Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

L'ENTRETIEN

Frédéric Tissot, ancien consul général de France à Erbil

En savoir plus

FOCUS

La charia a-t-elle sa place dans le droit britannique?

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Rwanda : les juges français mettent fin à l'instruction sur la mort de l'ex-président Habyarimana

En savoir plus

DÉBAT

Soudan du Sud : l'avenir sombre d'un pays jeune de trois ans (partie 2)

En savoir plus

DÉBAT

Soudan du Sud : l'avenir sombre d'un pays jeune de trois ans (partie 1)

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Quel avenir pour la SNCM?

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Résilience brésilienne"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Et à la fin, c'est l'Allemagne qui gagne"

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Raids aériens, roquettes et propagande

En savoir plus

  • "Gaza est sur le fil du rasoir", l’ONU se réunit en urgence

    En savoir plus

  • Vidéo : ramadan sous tension pour les musulmans de Pékin

    En savoir plus

  • L'Argentine rejoint l'Allemagne en finale du Mondial

    En savoir plus

  • Tueur à gage et flèche empoisonnée : les mystères de la tuerie de Chevaline

    En savoir plus

  • "Le gouvernement de Netanyahou instrumentalise l’assassinat des trois juifs"

    En savoir plus

  • Tour de France : Chris Froome, vainqueur du Tour 2013, abandonne

    En savoir plus

  • Terrorisme : la France se protège contre "les loups solitaires"

    En savoir plus

  • Soudan du Sud : la trahison des héros de l’indépendance

    En savoir plus

  • Rwanda : clôture de l’enquête française sur l’attentat contre Habyarimana

    En savoir plus

  • Les Femen poursuivies pour avoir dégradé les cloches de Notre-Dame de Paris

    En savoir plus

  • Cinquante-trois cadavres découverts par l’armée dans le centre de l’Irak

    En savoir plus

  • Jean-Baptiste de Franssu, un Français nommé à la tête de la banque du Vatican

    En savoir plus

  • Mondial-2014 : en Allemagne, une victoire jugée "inimaginable”

    En savoir plus

  • Présidentielle indonésienne : les deux candidats revendiquent la victoire

    En savoir plus

  • La Coalition nationale syrienne a élu un nouveau chef

    En savoir plus

Les Premier ministres israéliens

©

Texte par Marc DAOU

Dernière modification : 27/10/2008

Panorama des chefs de gouvernements israéliens qui ont marqué l'histoire depuis la création de l'Etat hébreu en 1948.

David Ben Gourion, le fondateur
(1886-1973)
 

Né en Pologne et élevé dans une famille sioniste, David Ben Gourion est entré dans l’histoire pour avoir été l’homme qui a proclamé la fondation de l'Etat d'Israël le 14 mai 1948. Au lendemain de cette date historique, il devient le premier chef de gouvernement de l’Etat hébreu (1948-1953 puis 1955-1963). Leader charismatique et fondateur du Mapai, le parti travailliste israélien, c’est sous son mandat que l’Etat naissant s’organise et tisse ses premiers liens diplomatiques.

 
Golda Meir, la dame de fer
(1898-1978)
 

Militante sioniste de la première heure, Golda Meir est l’une des fondatrices du Mapai. Son image est, avec celle de David Ben Gourion, associée à la création de l’Etat juif. Elle reste, à ce jour, l’unique femme israélienne à avoir exercé les fonctions de Premier ministre (de 1969 à 1974). Décriée après la guerre de Kippour, elle a démissionné de son poste en 1974, sous la pression de l’opinion publique, et s'est retirée de la vie politique. Son mandat a été marqué par la sanglante prise d'otages de sportifs israéliens aux Jeux olympiques de Munich de 1972.

 
Itzhak Rabin, héros de guerre et de paix
(1922-1995)
 

Militaire de carrière, il gravit les échelons de Tsahal jusqu’au grade de chef d’état-major et dirige l’armée notamment pendant la guerre des Six jours. Itzhak Rabin, se lance ensuite dans une carrière diplomatique puis politique qui l'a mené jusqu’aux sommets de l’Etat. Il succède à Golda Meir, en 1974, au poste de Premier ministre, avant de démissionner trois ans plus tard. De retour au pouvoir en 1992, il signe le 13 septembre 1993, les accords d’Oslo qui scellent la politique de réconciliation avec les Palestiniens. Cette initiative historique est récompensée par le prix Nobel de la Paix en 1994, qu’il reçoit en compagnie de Yasser Arafat et de Shimon Pérès. Le 4 novembre 1995, au terme d’une manifestation pour la paix à Tel Aviv, Itzhak Rabin est assassiné par un extrémiste juif.

 
Shimon Pérès, le doyen
(Né en 1923)
 

L’actuel Président de l’Etat hébreu est le doyen de la scène politique israélienne. Premier ministre de 1984 à 1986 puis de 1995 à 1996, et plusieurs fois ministre des Affaires étrangères, il est une figure emblématique de son pays à l’étranger. En charge des stratégies de défense, il est considéré comme l’initiateur de la politique nucléaire présumée de l’Etat hébreu. En 1994, après la signature des accords d'Oslo, dont il fut l’un des artisans, Shimon Pérès reçoit le prix Nobel de la Paix avec Itzhak Rabin et Yasser Arafat. Avant de rallier, en 2005, le camp de son ennemi politique intime Ariel Sharon, il fut l’un des piliers du parti travailliste, qu’il a dirigé par trois fois (1977-1992, 1995-1997, 2003-2005).

 
Menahem Begin, le faucon
(1913-1992)
 

Au lendemain de la proclamation de l’Etat juif, Menahem Begin, alors chef de l’Irgoun (Mouvement nationaliste juif armé), fonde le Hérout, l’ancêtre du Likoud. En remportant les législatives de 1977, Begin devient le premier chef de gouvernement israélien de droite. Sur le plan international, son premier mandat (1977-1983) est marqué par l’accord de Camp David en 1978, qui annonce le traité de paix signé un an plus tard avec le voisin égyptien. Cette démarche lui vaut d’obtenir le prix Nobel de la Paix en 1978, en compagnie du président égyptien, Anouar el-Sadate. Réélu en 1981, Begin démissionna deux ans plus tard à la suite de la guerre du Liban et des vives critiques contre sa décision d’envahir le Liban.

 
Itzhak Shamir, le clandestin
(Né en 1915)
 

Avant d’être élu député en 1973, Itzhak Shamir consacre sa vie aux actions clandestines, notamment pendant le mandat britannique en Palestine. Membre du Etsel puis chef du Lehi, deux mouvements nationalistes clandestins, il est arrêté à deux reprises par les autorités britanniques. Il intègre les rangs du Mossad (services de renseignements israéliens) en 1955 pour y servir pendant dix ans. Il entre en politique en 1970, en rejoignant les rangs du parti Hérout, créé par Menahem Begin. Il remplace ce dernier en 1983, au poste de Premier ministre ainsi qu’à la tête du Likoud. Au pouvoir jusqu’en 1992, c’est au cours de son mandat qu’éclate en 1987 la première Intifada palestinienne, la révolte des pierres, contre l'occupation israélienne.

 
Ariel Sharon, le général controversé
(Né en 1928)
 

Ariel Sharon a servi dans l’armée israélienne pendant plus de 25 ans, intégrant dès ses 14 ans les forces juives avant la création de l’Etat hébreu. Au sein de Tsahal, il dirige dans un premier temps des opérations de représailles contre des combattants palestiniens. Il dirige ensuite une brigade d’infanterie puis une brigade parachutiste et participe à toutes les guerres israélo-arabes, devenant un héros national en arrachant la victoire dans la guerre de Kippour lorsque ses hommes traversent le Canal de Suez.

 

Cette victoire permet à Israël de négocier quelques années plus tard la paix avec l’Egypte. Ariel Sharon est élu député du Likoud, dont il est co-fondateur. Ministre à plusieurs reprises, sa carrière est ternie par son commandement lors de la guerre du Liban en 1982, et notamment à la suite des massacres dans les camps palestiniens de Sabra et Chatila, perpétrés par des milices libanaises.

 

Près de vingt ans plus tard, sa visite controversé au mont du Temple, qui abrite le troisième lieu saint de l’islam est considéré comme l’un des éléments déclencheurs de la la deuxième Intifada palestinienne. En 2001, il remporte les élections législatives et devient Premier ministre. Fervent partisan du 'Grand Israël', il ordonne pourtant en 2005 l’évacuation des implantations israéliennes de la bande de Gaza.

 

Très critiqué au sein de son camp, il quitte le Likoud et fonde le parti Kadima - un parti centriste -, en vue des élections de mars 2006, auquel il n'a finalement pas participé puisqu'il est tombé dans le coma en janvier 2006 après une attaque cérébrale. C’est son bras droit Ehoud Olmert qui lui succède à la tête du parti.

 
Benyamin Netanyahou, Bibi
( Né en 1949)


Né le 21 octobre 1949 à Tel Aviv, Benyamin Netanyahou est le premier homme politique né après la création d'Israël à devenir Premier ministre - en 1996. Il restera en poste jusqu’à la défaite de son parti, le Likoud, lors des élections législatives de 1999. Au cours des années suivantes, il occupera d'autres fonctions ministérielles comme celles de ministre des Affaires étrangères, de la Justice et des Finances. 

 
Ehud Olmert, l'ombre de la corruption
(Né en 1945)
 

Ex-maire de Jérusalem, Ehud Olmert est désigné Premier ministre par intérim en remplacement d'Ariel Sharon, atteint d'une attaque cérébrale. Il est ensuite chargé de conduire le nouveau parti créé par son prédécesseur, Kadima, aux élections législatives de mars 2006.

 

Ehud Olmert obtient son premier mandat de député en 1973 à l'âge de 28 ans. Il sera réélu à sept reprises. Son ascension au sein de la droite israélienne le mène au poste de maire de Jérusalem, un poste auquel il restera pendant deux mandats successifs (1993-2003).

Première publication : 09/05/2008

Comments

COMMENTAIRE(S)