ces heurts interviennent à l'occasion d'une grève générale qui a dégénéré en confrontation entre partisans de l'opposition emmenée par le parti chiite et des partisans du Courant du Futur, le parti du sunnite Saad Hariri.

L’aéroport international, situé dans la banlieue sud de Beyrouth, l'un des bastions du Hezbollah, était toujours fermé jeudi soir et tous les vols annulés.

L'armée libanaise a quant à elle prévenu jeudi qu'une escalade risquait de porter atteinte à son unité. "Si la situation se poursuit, tout le monde perdra et cela portera atteinte à l'unité de l'institution militaire", a déclaré le commandement de l'armée dans un communiqué.


 

  • 09/05/2008 22:18:20 Signaler un abus

    tous le savaient déjà depuis le début de cette année.

    J'étais au Liban pour mon job de mi janvier jusqu'à mi février et j'ai rencontré et vécu avec de nombreux libanais de beyrouth, j'ai assisté impuissant à des scénes de préparation de ce coup d'état, bien fomenté pour le retour de la Syrie, quitte à sacrifier ses frères sunnites et organiser une base iranienne contre Israël...J'ai eu des doutes, mais je confirme que l'étape suivante sera l'Europe pour permettre la venue sur terre de l'Imam suprème...La justification politique de la Syrie est aveugle des conséquences, exactement comme les USA avec les talibans....Ce soir, les chrétiens attendent la suite , c'est à dire la fin du Liban, terrés chez eux...que pouvons nous faire pour les aider??? car on ne peux rien attendre de l'incompétences des dirigeants de notre pays, alors que le Liban, va disparaitre....

  • 09/05/2008 11:36:13 Signaler un abus

    Libanais sunnites, vous ne devez compter que sur vous-même !

    Peuple Libanais qui combattez les fous de Dieu, ne comptez pas sur la communauté internationale pour vous aider a gagner contre ce putsch décidé à Téheran et à Qom :

    - les USA ? ils ne font plus peurs à personne. Ils vont se contenter de déclarations d'inquiétudes sur le sort du Liban, mais ne bougeront pas le petit doigt. les USA n'ont plus les moyens financiers et militaires, et cela fait déjà longtemps qu'ils n'ont plus gagné une guerre. Les américians ont la trouille d'aller combattre le Hezb.

    - l'UE ? des nains politiques qui vont se contenter aussi que de déclarations de tristesse et d'inquiétudes...et ils ont raison d'être inquiets car la prochaine étape après le Liban, pour les fous de Dieu, sera les grands pays de l'UE (maintenant que le HEZB va prendre le contrôle total du Liban).

    - l'ONU ? c'est la pire hypocrisie que les grandes (im)puissances du monde ont accouché. Les soldats de l'ONU ont la trouille tous les jours du Hezb au sud-Liban.

    - la Ligue Arabe ? que du vent et des déclarations d'inquiétudes, que des divisions entre eux, et la peur au ventre de devoir un jour affronter militairement l'Iran malgré les milliards de pétro-dollars pour acheter des armements très sophistiqués.

    Qui va aider les démocrates libanais à combattre les fous de Dieu ? en tout cas tous ceux mentionnés ci-dessus. bon courage, vous êtes le dernier rempart avant que les fous de Dieu ne débarquent en Europe.

  • 09/05/2008 06:39:23 Signaler un abus

    n'êtes pas fatigué

    De toujours vous en prendre aux grands méchants loups du dehors. Avoir un destin national nécessite d'ouvrir les yeux sur soi-même et d'arrêter de tout le temps invoqué des causes externes. On peut combattre le hezbollah sans que ça signifie faire allégeance aux EU. J'espère qu'il n'est pas trop tard, ou sinon le Liban disparaîtra ou sera clairement une province sous mandat, ce que peut-être beaucoup espèrent.

  • 08/05/2008 23:43:56 Signaler un abus

    Merci Fraid

    Au moin nos avons avec Fraid une vision clair du probleme
    le bon le Hezbollah L'Iran;Le Hamas
    le Mechant l'europe les usa beurk tout ces supos de satan

    mais je prefere la dictature de l'europe et usa
    à la democratie de L'Iran Syrie Birmanie etc

  • 08/05/2008 20:13:38 Signaler un abus

    menteurs!!!!

    les combats ont commencé tot ce matin comme l'a confirmé votre correspondant et non pas comme pas comme votre propagande le laisse entendre après le discours de nasrallah la rigueur est une des qualités du journalisme... vous essayez de faire porter la responsabilité de cette nouvelle guerre civile au hesbollah alors qu'il ne fait que répondre aux attaques de la majorité présidentielle encouragée par les états-unis et l'occident qui sont les vrais jeteurs d'huile sur le feu...

  • 08/05/2008 19:48:19 Signaler un abus

    Hezbollah etat dans l'etat

    Il est clair que le Hezbollah, ne s'interresse pas à un liban libre et democartique, il se comporte comme une milice et defend les interets de son bras droit l'Iran, la democartie du Hezbollah c'est la dictature des ses convictions

  • 08/05/2008 18:55:48 Signaler un abus

    Seules des élections

    Il faut se diriger dans ce pays vers des élections anticipées, placées sous le contrôle d'observateurs de l'ONU.
    C'est la seule manière de restaurer la souveraineté dans ce pays, avec pour préalable, dans ces brumes, d'attirer l'attention du peuple libanais sur les enjeux.
    De ces élections dépendront en effet tout l'avenir du Liban et, pour beaucoup, la sécurité de la région.
    Si les Libanais veulent porter M. Nasrallah au pouvoir qu'ils le fassent. La démocratie les y autorise, même si le bon sens le plus élémentaire ne le leur recommande pas.
    A part la guerre civile, il ne reste que l'expression de la démocratie supérieure aux armes et intimidations.
    La situation présente, avec l'exaltation chiite engagée dans une escalade qui pulvérise la si fragile cohésion nationale, montre combien les personnes attachés à l'état de droit, à la pluralité, à l'indépendance, auront bien du mal pour convaincre.
    Mais si la démocratie, quand elle touche le point essentiel de la survie même d'une nation, ne fait pas de miracle, personne ne peut en produire.

  • 08/05/2008 18:45:47 Signaler un abus

    remake

    pauvre liban il va tomber encore une fois dans les flammes de la geurre.merci iran, merci syrie,merci europe,merci USA

  • 08/05/2008 17:15:30 Signaler un abus

    Hassan Nasrallah->Moqtada Sadr

    La similitude entre l'influence du Hezbollah et de son leader, Hassan Nasrallah, sur le Liban et la milice du Mahdi de Moqtada Sadr vis à vis du gouvernement régulier est frappante. Pour des raisons dissemblables, ces deux forces entendent demeurer armées et contestent l'autorité politique régulière.
    C'est le fond du contexte, essentiellement. La présence de l'armée américaine, en Irak, constitue surtout un catalyseur. Si l'armée du Mahdi n'est pas désarmée et neutralisée politiquement, l'Irak se dirige vers un destin à la libanaise.

  • 08/05/2008 16:35:08 Signaler un abus

    IL FAUT COMPRENDRE

    Il faut comprendre, une fois pour toutes, que ce qui se passe (et s'est passe) au Liban est une guerre civile
    entre ces entites politiques et religiueuses qui desirent etablir une relation diplomatique,economique et culturelle
    avec Israel et celles, les islamistes fanatiques, qui desirent la destruction de l'etat hebreu.Il serait avantageux
    pour tous, a part les islamistes fanatiques, que le Hizbollah soit totalement detruit, anneanti.

    Vidéo

    • SAAD HARIRI

      "C'est plus que de la folie, c'est devenu l'anarchie", Saad HARIRI, chef de la majorité parlementaire libanaise (08/05)

    • SUR LE TERRAIN

      "Nous sommes en crise civile", JM. Quemener, correspondant au Liban 08/05 16h00 GMT+2

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